‹ Électricité et optique. La lumière et les théories électrodynamiques. Leçons professées à la Sorbonne en 1888, 1890 et 1899Chapitre 116 sur 198 · I. — GONDUCTKURS · texte numérisé non relu

I. — GONDUCTKURS

332. — On peut étudier ce qui se passe dans les conducteurs en nous plaçant à deux points de vue diflTérents. D'abord, considérons un observateur ayant les sens très subtils, et voyons coni- ' ment se présenteront h lui les phénomènes qu'on observe dans les conducteurs. — Grâce h ses sens très développés, très subtils, il sera en état d'apercevoir les courants particulaires d'Ampère ; il distinguera même les ions et les verra se mouvoir : pour lui, le magnétisme et les courants de conduction n'existeront pas. — Si, au contraire, nous considérions un observateur ayant les sens grossiers — comme les nôtres, — le mouvement des ions ne lui sera pas accessible ; il ne verra que des phénomènes moyens, des eOets d'ensemble, et c'est ainsi qu'il sera conduit ù admettre Texistence des courants de conduction et du magnétisme.

Nous allons étudier les conducteurs en nous plaçant successivement à ces deux points de vue dillerents.

A. — PHÉXOMiîNES QUI SE PUÉSENTEXT A UX OBSEUVATEUR

AYANT LES SENS TIlÈlS SUBTILS

333. — (Considérons le courant total ; d'après Lorentz, il se compose de deux parties : le courant de déplacement et le courant de conveclion de Uowland.

Désitjfiions, comme précédemment, par /^ e, w les composantes du courant total j il vient alors

lit ' •

Xous admettrons aussi la relation

COSDUCTEVRS 4.25

C'est là une liaison que nous imposons au déplacement [f^gy h). D'autre part, les particules étant des solides invariables et emportant leurs charges avec elles on aura :

or,

^t ~ dt ^" dx ^ * dy ^ ^ dz

donc

/ON rfp „ dz dz ^ dp

et de plus

/ <R dr. d'^ \

puisque la dilatation des particules est nulle.

En additionnant les relations (3) et (4) membre à membre il vient,

dt dx dy dz

ou encore,

dx

Diflerentions maintenant la première équation du système (i) par rapport ii x, la seconde par rapport à y, la troisième par rapport îi z et ajoutons, il vient,

du V ^V V '^(?^)

\^ du VI rfy VI rf(f

Z^ dx Zjdxdt Aj "^

^ dy df yrf(p;)

ou, en tenant compte des relations (2) et (5),

du dx

4'26 TllÉOniE DE LORESTZ

Cette dernière relation exprime le principe de la conservation de rélectricité.

334. — Introduisons maintenant le potentiel vecteur (F, G, H). On a d'après le théorème de Poisson

(7; . AG=-4t:.,

' AH.- — 47:iv.

Vax dillerentiant la première de ces relations par rapport h x, la seconde par rapport à //, la troisième par rapport à z et en ajoutant, il vient,

et en vertu de la relation (6)

VI dV

^ L^ dx

Y dY

-T— exprime donc le potentiel de la masse attirante dont dx *

la densité ( -; — ,-7—, — ; — 1 est nulle. Cle potentiel est donc nul, \ dx dy dz / *

cl il vient alors,

335. — Montrons maintenant qu'il n'y a j)as de magnétisme prrniaiionl ou induit. Introduisons pour cela la force magnétique a, ^'j, *' . Posons,

d\\ dO

dif dz

\ dV d\\

iz dj

i (fZ ffX

' dG dV

dx di/

DilVérenlions la promière de ces é([ualions par rapport l\ x^ la

CONDUCTEURS ^i-j

seconde par rapport h y, la troisième par rapport à c et ajoutons ; il vient

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