‹ Electro-dynamisme vitalChapitre 18 sur 77 · D’où nous sommes conduits à conclure que · texte numérisé non relu

D’où nous sommes conduits à conclure que

1° La nature de chaque fonction animale ou végétative

RÉSIDE ESSENTIELLEMENT DANS LE MODE D’ACTIVITÉ PROPRE A LA FIBRE OU AUX FIBRES NERVEUSES CORRESPONDANTES ,

Et que :

2° Le MODE d’activité PROPRE A TOUTE FIBRE NERVEUSE LUI APPARTIENT INVARIABLEMENT.

107. La Physiologie Expérimentale apporte du reste les résultats les plus décisifs à l’appui de ces conclusions théoriques. Une action galvanique, chimique ou simplement mécanique, exercée sur la substance d’un nerf mis à nu, a pour effet de provoquer ou d’activer l’exercice de la fonction végétative, motrice ou sensitive, qui relève de ce nerf, sans que la moindre altération se manifeste dans la nature connue des produits de celle fonction,

. quel que soj^l’ailleurs le point du trajet nerveux sur lequel est appliquée l’excitation artificielle. En dirigeant un courant galvanique sur certains cordons du système ganglionnaire, on parvient à activer les sécrétions qui sont le produit spécial de l’action naturelle de ses fibres, mais la qualité de ces sécrétions n’a subi pour cela aucune modification intrinsèque. La même action étant

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successivement appliquée sur la rétine, sur les nerfs auditif, olfactif, gustatif et les fibres tactiles, elle donne successivement, respectivement et exclusivement lieu à une sensation de lumière, à une sensation de bruit, à une sensation d’odeur, de goût et de toucher.

C’est la fonction spéciale du nerf cubital de transmettre les impressions tactiles reçues par les deux doigts annulaire et auriculaire; il est le conducteur de toutes les sensations dont, grâce à l’éducation d’une expérience continuelle, nous rapportons spontanément le siège à ces parties de notre corps. Eh bien ! que ces impressions, au lieu de passer daus le cubital par ses papilles cutanées, lui arrivent directement par le milieu de son trajet : par un coup reçu au coude, et la sensation qui s’ensuivra sera de nature semblable à celle qui eût suivi pareil coup porté sur les deux derniers doigts do la main; c’est-à-dire que l’impression se fera sentir dans ces organes tout comme s’ils avaient réellement essuyé le choc.

Un phénomène de même ordre, dont le merveilleux et le bizarre disparaissent devant cette théorie, ce sont les souffrances que les amputés déclarent éprouver dans des parties qui ont cessé d’appartenir à leur corps, et qui, par exemple, pour avoir perdu les bénéfices de l’organe locomoteur, n’ont point cessé, pour autant, d’en subir certaines charges; qui, bien qu’ayant laissé les jambes à la bataille , n’en persistent pas moins toute leur vie à se plaindre des cors aux pieds!

108. Après avoir établi la loi du Parallélisme continu entre la distribution anatomique des fonctions et la dispersion des fibres nerveuses, le développement rationnel

l’électricité nerveuse et le monde extérieur.

de cette vérité nous a conduits à en déduire celte autre, c’est que l’électricité nerveuse est soumise à une distribution topique coïncidant entièrement avec celle du système nerveux, c’est-à-dire à une distribution nervale; et, de plus, qu’à chacune de ses divisions nervales est affecté, par une attribution exclusive et fixe, le mode spécial d’activité dont la fonction correspondante lire tous ses caractères distinctifs.

109. Les propriétés qui caractérisent l’activité de chaque division nervale de l’électricité nerveuse, autrement dit de chaque colonne névro-électrique, constituent ce que nous appellerons la spécificité fonctionnelle de telle Colonne Névro - électrique , ou, si l’on aime mieux, de telle Fibre, en désignant le contenu par le contenant (102).

110. Ce principe fondamental de l’économie nerveuse, dont nous venons de dégager la formule par la scrutation des faits et par les calculs de la déduction, c’est ce que nous conviendrons d’appeler :

La loi de la spécificité fibro-fonctionnelle de l’électricité NERVEUSE.

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