‹ Electricité et optiqueChapitre 70 sur 132 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

l'identité des équations auxquelles conduisent les deux théories, dans le cas où elles sont d'accord, se trouve ainsi artificiellement dissimulée ; le but principal de Helmholtz est ainsi moins complètement atteint qu'il ne pourrait Têtre. Mais ce n'est pas tout, Helmholtz emploie les unités électrostatiques, c'est-à-dire des unités telles que l'attraction de deux unités électriques à l'unité de distance soit égale à l'unité de force ; mais cette attraction dépend du pouvoir inducteur K du diélectrique dans lequel sont plongées ces deux masses électriques. L'unité électrostatique n'est donc pas la même selon qu'on la définit dans l'air, comme on le fait d'ordinaire, ou dans un autre milieu. L'unité de Helmholtz est définie, non dans l'air, mais dans un milieu impolarisable idéal qui dépend de l'hypothèse faite sur la valeur de l'un des deux coefficients numériques qui caractérisent la théorie. Cette unité est donc variable avec ce coefficient et dans le cas particulier où la théorie de Helmholtz est d'accord avec celle de Maxwell, cette imité est nulle. Il résulte de ces circonstances d'incessantes obscurités qui déroutent le lecteur. Mais ces difficultés sont pu-

paÉPACE vu

rement artificielles. J'ai cherché à les éviter en prenant, comme Maxwell, les unités électromagnétiques.

La troisième partie du cours est consacrée à la tliéorie des expériences de Hertz. Beaucoup de personnes trouveront cette tentative bien prématurée et elles n'auront pas tort; je n'ai pu arriver à aucune conclusion définitive, les résultats expérimentaux ne le permettent pas encore. Aussi celte partie de l'ouvrage est destinée à vieillir rapidement et il faudra la recommencer dans quelques années. Mais l'importance de la question est assez grande pour que l'on prenne la peine d,e recommencer celte tâche plusieurs fois. Peut-être d'ailleurs les quelques tentatives que j'ai pu faire et les doutes même que j'exprime ne seront-ils pas sans utilité pour les chercheurs qui construiront l'édilice définitif.

Nous avons cru devoir ajouter aux leçons rédigées par M. Brunhes deux chapitres complémentaires. Le premier, qui contient la description succincte des expériences de Hertz est l'œuvre personnelle de M.Blondin. Il avait été rédigé d'abord pour être joint au premier volume qui contient les le^-tuis professi^cs de

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