‹ Électricité et optique. La lumière et les théories électrodynamiques. Leçons professées à la Sorbonne en 1888, 1890 et 1899Chapitre 178 sur 198 · THEORIE DE LARMOR · texte numérisé non relu

THEORIE DE LARMOR

442. — Cette dernière partie de notre cours, ne peut être regardée nî comme un exposé ni comme une critique du travail que M. Larmor a récemment présenté à la société royale de Londres sous le titre suivant : A Dynaniical Theory of the elcctvic and luminiferous médium ('). Elle contiendra simplement le résumé des réflexions que m'a suggérées la lecture de cette importante communication et qui m'entraîneront souvent bien loin de la théorie de Larmor. C'est ce qui justifie le titre que j'ai choisi pour ce chapitre.

THÉoniES OPTIQUES

443. — Et d'abord je suis conduit, comme M. Larmor luimême, à débuter par un résumé des diverses théories proposées par les savants qui se sont occupés d'optique. Les expériences sur l'optique physique ont mis en évidence l'importance de deux vecteurs que j'introduirai ici sans faire aucune hypothèse sur leur signification théorique. Dans les milieux isotropes, auxquels je me bornerai toujours, pour ne pas compliquer cette exposition, le premier de ces vecteurs esl perpendiculaire au plan de polarisation ; j'en désignerai les composantes par (P, Q, R) et je l'appellerai {»ectear de FresncL Le second vecteur est perpendiculaire au rayon lumineux et parallèle au plan de polarisation. Je l'appellerai vcctetir de Neumann et je le désignerai par (a, [3, v).

Il y a entre ces deux vecteurs, dans un milieu isotrope et transparent, des relations très simples. Si l'on désigne par -rr- Tin-

(') Larmor, ProceeiUngs of Royal Society, i. LIV, p. 438; ; décembre 1893. Ld Lumière éieclrique, t. LU, p. 35i.

Poi?icARÉ. Électricité et Optique. 3;

verse du carré de la vitesse de la lumière dans le vide et par K le carré de l'indice de réfraction, on aura,

(fi

dz

dq

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K, '^ df K,. '^ di

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dz

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doL

dz

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cVst-a-dire que la dérivée par rapport au temps de chacun des vecteurs est proportionnelle au « crtrl » de l'autre vecteur pour employer l'expression anglaise.

11 est aisé de voir que les équations (i) résument, pour ainsi dire, les principaux faits expérimentaux relatifs à roplî<jue et cela indépendamment de toute théorie.

C'est dîiiis l'interprétation théorique que les divergences commencent. Pour Fresnel la vitesse d'une molécule d'éther est représentée en grandeur, direction et sens, par le vecteur (P, Q, H ; pour Mac Cullagh et Xeumann, elle est représentée par le vecteur (y., j, Y'- Kn d'autres termes, pour Fresnel, la vibration est perpendiculaire au plan de polarisation, pour Xeumann elle est parallèle ii ce plan.

Dans toutes les théories méeani([ues de la lumière, les vibrations de Tcther sont attribuées îi son élasticité ; maison peut faire sur cette élasticité plusieurs hvpothèsfs; la plus simple est do la supposer analogue à celle des solides (pii tendent à reprendre leur forme primitive, quand une force extérieui'e les en a écartés. Pour forcer les molécules d'éther ii s'éloigner de leur situation d'éciuilibre, il faut doiir dépenser un certain travail (jui s'emmagasine dans le fluide et ([u'il reslitue. ([uund, rendu a lui-

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