‹ Électrodiagnostic de guerre (volume 2)Chapitre 21 sur 58 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Nous venons d’exposer la technique et les résultats du traitement prothétique des fractures mandihulaires. Nous estimons qu’en cette matière, comme dans la plupart des fractures^ le traitement chirurgical opératoire ne doit être employé que lorsque les appareils ont échoué ou se trouvent trop visiblement impuissants : la pseudarthrose seule relève donc de la chirurgie.

Nous dirigeons depuis dix-huit mois environ un service actif de ■prothèse maxillo-faciale, avec une moyenne de ISO blessés au moins ; or, sur ce nombre, nous ne. sommes intervenus que 18 fois; c’est dire que nous avons toujours observé avec soin la règle que nous nous sommes imposée' de n’opérer que les pseudarthroses caractérisées.

Mais, d’autre part, nous pensons qu’alors une intervention se trouve toujours indiquée; tantôt elle se bornera àl'ostéo-synthèse, réalisant ainsi le rapprochement des fragments; tantôt la perte de substance étant trop étendue, la simple ostéo-synthèse ne donnerait pas de,résultats ou seulement des résultats fonctionnellement très imparfaits; il faut donc la combiner à la greffe osseuse; mais notre but étant d’exposer les résultats positifs acquis par la pratique de guerre, nous serons brefs sur cette dernière question : les greffes osseuses pratiquées au niveau de la mâchoire sont en effet en petit nombre, et il ne nous paraît pas que l’on puisse actuellement formuler à leur endroit des conclusions précises.

Nous devons faire remarquer ici’'que tous nos cas d’ostéo-synthèse se rapportent à des fractures latérales; non que nous considérions

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celles-ci comme plus favorables, mais parce que nous ii avons pas eu l’occasion d’intervenir pour des fractures du type antérieur ou pour des fractures rétromolaires.

Celles du type antérieur se consolident, en effet, dans une proportion certainement plus grande que les autres;.cela tient sans doute à ce que l’égalité de lon^gueur des deux fragments leur permet de s’incliner aisément l’un vers l’autre; on obtient ainsi, il est vrai, des consolidations vicieuses, mais l'a question de la pseudarthrose ne se pose point. Peut-être aussi les masses musculaires du voisinage ont-elles moins de tendance à s’interposer. Quoi qu’il en soit, il est certain que lorsqu’une fracture du type antérieur ne s’est pas consolidée, c’est que la perte de substance est très importante; elle ne relève plus de l’ostéo-synthèse.

Pour les fractures de l’angle et de la branche montante, nous nous sommes abstenus pour des raisons analogues : ou bien elles se consolident, ou si la pseudarthrose s’établit, c’est que la solution de continuité est trop large.

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