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LE BEAU DÉFINI PAR LA PHYSIOLOGIE

le second, elle est un objet en discord avec les lois de sa nature, un objet nuisible. Dans les deux cas, l’impression produite, impression de beauté ou de laideur, se trouve également en harmonie avec son rôle naturel, qui est de rapprocher ce qui est fait pour être rapproché, et de tenir séparé ce qui est fait pour rester séparé.

Autre objection : — Comment cette définition du beau peut- elle s’accorder avec le goût effréné de certains malades pour des substances positivement pernicieuses, et en opposition diamétrale avec les besoins de la nutrition? — La génération de l’impression de beau et de l’impression de laid, autrement dit la formation de la sensation agréable et de la sensation désagréable , est le fruit d’une relation spéciale entre la nature de l’objet sensible et une certaine manière d’être de l’organe sensitif (326); or nous savons en outre que cette manière d’être est susceptible de s’altérer sous l’influence de causes étrangères (327), et rien de surprenant dès lors que l’action de la maladie détruise la relation esthétique normale préétablie entre nos sens et les objets, en détruisant les circonstances organiques qui forment l’un des termes essentiels de cette relation. Il faut donc considérer comme une anomalie pathologique ou tératologique toute appréciation esthétique associant les qualités du beau à des qualités mauvaises , et, réciproquement, associant la qualité de laideur à la bonté.

Cette observation nous conduit à déterminer d’une manière rigoureuse et positive la distinction depuis longtemps cherchée entre le Beau absolu et le Beau relatif : le Beau relatif, c’est ce qui plaît; le Beau absolu, c’est ce qui doit plaire. Or nous avons le pouvoir de déterminer ce qui doit plaire; l’étude de la physiologie nous

CONCLUSION GÉNÉRALE

Cil fournit le moyen , car elle nous apprend à connaître la loi d’harmonie établie entre nos facultés, leurs organes et les forces ambiantes servant d’aliment à leurs fonctions, c est-a-dire le rapport nécessaire qui constitue la condition générale et essentielle de la vie normale.

Ainsi, un critérium certain et irrécusable est désormais entre nos mains pour discerner le vrai Beau de ce beau conventionnel et factice, de ce beau bideux, produit morbide et délétère du Sentiment soumis à l’influence depravatrice d un sang corrompu et du préjugé.

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