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COASEfirATfOy DE L'ÉSERGIE 2S7
La loi de Ohm, appliquée aux deux circuits, donne :
Écrivons qtic l'énergie se conserve. L'énergie voltaïque dé- ]>eii«ée dans le temps dt est
(K/-+-EV)r//.
Elle se retrouve sous trois formes :
I** Chaleur de Joule ; '1^ Travail élertrodynamique ;
\Y Accroissement d'énergie électrocinétique de Téthcr. Si cette énergie de Téther est représentée par U, l'équation s'écrit :
2) (El + E'/ ) dt -= Kihlt + RV'V^
Je ne connais rien sur la fonction U ; j'écris seulement que dV.. est une diflerentielle exacte. Remplaçons dans l'expression de d\\ E — R/ par sa valeur tirée de (i) :
.. :}) dM = id [M] + id (BO + id (B'O + i'd (D/')
'-U'd\. 4- livdM + r'WN).
Supposons que les intensités varient seules. Le dernier terme disparaît et d\} se réduit à :
d{} ^ Mdi-\- Bidl' + B'i'di-\- DJdi' ; dV étant dilférentielle exacte, il faut que
~(A/+BV) = 4-(B/+D/'\
di' ' ' ' di
d'où
PoiNCAKÉ. Électricité et Optique. 17
iSS THÉORIE DE LiyDlCTIOS
donc,
d\j = AW/ + B^/ [ii') + D/W,
cl en intégrant :
la constante ne dépendant pas des intensités. Comme U est nul quand il nV a pas de courant, quand i = i'=o, la constante est nulle.
D'après cela, quand les intensités sont constantes et que les conducteurs se déplacent^ dU se réduit à :
rfU = —(i'dA + 2//VB + l'^rfD),
expression qui doit être identique à la valeur du second membre de (!J), quand on fait di = di' = Of c*est-ii-dire à :
iVA -f.2âVB4-i'VD— — (i'dL + 2/iVM + l'-rfX).
En identifiant, il vient,
— rfA = rfA î-rfL,
rfB = 2dB — rfM
— rfD = ^D r/X
d'oî
ou
dX = dL,
car A et L s'annulent quand les conducteurs sont à une distance infinie et de môme
D = N, B = M et
LOI DE OHM j59
Le potentiel électrodynaniique représente donc V énergie électrocinétique de Véther.
On peut écrire, d'après cela, la loi de Ohm :
^ ^. rf(U + MiO d dl
E'— RV=
dt dt ' di
d dT
dt ' dif
Cette forme rappelle celle des équations de Lagrange.
Maxwell a montré, — et c'est là une des parties les plus originales de son œuvre — , que les lois des actions électrodynamiques et de rinduction peuvent être mises sous la forme des équations de Lagrange ; les forces électromotrices d'induction seraient ainsi des forces d'inertie (*).
(*) Voir la première partie, n« i5i, p. i35 et suivre.