‹ Électricité et optique. La lumière et les théories électrodynamiques. Leçons professées à la Sorbonne en 1888, 1890 et 1899Chapitre 164 sur 198 · Remarquons cependant <[ue les considérations précé · texte numérisé non relu

Remarquons cependant <[ue les considérations précé

liKMAIiQUES 535

dentés supposent que les ourles sont planes. En général les oncles employées en optique sont planes. Je ne connais que l'expérience d'Otto Wiener (') où les ondes ne soient pas tout à fait planes. M. Wiener fait interférer deux ondes à angle droit; il obtient des franges excessivement fines (environ 4 pi^r millième de millimètre). Dans ces conditions on n'a plus affaire à des

ondes planes et -=^ ^ f^ peut alors s'annuler sans que le terme

complémentaire (le déterminant ci-dessus) s'annule en même

temps, par conséquent sans que -rr-- > f* s'annule; les franges pourraient donc être déplacées par le mouvement de la terre de de leur valeur; un pareil déplacement est tout a fait inap-

lOOO

préciable ; on est déjà très content de pouvoir fo//* ces franges, mais on ne peut chercher à mesurer un déplacement qui ne

dépasse pas de leur largeur (qui est elle-même de-yd

millième de millimètre j ; ce serait peine perdue.

415. — La dKTérence provenant du temps local ne peut pas non plus être mise en évidence. Nous avons vu, en effet, que d'après Lorentz la différence entre le temps vrai et le temps local

pour I kilomètre de distance est de-r; ^ secondes. Ce temps

est suffisamment long, il est vrai, par rapport l\ une période vibratoire, et par conséquent il paraîtrait pouvoir être mis en évidence par les interférences, seulement il faut se rappeler qu'on ne peut pas observer directement les différences de phase entre deux vibrations se produisant en deux points différents.

Les phénomènes optiques ne penchent donc pas être altérés par le mouvement de la ferre,

416. — Sous ce rapport, la théorie de Ijorentz est parfaitement d'accord avec l'expérience. Mais M. Michelson a fait interférer

('} Otto Wikner. Wieft. Ann., t. XL.

PI/i:\O.VK.\E.S Ol'TIQVES ÙASS LW COUPS ^.V laOffEilE.yT

deux ruyoris lumineux dans les coiidîtiutis suivantes : le premier subissuit une rëtlexîoD sur une ^lace snns tiihi plucée dans l'iizimuth 4^'r puis u"^ réflexion sur un miroir dans l'aziniuth ^u"; el traversait ensuite la glace sans luin par transmission; le second rayon traversait d'abord cette même glace el subissait ensuite une réflexion sur un miruir dans l'azimuLb o° puis une réflexion Il glace sans tain.

Dans les conditions de l'expérience, les termes de l'ordre du carré de l'uberrution auraient dû devenir sensibles et cependant le résultat a encore été négatif. La théorie de Lorentz comme toutes les autres théories opiiques Taisait prévoir un rêstiltat ptisi-

On a alors imagine une hypothèse supplémentaire. Tons Itrs corps subiraient dans le sens du mouvement de la terre un raccourcissement de T- de leur longueur,

axio' "^

Cette étrange propriété semblerait nn vérilahle ■ roiij» tle ponce 1) donné par la nature pour éviter que le mouvement absolu de la terre puisse être révélé par les phénomènes optiques. Cela ne saurait me satisfaire et je crois devoir dire ici mon sentiment : je regarde comme très probable que les phénoni«-nes optiques ne dépendent que des mouvenienis relatifs des corps matéi'iels en présence, sources lumineuses ou appareils opti«|ucs et cela non pa» aii.r ijuanlilés près de l'ardre du carré on tin cube de Caberration, mais rigoureusement. A mesure que les expériences deviendront plus exactes, ce principe sera vérifié avec plus do précision.

Faudra-t-il un nouveau coiif) deponre, une hypothèse nouvelle, à chaque approximation!' Evidemment non: une théorie bien faite devrait permettre de démontrer le principe d'un seul coup dans toute sa rigueur, l.a théorie de Lorentz ne le fait pas encore. De toutes celles qui ont été proposées, c'est elle qui est le plus près de le faire. On peut donc espérer de la rendre parfaitement satisfaisante sous ce rapport sans la modifier trop profondénieul.

Page 1