VI. - L’EXPLORATION
Technique générale. — Pour pratiquer un examen électrodiagnostique dans de bonnes conditions, la région à explorer doit être placée en pleine Inmière, et dans une position telle que les muscles à exciter soient dans le relâchement le plus complet. Dans ce but, il est souvent plus commode d’examiner le malade couché sur un lit on un divan'.
1. Il y a souvent intérêt pour des raisons qui seront exposées p. .62 à faire
Il est de règle, et tous les ouvrages classiques se répètent à cet éprd, de toujours commencer par l’exploration faradique, le nerf d abord, le muscle ensuite. Les débutants auront raison de se conformer à la tradition, mais les électrologistes déjà expérimentés préfèrent commencer par l’exploration galvanique des muscles. Celle-ci, par la forme de la secousse, par la valeur de l’intensité nécessaire, permet en effet une appréciation rapide. Elle montre immédiatement, au premier coup de clef, s’il y a ou s’il n’y a pas réaction de dégénérescence, et l’exploration faradique vient ensuite compléter cette première notion en établissant si la réaction de dégénérescence est totale ou partielle.
Enfin le passage du courant continu réveille parfois dans le muscle une excitabilité faradique latente (’V^. p. 63). En commençant par 1 exploration galvanique, on sera donc plus sûrement fixé sur l’absence ou la conservation de l’excitabilité faradique, ce qui au point de vue du degré de la réaction de dégénérescence a la plus grande importance.
L exploration des muscles au courant galvanique devra porter sur la forme de la contraction, sur la valeur de l’intensité minima nécessaire à 1 obtention du seuil, sur l’ordre d’apparition des secousses. D’ordinaire on ne se préoccupe pas des secousses d’ouverture ; les caractères fournis par les secousses de fermeture seules suffisent dans la généralité des cas pour renseigner sur le degré d’hypo- ou d’hyperexcitabilité, sur la forme de la secousse, sur l’existence ou l’absence de la réaction d’inversion.
^ L’exploration galvanique des muscles terminée, on passera à 1 exploration faradique ; on terminera ensuite par l’examen des nerfs.
Suivant les circonstances, on aura recours au courant faradique à interruptions rapides, ou bien aux secousses isolées (V. p. 44). Toutes les fois qu’il s’agira de lésions unilatérales, on ne manquera pas d’interroger de temps à autre les nerfs et les 'muscles du côté sam, dont les réactions normales fourniront un précieux élément de comparaison.
Méthode monopolaire. — Les électrodes destinées à amener le courant au malade seront placées suivant le principe de la méthode monopolaire : l’une, l’électrode indifférente, en un point quelconque de la région dorso-lombaire ou au-devant du sternum (de manière que le plan sagittal du corps la coupe en deux parties égales) ; l’autre, l’électrode exploratrice, sur le nerf ou le muscle