‹ Électrodiagnostic de guerreChapitre 11 sur 96 · L'EXCITATION AVEC LE COURANT GALVANIQUE · texte numérisé non relu

L'EXCITATION AVEC LE COURANT GALVANIQUE

exallant le pouvoir excitateur de celui dont on recherche l’action.

Cette prélendne spécificité polaire n’est cependant qn’nne spécificité apparente. Elle trouve son explication dans la loi d’électrophysiologie énoncée simultanément par Ptlüger, von Bezold et Brenner (1859) : Vexcitation nait à la cathode lors de la fermeture, à l’anode lors de l'ouverture. Brenner, puis de Watteville, Erb et enfin Bourguignon se sont attachés à démontrer que cette loi, conçue sur des expériences chez l’animal et en méthode bipolaire, était valable pour l’homme et en méthode monopolaire. *

A la fermeture, lorsque l’électrode exploratrice est négative, c’est à son niveau que débute l’excitation : lorsqu’elle est positive, l’excitation.part de l’électrode indifférente et aborde le nerf on le muscle sur une étendue plus grande (électrode virtuelle) et: par suite sous une densité beaucoup plus faible. Cette différence de densité commande une secousse d’intensité moindre. A l’ouverture, le pôle négatif étant sur le nerf ou le muscle, l’excitation part de l’électrode indifférente et aborde le nerf ou le muscle sous une densité moindre qne lorsque le positif est sur l’organe à exciter. Il en résulte doncquela secoussePO doit prédominer surlasecousseNO.

En réalité, quand nous excitons un nerf ou un muscle alternativement avec le négatif et le positif, nous ne mettons pas en jeu une action élective de chaque pôle, après avoir rendu indifférent le pôle de nom coirtraire. Nous pratiquons simplement une excitation de l’organe sous une densité qui diffère suivant le point de départ de l’excitation.

Page 1