OIT
La différence de ces deux pressions
p*' -— p p' __ li
est celle qui est indiquée par la variation des niveaux du liquide manométrique. On voit qu*elle doit être proportionnelle au carré de l'intensité du champ.
En mesurant Tintensité du champ au moyen de la quantité d'électricité induite dans un spirale que Ton retire brusquement du champ, M. Quincke a constaté que celle proportionnalité se vérifie assez exactement. D*ailleurs, la mesure de la pression et celle de Tintensité du champ ne pouvant avoir lieu en même temps, on ne peut affirmer que cette dernière quantité possède au moment oCi l'on observe la pression la valeur mesurée antérieurement : on sait, en eiïét, que le champ d*un électro-aimant possède généralement des valeurs différentes dans deux expériences où cependant la distance des pôles et l'intensité du courant excitateur sont les mêmes. En outre M. Quincke a constaté que les armatures changent de forme par Taimantation et se rapprochent Tune de Tautre; il résulte de cette action un changement notable du volume de la vessie et par suite une variation de la pression de l'air qu'elle contient. Pour ces deux raisons il ne peut y avoir un accord complet entre la formule théorique et Texpérience.
255. Au lieu de se servir d'un manomètre pour mettre en évidence les pressions magnétiques, on peut employer des tubes en U contenant un liquide. On dispose alors Télectroaimant de manière que ses faces polaires soient verticales et on place entre elles une des branches du tube. L'autre branche, beaucoup plus large que la première, est située hors du champ magnétique. Dès qu'on excite l'éleclro-aimant le niveau monte dans la branche soumise à l'action du champ; dans l'autre branche, sa variation est inappréciable, par suite delà
grandeur du diamètre de cette branche. Les résultats obtenus au moyen de ce dispositif concordent avec ceux que donne la méthode du manomètre.
La méthode du tube en U a permis à M. Quincke de rechercher s'il y avait tension ou pression suivant les lignes de force du champ. A cet effet, Télectro-aimant étant disposé verticalement, on introduit la petite branche du tube dans le canal de la bobine supérieure de manière que le niveau du liquide se trouve au milieu du champ magnétique. M. Quincke a reconnu ainsi que suivant la direction des lignes de force le liquide est soumis à des pressions. Ce résultat, contraire à la théorie, aurait besoin d'être confirmé*
256. Actions èleotromagnètiques des courants de déplacement. — Les actions électromagnétiques des courants de déplacement sont difficiles à mettre en évidence, car, en outre que ces courants sont instantanés, aucun dispositif ne permet de multiplier leur action sur Taiguille aimantée, comme cela a lieu dans le galvanomètre pour les courants de conduction. On ne peut, non plus, faire usage de courants mixtes formés à la fois de courants de déplacement et de courant de conduction car l'action électromagnétique de ceux-ci, toujours prépondérante, cacherait entièrement celles des courants de déplacement. Aussi, n'est-ce qu'en 1885 que M. Roentgen {*) a tenté de montrer expérimentalement l'existence de l'action électromagnétique des courants de déplacement.
L'appareil de M. Roentgen se compose d'un disque d'ébo-
(1) SiUung$herichU der Berliner Akademie der Wissenschaflen , M léfriBr 1885 j et Philoiophical Magazine, mai 1885.
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tile A {fig. 39) de 0°°',5 d'épaisseur sur 16 centimètres de diamètre, mobile autour d'un axe vertical et susceptible de prendre des vitesses de 1^ & 190 tours par seconde. Ueux plateaux de verre B et C sont disposés parallèlement au disque, l'un au-dessous, l'autre au-dessus; leurs faces internes
Fig. 39.
sont revêtues de feuilles d'étain et sont st^parees du disque par un intervalle de 1 millimètre. Les feuilles d'étain collées sur le plateau inférieur forment deux demi -couronnes séparéespar intervalle de 1""°, 4 de largeur; elles communiquent respectivement avec les armatures interne et externe d'nne batterie chargée. La partie métallique du plateau supérieur communiquant avec le sol, le champ électrique enlre les plateaux B et C possède des directions inverses de part et d'autre du diamètre ef^a plateau inférieur; par conséquent, dans les
VÉRIPICATIOKS DES HVPOTHÈSES DK HAXWKLL 305
régions voisine^ du plan vertical passant par ce diamèlre les lig:neB de Torce passent rapidement d'une direction à une direction opposée. Quand on Tait tourner le disque d'ébonite des courants de dépiacemenl prennent donc naissance dans ces régions ; ces courants ont d'ailleura des sens différents de part et d'autre du centre de ce disque.
257. Il est possible d'évaluer l'intensité de ces courants. Nous savons quele déplacement est dunné par
où P est la Torce éleclromotnce par unité de longueur ; nous avons donc pour l'intensité
Or, dans l'intervalle de temps nécessaire pour que le disque mobile décrive un arc égal k la distance ap qui sépare les extrémités des demi-couronni^s métalliques du plateau inférieur, P varie d'une certaine valeur F à une valeur ne difTérant que par le signe — F; nous pouvons donc prendre dP ^iV. Le temps correspondant & cette variation de la force éleclromotnce est
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VARIPICATIONS DBS HYPOTHÈSES DE MAXWELL H07
(atique change de sens quand on intervertit les signes des charges qui se trouvent sur les demi-couronnes.