ACTES PHYSIQUES DE LA VOLONTÉ SANS L’AIDE DES MEMBRES
et sans l’aide d’aucun autre instrument que son électricité nerveuse émise par la volonté.
Ainsi, LA VOLONTÉ PEUT, DANS CERTAINS CAS, PRODUIRE A DISTANCE UNE ACTION MÉCANIQUE SUR LES CORPS ÉTRANGERS SANS AUCUNE INTERVENTION DES MEMBRES, et c’est là CC qu’il
s’agissait de démontrer.
Après avoir renvoyé courtoisement à ses auteurs l’accusation d’absurdité lancée contre l’hypothèse des fonctions hypercinésiques (506), je crois pouvoir donner place ici à la relation suivante sans qu’il soit nécessaire de m’engager dans une plus longue dissertation pour justifier une croyance encore à l’index. Ceci est l’extrait d’un article curieux de V American Phrenolocjical Journal, et qui me semble de nature à intéresser vivement les Mesméristes en apportant à leur connaissance des faits tout à fait analogues à ceux qu’ils savent euxmêmes produire, mais infiniment plus prononcés, et provenant en outre d’une source digne à elle seule d’exciter un vif intérêt :
« Mon but principal, dans cet article, est de faire connaître les doctrines et faits remarquables d’un prêtre hindou du nom de Leiianteka, actuellement en Californie. Je tiens ces renseignements d’un ami à qui ils ont été récemment communiqués par une lettre de M. le docteur A.-P. Pope
» D’après Lchanteka, la vie perceptive et dynamique de l’Homme se décompose en trois sphères concentriques. La première est constituée par l’appareil moteur et sensitif au moyen duquel l’àme agit sur les objets extérieurs et en reçoit à son tour l’influence, à l’aide du contact immédiat. La seconde consiste dans un ensemble d organes et d’agents physiques ayant puissance de se
CONCLUSION GÉNÉRALE
porter en dehors du corps proprement dit, et par l’entremise desquels l’àme peut agir et percevoir à distance. Le troisième est un medium supra-sensuel ou d’essence animique, par l’intervention duquel on peut percevoir ce qui se passe au loin et exercer une influence active sur le monde extérieur, et cela par Y action directe de la volonté , et sans l’emploi d’aucune agence physique. Telle est la sphère céleste de l’âme, et le plein exercice de ses attributions réalise la « sagesse magique » ou « céleste ».
» Pour démontrer les fonctions et les propriétés attachées à la troisième sphère , il invita ses auditeurs à passer dans une pièce à côté, et à faire ensuite acte de volilion sur une pièce de monnaie ou sur tout autre objet à leur choix, promettant de leur désigner ensuite l’objet sur lequel leur pensée se serait ainsi imposée. S’étant donc retirés , ils concentrèrent leur attention sur une pièce de monnaie qui fut jetée ensuite dans un sac parmi une vingtaine d’autres toutes semblables, et le tout fut remis au prêtre : il signala sans hésiter la pièce qui avait été choisie. L’expérience ayant été répétée à plusieurs reprises et toujours avec le même résultat, quelqu’un s’avisa de proposer à la réunion de s’abstenir d’aucun choix entre les différentes pièces, et de les rendre toutes au prêtre telles quelles, pour voir ce qui en résulterait, et c’est ce qui eut lieu. Après un examen minutieux de toutes les pièces, Lehanteka déclara qu’on n’avait porté l’attention sur aucune en particulier. C’est alors qu’il procéda h l’examen de l’esprit de ses élèves, cl il indiqua exactement celui d’entre eux d’où était partie la proposition de varier ainsi l’expérience.
» A cette théorie des trois sphères ou degrés de la na-