Hypothèses fondamentales. — l)'a[)rès Lorentz
i" // nif <i pas (le md^nctismc : les appaienees de magnétisme sont dues aux courants partleulalres d'Ampère.
:>" // /?*// a pas de courants de conduction : l'éleetrlclté adhère à la niati«'re. Les j>hénomènes éleetilques sont dus ii certains petits corps mat/'ilels, extrêmement tenus et chargés d'électricité, que Lorentz appelle ions ou électrons, (^es molécules matérielles sont des corps solides qui se déphieenl sans se déloriner ; les chargeas élcetrlcpies sont portées pur ces molécules dont elles
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sont inséparables. La charge de chacune de ces molécules est constante et la distribution en est invariable.
Conducteurs, — A Tintérieur d'un corps conducteur ;[liquide ou aolide), ces molécules peuvent se mouvoir librement, et ces mouvements produisent les courants appelés i'olta'ùjues. Seule- . ment dans ce mouvement elles ont à surmonter une espèce de frottement (ou de résistance) de la part du conducteur : un corps est d'autant meilleur conducteur qu'il oppose moins de résistance au mouvement de ces particules. En d'autres termes, les courants qui traversent un conducteur métallique se propageront par le même mécanisme que ceux qui traversent un électro lyte ; les molécules ou particules à charge invariable se comporteront donc de la même manière que les ions des électrolytes : cela justifie leur dénomination.
Ces particules sont chargées les unes positivement, les autres négativement. Si un corps est chargé positivement, c'est qu'il contient plus de molécules chargées positivement que de molécules chargées négativement.
Diélectriques. — I.a masse des diélectriques est parsemée d'ions comme celle des conducteurs, seulement, chacun de ces ions, au lieu de pouvoir se déplacer librement à l'intérieur du diélectrique, ne peut s'écarter que très peu de sa position d'équilibre : dès qu'il s'en éloigne, une force antagoniste due à l'action des ions voisins tend à l'y ramener ; cette force est proportionnelle à l'écart, si cet écart est petit.
Quand le diélectrique est placé dans un champ électrique, la force électrique extérieure tend à éloigner Tion de sa position d'é((uilibre et il s'en écarte légèrement jusqu'à ce que cette force extérieure soit- contre-balancée par l'attraction des ions voisins qui tend à ramener l'ion à sa position d'équilibre primitive.
Kn d'autres termes le diélectrique se polarise.
Une analyse qui ne difVère pas essentiellement de celle à laquelle conduit l'hypothèse de Poisson et de Mossotti montre que h\ polarisation du diélectricjue est proportionnelle à l'intensité du champ extérieur; on retombe donc sur les formules bien connues de la théorie des diélectriques.
4 il THÉORIE DE LORESTZ
Voyons maintenant comment M. Lorentz a réduit ces hj'pothèses en équations. Commençons par les conducteurs.