L’EXPLORATION
à interroger. On choisira cette dernière de diamètre convenable,; petite (8 à 10 mm. de diamètre) pour l’examen des nerfs et des muscles de la face, des petits muscles de la main; moyenne (2 cm. à 2 cm. 5 de diamètre) pour l’exploration des muscles de volume moyen; plus grosse pour les muscles épais, comme les jumeaux ou le quadriceps fémoral.
Méthode bipolaire. — Il arrive souvent que l’excitabilité faradique d’un muscle étant très diminuée, l’excitation faradique énergique employée pour faire apparaître la contraction se propage aux muscles sains du voisinage. Dans ce cas le membre exploré est violemment secoué; les muscles voisins masquent par leur contraction celle du muscle que l’on veut observer, et dont on ne peut ainsi apprécier le degré d’excitabilité.
Il est alors indiqué de localiser l’action du courant sur ce dernier.
Pour cela on relie les fils de la Kg. le. — Méthode bipolaire, bobine à deux petites électrodes
de dimensions convenables, de préférence deux petites électrodes olivaires, que l’on applique approximativement au niveau des foyers de l’ellipse représentée par le contour du corps charnu du muscle. C’est la méthode bipolaire, qu’utilisait si volontiers Duchenne (de Boulogne) (fig. 16).
Avec le courant galvanique l’exploration se fera toujours, en principe, en monopolaire. Mais, lorsque l’excitabilité de la région . interrogée est très affaiblie, l’excitation provoque aussi, en raison de la grande intensité de courant nécessaire, de violentes contractions dans les territoires musculaires voisins, non altérés. Il y a alors quelquefois intérêt à rapprocher l’électrode indifférente de
la région explorée, à la fixer à la racine dn membre, ou encore à
peu de distance au-dessus du territoire musculaire à examiner.
Pour éviter que les réactions des muscles malades, dans la réaction de dégénérescence, ne se trouvent masquées par celles des muscles sains, par l’emploi de courants intenses, Larat conseille de frictionner doucement le muscle exploré avec l’électrode exploratrice en augmentant progressivement l’intensité jusqu’à réponse. Au moment où l’électrode vient en contact avec la peau, les muscles sains subissent une contraction nette, rapide, immédiatement éteinte, à laquelle succède la contraction lente du muscle dégénéré.
Plus scientifique, mais encore en dehors du domaine de la pratique, est le dispositif imaginé par Lapicque, d’un condensateur mis en dérivalion sur le circuit d’excitation, ce dernier étant rendu plus résistant par une résistance additionnelle, destinée à retarder 1 établissement du courant. L’onde galvanique est ainsi rendue trop lente pour exciter les muscles striés sains, et ne provoque que la contraction lente des muscles dégénérés.
Les points moteurs. — Pour que l’excitation percutanée puisse atteindre un nerf ou un muscle, il faut que cet organe soit assez superficiellement placé, c’est-à-dire à peu de distance audessous de la peau. Les nerfs et les muscles profonds ne peuvent être explorés.
Les nerfs ne sont en général accessibles que dans leurs parties découvertes, dans les points où ils se dégagent des masses musculaires. (Exemple : le nerf médian entre les tendons des palmaires au-dessus du poignet, le cubital dans la gouttière épitrdchléoolécranienne.)
Il n’est cependant pas toujours facile de les atteindre, comme dans le cas où ils côtoient le corps charnu d’un muscle. L’excitation amène alors une contraction simultanée du muscle satellite, et celui-ci, en se gonflant, vient souvent s’interposer entre l’électrode et le nerf. (Exemple : le nerf radial à la partie inférieure de la gouttière de torsion humérale.)
Les muscles sont excitables sur toute leur portion charnue, mais leur excitabilité est toujours plus prononcée dans une zone limitée, qui, le plus souvent, correspond à la fois à leur partie la plus superficielle et au point où le filet nerveux qui les anime pénètre dans leur épaisseur. Ces régions où les nerfs sont accès-