NF>PO>PF>NO
Lorsque au lieu de porter l’électrode active sur le nerf on la porte sur le muscle, on constate que l’ordre d’apparition des secousses est le même. La formule est identique à cela près que :
1° Pour une intensité de courant donnant le seuil sur le muscle, le nerf répond déjà par une secousse plus ou moins intense : le nerf est donc plus excitable que le muscle.
2° Les secousses d’ouverture exigent sur le muscle une intensité plus considérable que pour le nerf, intensité qui peut devenir douloureuse. La secousse NO doit même être parfois négligée parce que le courant nécessaire pour l’obtenir ne serait pas supportable*.
3° La contraction galvanotonique NFte s’obtient beaucoup plus difficilement que sur le nerf.
Cet ordre d’apparition des secousses est commun à l’homme et à l’animal. Toutefois chez l’animal, les résultats ne sont plus les
1. La secousse PO s'obtient encore avec une facilité relative sur de grands muscles tels que biceps, long supinateur, fléchisseur des doigts, vaste interne de la cuisse, sterno-cléido-mastoïdien, trapèze. Mais sur de petits muscles comme ceux de la face, il faut souvent plus do 5 mA. à l’état normal, ce qui produit des sensations très pénibles. Quant à. NO, elle est bienl entendu encore plus difficile à. obtenir.
mêmes, lorsque, au lieu de rechercher sur le nerf l’inlensite minima nécessaire à l’apparition des secousses, on emploie des courants d’intensité élevée. Au lieu de la prédominance de NF sur PF, on observera soit l’égalité d’énergie des secousses NF et PF, soit même la prédominance de PF sur NF.
Chauveau a montré en effet sur la grenouille que, pour des excitations unipolaires régulièrement croissantes,la réponse négative augmente en grandeur et en durée d’abord assez vite, puis plus lentement, tandis que la positive croît régulièrement et d’une manière constante jusqu’au maximum de contraction. 11 en résulte que pour, une certaine intensité, les secousses s’égalisent ; la secousse PF devient d’amplitude et d’énergie égales à celle de NF (point neutre de Chauveau) (fig. 15). Pour des intensités plus élevées encore, PF l’emporte tout' à fait, les contractions du pôle négatif restant stationnaires et même commençant à s’affaiblir. Il y de 1 intensité (Chauveau). g (Jqqq yjjg véritable
inversion. D’après Boudet de Pâris, si l’inlensité augmente encore, les contractions au pôle positif diminuent à leur tour, s’égalisent à nouveau avec celles du pôle négatif, puis diminuent plus vite que ces dernières. Il y aurait donc un second point neutre.
Pour les courants d’ouverture le phénomène est inverse.
A l’état normal chez l’homme, il est difficile de mettre le phénomène en évidence, faute de pouvoir atteindre les intensités .nécessaires. Mais il n’en serait pas de même à l’état pathologique, comme nous le verrons plus loin (Bourguignon).
ïig. 15. - Variati
Prétendue spécificité des actions polaires. — Les résultats de la méthode monopolaire d’exploration ont la valeur -d’un fait d’observation. Chacun des pôles, à l’ouverture et à la fermeture, possède un pouvoir d’excitation différent.
C’est la raison pour laquelle on s’efforce en électrodiagnostic, en employant d'une part une très large électrode indifférente, d’autre part une électrode active laissant passer le courant sous une très forte densité, d’annihiler les effets de l’un des pôles, en