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L'EXCITATION AVEC LE COURANT GALVANIQUE

lenneturc si. le courant est descendant, a l’ouverture s il est ascendant.

Ces particularités constituent ce qu’on appelle la loi des secousses de Pflüger. Mais, si celte loi s’inscrit comme l’une des découvertes primordiales de l’électrophysiologie, elle ne présente plus qu’un intérêt secondaire au point de vue clinique, et cela surtout en raison du fait qu’il est à peu près impossible, à moins de faire usage de très forts courants (Brenner), de reproduire chez l’homme à travers la peau les conditions de l’expérience de Pflüger.

La méthode monopolaire d’excitation. — La loi de Pflüger attribuait le rôle essentiel dans l’ordre des réponses musculaires à la direction ascendante ou descendante du courant.

On fut amené cependant, dans la suite, à se demander si ces phénomènes dépendaient vraiment de la direction du courant ou s’ils ne relevaient pas simplement d’une action propre de chaque pôle. Pour résoudre cette question, il fallait pouvoir étudier séparément leur action respective.

L’introduction ,de la méthode monopolaire d’excitation en physiologie par Chauveau, en clinique ensuite par Brenner, sembla démontrer la spécificité de chacun des pôles.

Dans cette méthode d’excitation monopolaire, on interroge le nerf en l’excitant avec une seule électrode, l’autre, dite électrode indifférente ou inactive étant fixée en un point éloigné du nerf exploré.

L’ordre d’apparition des secousses. La formule normale. — Chez l’homme, les effets de l’excitation monopolaire peuvent être étudiés en appliquant en un point quelconque, de préférence le dos du sujet, une large électrode indifférente, et en portant sur un ner/’facilement accessible une électrode tampon de 2 cm'L Si, dans ces conditions, on élève progressivement et lentement l’intensité du courant, on observe les phénomènes suivants :

11 ne se produit tout d’abord aucune contraction, jusqu’à ce que l’intensité ait acquis la valeur du seuil : celle-ci varie de 0,1 à 5 milliampères suivant le nerf exploré K

1. Les valeurs de l'inteDsité .nécessâires à l'excitation des nerfs varient avec le nerf considéré, avec l’appareil de réglage, la surface de l'éiectrode active, etc. C’est ainsi qu’avec dos électrodes de 3 cm* ou davantage, il faut pour obtenir le seuil un courant un peu plus intense qu’avec de plus petites. Le réglage de

ZiMMERN et Pehol. — Électrodiaguostic de guerre. 2

Ensuite,, avec un courant faible, l’électrode active étant reliée au pôle négatif, l’état variable de fermeture produit une secousse brève, vive, rapide, mais l’état variable d’ouverture reste inefficace. La même excitation pratiquée avec la même intensité, mais avec le pôle positif appliqué sur le nerf, ne détermine aucune secousse, ni à la fermeture ni à l’ouverture.

Avec un courant plus fort, l’électrode active étant reliée au pôle négatif, on obtient à la fermeture une secousse plus énergique que précédemment : aucune secousse n’apparaît à l'ouverture. Si l’électrode active est rendue positive, il se produit avec la même intensité de courant : 1“ une secousse assez forte à la fermeture; 2° une secousse moins forte à l’ouverture.

Avec un courant encore plus intense, on observe., avec le pôle négatif comme pôle actif ; 1“ une contraction tétanique * persistante à la fermeture, 2° une secousse légère à l’ouverture. Cette dernière n’est toutefois perceptible qu’avec un courant très intense, sonvent pénible à supporter.

Si le positif est pôle actif, on observe les secousses de fermeture et d’ouverture dans le même rapport que dans le cas précédent, mais se produisant toutes deux avec une énergie considérable.

En notant les intensités auxquelles apparaissent ces différentes secousses, on voit qu’elles se succèdent dans 1 ordre suivant : d’abord NE, puis PF, ensuite PO et enfin NO, ce que l’on a coutume de représenter par la formule conventionnelle :

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