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DE M. HERTZ

57. La diffusion des idées de Maxwell a eu la plus heureuse intluence sur les progrès de la science. Elle a suscité un grand nombre de recherches dans le but de vérifier les théories du savant anglais et, plus particulièrement, la théorie électromagnétique de la lumière, Tune des plus hardies conceptions de son puissant génie.

Mais jusqu'à ces dernières années les vérifications portaient exclusivement sur des points bien éloignés des hypothèses fondamentales et il eût été bien téméraire d'affirmer la possibilité de la production de la lumière au moyen des perturbations électriques. Ce n'est qu'en 1888 que M. Hertz, en produisant des perturbations d'une période de quelques cent millionièmes de secondes, en a rendu vraisemblable la réalisation. De plus, il a ouvert aux chercheurs un nouveau champ d'investigations leur permettant d'aborder des vérifications directes de la théorie électromagnétique de la lumière. On

{^) Ce chapitre e«t entièrement Tœuvre personnelle de M. Blondin.

ne peut dire si les tentatives récentes faites dans ce but confirment ou non la théorie dans tous ses détails, la précision des mesures laissant encore beaucoup à désirer. En tout cas les expériences de M. Hertz, en démontrant Tidentité du mode de propagation de la lumière et des perturbations électriques, sont une confirmation éclatante de Thypothèse quii^ertdebase à la théorie.

58. Description des appareils. — L'appareil employé par M. Hertz pour produire des perturbations de très courte durée

Flg. U.

a reçu le nom fCeœciiatetir. Il se compose d'une forte bobine de Rubmlcorfi* dont les pôles P eiP {flg. 9) sont reliés à deux tiges de cuivre horizontales / et ^ de Q^^/} de diamètre. Les deux extrémités en regard de ces tiges sont terminées par deux boules de laiton parfaitement poli b et b' de 3 centimètres de diamètre, et laissant entre elles un fntervalle de 0*"",75 environ. Aux deux autres extrémités se trouvent deux sphères de zinc de 30 centimètres de diamètre ; la distance de leurs rentres, qu'on peut varier h volonté, est d'environ 1 mètre. Pour la commodité de certaines expériences M. Hertz a un

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peu modifié ce dispositif. Dans quelques-unes il a renoplacé les deux sphères par deux plaques de laiton carrées de 40 ceniimètres de c6té et disposées, lantAl horizontalement, tantôt verticalement, suivant Taxe des tiges / et t ; la distance des centres de ces plaques est encore d*environ 1 mètre. Enfin dans d*autres expériences les pôles de la bobine sont simplement reliés à dt'ux cylindres de laiton de 13 centimètres de longueur et de 3 centimètres de diamètre ; les deux parties en regard sont terminées par des surfaces sphériques de 2 centimètres de rayon.

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