‹ Électricité et optique. La lumière et les théories électrodynamiques. Leçons professées à la Sorbonne en 1888, 1890 et 1899Chapitre 50 sur 198 · al · texte numérisé non relu

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ÉQl'ATIO.va DES COUIAM'-S UA.SS l'X .MiUEC ISOI.Ai-IT lïl

Remorquons que riivpothtsc de Maxwell soulève une dilllcull^. Kn effet, le milieu posscJiiul des propriélês intermédiaires cotre celles des ctmdueleurs el celles des isolunts, lu force clectromotrice qui produit le courimt doit vaincre deux espèces de résistiince : l'une analogue li lu n^sistauce -p- des niêtuux, l'iiiitre du genre de celle qu'oppose un isoluul. 11 semble donc que, coutruircment aux vues de Maxwell, l'inteusitê du courunt el, par suite, les quantiti's «, \\ n' dussent nlors être plus petites que dans uu milieu cunditcteiir nu un milieu ptu-raitcment isolant.

171. M. l'utier a Biihslitué ii l'hypntliése de Maxwell une hjpolliùsc plus ralioniielle, 11 admet que lu l'urce éleclromolrice eu un point est la somme de celle qui donne lieu au tourant de couduclion et de celle qui produit le dcplaeemeul. Nous avons nlors, en tirant des équations [VI] et (VU) les valeurs des composantes de la force clectromotrice et additionnant :

172. Les formules (IXj et les formules (X) s. des courants de conduction, les premières pour pour K^ao . Un ciindurteur doit èlrc eonsidêi

■cduiseut n eellei i=o les secondes

d après

Maxwell,

comme un diélectrique de pouvoir inducteur nul, et, d'après M. l'olier, comme uu diélectrique de pouvoir inducteur inliui.

Lii conséquence de l'hypothèse de M. Potier s'interprète facilement dans la théorie des cellules.

Dans cette théorie, en eÛ'el, on se représente un diélectrique parfait comme formé par des cellules parfaitement conductrices séparées les unes des autres par des intervallejt purfaitemant isolants.

Qu'a r rive ra-t-il alors pour un corps tenutit le milieu entre les diélectriques cl les condiicleurB, cest-à-dire pour un diélcc- ' trique imparfait'.'

i54 ÉQUATIONS GÉNÉRALES DU CHAMP MAGNÉTIQUE

Les rormules de Maxwell et celle de M. Potier donnent à cette question deux réponses difTérentes.

Adoptons-nous les formules de .Maxwell ? C'est supposer que les intervalles qui séparent les cellules ne sont plus parfaitement isolants mais que leur conductibilité spécifique C n'est plus nulle.

173. Adoptons-nous au contraire les formules de M. Potier; cela revient à supposer que les cellules conductrices ne sont plus parfaitement conductrices et que leur conductibilité C n'est plus infinie.

11 est peu probable que la réalité soit aussi simple que le supposent Maxwell et M. Potier. Peut-être devrait-on adopter une combinaison des deux hypothèses : des cellules imparfaitement conductrices, séparées par des intervalles imparfaitement isolants.

Tout cela a d'ailleurs peu d'importance ; toutes ces hypothèses ne peuvent être regardées que comme une première approximation, appropriée îi l'état actuel de la science ; et dans cet état actuel, on n'a intérêt îi considérer que des conducteurs ordinaires ou des diélectriques regardés comme parfaits.

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