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VII. — LES SECTIONS MUSCULAIRES ET TENDINEUSES

Les blessures de guerre entraînent souvent des sections musculaires ou tendineuses, soit que celles-ci aient été déterminées par le projectile lui-même (éclat d’obus) soit que la solution de continuité résulte d’une perte de substance due à la fonte purulente.

Il peut y avoir intérêt à connaître le tendon ou les tendons mis hors service et à cet égard l’examen électrique peut être d’un précieux secours. „ , ,

Supposons un blessé frappé d’une impotence partielle correspondant à un monvement bien déUni. Ou bien les réactions électriques de tous les muscles seront normales et les mouvements provoqués de l’article s’effectueront normalement ; l’impotence sera vraisemblablement d’origine psychique; ou bien les réactions seront anormales avec ou sans RD : il faudra penser à un processus névritique; ou bien les reactions seront normales, mais la contraction musculaire n’entralnera aucun mouvement de flexion ni d’extension, ni d’adduction ni d’abduction : il y aura lieu de penser dans ce cas à une section tendineuse.

L’exploration se fera le mieux dans ce cas par le courant faradique tétanisant : les électrodes seront appliquées, non loin l’une de 1 autre sur te corps charnu du muscle soupçonné, pour éviter la diffusion du courant. A l’aide de la clef, on pratiquera une série de contractions soutenues d’énergie suffisante. A la vue on constatera alors que malgré les contractions, le segment de membre commandé par le tendon reste immobile alors que l’excitation pratiquée sur les muscles voisins détermine un mouvement. Au toucher on sentira le corps charnu du muscle se gonfler, mais on ne sentira nullement le tendon glisser sous la pulpe du doigt explorateur.

Dans cet examen, il est nécessaire, comme le recommandait Duchenne (de Boulogne) de placer les divers segments de membre de façon que le mouvement puisse s’accomplir avec une certaine étendue. Pour bien voir un mouvement de flexion, l’articulation devra être placée en extension avant l’excitation faradique et inversement:

11 faut souvent enfin, fait remarquer Laquerrière, immobiliser certains se^-ments • pour être sûr par exemple que la dernière phalange fléchit, il ""est indispensable de maintenir rigoureusement la deuxième, sans quoi on observe un mouvement de projection de tout le doigt vers la paume de la main ce qui ne permet nullement d’affirmer l’intégrité du tendon du fléchisseur profond.

L’utilité de l’exploration électrique dans les cas de ce genre relève surtout de ce que l’exécution des mouvements par la volonté peut laisser méconnaître ta section. Les mouvements volontaires mettent en œuvre en effet non des muscles isolés, mais des groupes musculaires. De plus un muscle sectionné est toujours rétracté et il est à peu près impossible de déceler sa contraction par le palper.

ZiMMERN et Perol. — Électrodiagnostîc de guerre. 9

130 VÉLECTRODIAGNOSTIC DANS (.ES PARALYSIES MOTRICES Malheureusement, dans les blessures de guerre, se présente, beaucoup moins que dans la,, pratique civile des accidents du travail, la section pure et simple d’un tendon.

Les ruptures tendineuses sont souvent noyées au milieu d’un tissu cicatriciel, plus ou moins abondant, adhérent aux tissus voisins d’énormes blocs scléreux au milieu desquels il est impossible de retrouver un muscle ou un tendon.

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