‹ Elégies parisiennesChapitre 6 sur 30 · AU PARC MONCEAU · texte numérisé non relu

AU PARC MONCEAU

Parc Monceau ! Que ta noble et profonde verdure M'a retenu de fois ! Que tes ruines, tes eaux M'ont donné de plaisir î Une ardent© nature N'a pas plus^de rayons, de splendeurs et d'oiseaux

J'aime surtout 1© coin où, sous la colonnade,

Une eau sombre et mourante apparaît sans un bruit,

Une glycine en fleur flotte dans une arcade,

Là, le songe se gonfle et mûrit comme un fruit î

J'aime aussi, sur tes bords, ces sentiers pacifiques Que des maisons vers toi tendent eorame des mains, L'ombre s'y mêle aux fleurs sous des lauriers antiques Et le bonheur habite au bout de ces chemins !

Parc Monceau ! Que ne suis-je, au fond de ces demeures, De ceux que tu nourris ainsi de ta beauté ? ! Qui peuvent, à leur goût, sur la pente des heures, Fondre leur rêverie et ta réalité !

Que ne puis-je, comme eux, m'éveiller, pour attendre Le magnifique éclat cpie tu prends au matin, Ou, la nuit, te guetter. Parc Monceau, pour surprendre Tes marbres, tes gazons quant la lune les teint !

Je te donne du moins tout mon cœur de poète ! Et ce chant, ô jardin, que j'aurai cadencé Dans tes chemins sableux, afin que s'y reflète Ton charme aérien, subtil et condensé !

A LA PROVENGE

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