‹ Électricité et optique. La lumière et les théories électrodynamiques. Leçons professées à la Sorbonne en 1888, 1890 et 1899Chapitre 167 sur 198 · J INFLUENCE DC MOUVEMENT DE LA TERRE · texte numérisé non relu

J INFLUENCE DC MOUVEMENT DE LA TERRE

Or nous avons en désignant par P, Q, R les composantes de la force électrique

0 = — zr

donc.

(Quelle est la signification de\ P/^? Nous avons vu antérieurement (p. 36 1) en parlant de la théorie de Ilerlz, que \ P/^rfr représentait la chaleur de Joule produite dans l'élément de volume di pendant l'unité de temps si dans cet élément de volume il n'y a pas de cause produisant de Ténergie électrochimiqae ou thermoélectrique (efiet Peltier, etc.) (').

Par conséquent si nous considérons un circuit parcouru par un courant permanent, la chaleur de Joule dépensée dans ce circuit est égale à rénergie produite par la pile. Par conséquent

rintégralo / Vp étendue à tout le circuit est nulle ; rintéjçrale de

la force supplémentaire étendue à tout le conducteur, ou ce qui revient au même, à tout Tespace, est identiquement nulle.

La force complémentaire ne donne donc pas de résultante de translation : elle se réduit au plus à un couple.

M. Lorentz dans son mémoire de i8();M") arrive au contraire à

', ' Dans <•« d<Tiii<*r cas il faudrait dôfaqucr de rcxpressioii ci-dessus cette «Mcrg^io éle<!lri<jufi duc aux phciioiiièiios ihcriuo-clcclriqucs, etc.

(*) Lorentz. Vcrsuch eiucr Théorie in bc\s'ei*ten Korpern, Lcideii, i8<).>.

COSDUCTEIRS 543

dire que cette force complémentaire du premier ordre n'existe pas. Nous avons vu pourtant que l'analyse qui précède nous l'a montrée assez facilement.

420. — Pour nous faire une idée claire de la grandeur de cette force citons un exemple numérique de M. Liénard(*).

M. Liénard considère une dynamo de loo poncelets =98 kilowatts et il suppose que sa résistance extérieure est égale à sa résistance intérieure.

L'équivalent mécanique de la chaleur dégagée par seconde dans le circuit extérieur sera,

— 100 X 100 kffm.

La force supplémentaire exercée sur le circuit extérieur, où les forces électromotrices sont nulles, aura pour valeur,

Ky$ — 100 X 100;

or

-^ le rapport de la vitesse de la terre à celle de la lumière est

égal à io~* et V la vitesse de la lumière est égale h 3xïo', en prenant pour unité de longueur le mètre. On obtient donc

K^; — lOoX IOO=:-:r j-.— 10* = ^— r kgr = 7; — miUigr.

"2 3xio* 2 6X10* ^ 600 ^

c'est-à-dire une force tout à fait négligeable.

En résumé on voit donc que dans le cas de phénomènes électrostatiques, bien qu'il y ait des termes du premier ordre, il n'y a pas d'action qui puisse être mise en évidence expérimentalement.

La théorie de Lorentz reste donc compatible avec les faits expérimentaux.

(') Eclairage éleclriquey t. XVI, p. 3a4.

PHENOMESE DE ZEEMAN

D'après M. Michelson (*) ces phénomènes paraissent encore plus compliqués.

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