‹ Elemens d'algebreChapitre 19 sur 28 · Appliquons ce procédé au développement eu · texte numérisé non relu

Appliquons ce procédé au développement eu

fraction continue de la fraction ordinaire - , A et B

étant des nombres entiers et A > B. Il est d’abord évident que le nombre entier a qui ap-

proche le plus , en moins , de la fraction g , est

le quotient de la. division de A par B. Supposant

5o8 CHAPITRE XXX.

cette division faite et nommant le quotient a et C

le reste , on aura

d’où b

Pour avoir de même la valeur entière approchée (3

de la fraction ? , il faudra diviser B par C , et

prendre pour p le quotient eu nombre entier de cette division : alors nommant D le reste, on aura

w O » VJ

n— P — c » dou C= D ;

on continuera donc à diviser C par D , et le quotient sera 7 et ainsi de suite. D’où résulte cette règle fort simple pour réduire les fractions ordinaires en fractions continues. »

Divisez le numérateur de la fraction proposée par son dénominateur , et nommez le quotient « ; divisez ensuitê le dénominateur par le reste , et nommez le quotient $ ; divisez le premier reste par le second reste , et soit le quotient 7 ; continuez ainsi en divisant toujours F avant-dernier reste par le dernier , jusqu’à ce qu’il se présente une division qui se Jasse sans reste , ce qui doit arriver dans le cas d'une fraction , et vous aurez la fraction continue.

S-t-etc. ,

On peut voir dans l’Arithmétique des applications de cette règle.

ËLÉMENS D’ALGÈBRE. 5o 9

355. Pour repasser d’une fraction continue à la fraction ordinaire qui lui a donné naissance , on fera les réductions successives

“ i ap + i i a PT+7 +*

ap7ÿ-4-7$4-a$-t-aP4-i, etc.

En examinant ces résultats , on découvre facilement que le numérateur de chacune des f raclions ainsi formées , est le produit du numérateur de la fraction qui précède , par le nouveau quotient , ou par le dernier quotient introduit , plus le numérateur de l antépénultième fraction ; et que le dénominateur de chaque fraction se forme suivant la même loi , du dernier quotient et des deux dénominateurs précéder. En sorte que | , étant trois fractions

consécutives , et (i le dernier quotient introduit ,

ou celui qui répond à la fraction ^ , on aura

R Qpt-P

R' ~ Qfi+P'"

Pour démontrer que cette loi a lieu dans toute l’étendue de la fraction continue , supposons qu’elle ait été vérifiée jusqu’au quotient p, en sorte qu’on ait

R = Qj*+P, R'=Q'|i4-P' :

5io CHAPITRE XXX.

si l’on considère le quotient qui suit immédiate-

ment |A, et qu’on le désigne par et par g -, la valeur de la fraction continue, calculée jusqu’au

quotient \t! inclusivement , l’expression de g, sera

ce que devient celle de , en changeant dans celleci {a en (A-f- -, : donc

S Q (f A+ ?) +P (Q M-P y+ Q V±Q ; S' ^ZTT' W “ (QV+^V+Q' R V+<?-

donc la fraction g se forme des deux précédentes , q, et du quotient |a', suivant la loi énoncée qui conséquemment est générale.

Ayant donc écrit par ordre les quotiens a, p, 7, 5, etc., on formera facilement les fractions correspondantes , comme on le voit ci-dessous,

Ct P 7 S

I a P-+-I «P 7 -+ 7 + 1 * apï^ +7$ 4- «o + «P + f

savoir le numérateur de chaque fraction , en multipliant le numérateur précédent par le quotient écrit au-dessus de la fraction qu’on forme , et ajoutant ce produit à l’antépénultième numérateur, puis procédant de la même manière pour composer chaque dénominateur. Pour que cette loi de formation

ÉLÉMLNS D’ALGÈBRE. 5n

puisse valoir à partir de la seconde fractiôn inclusivement , on écrit ^ pour première fraction , quoique celle-ci ne soit pas une portion de la fraction continue. Si donc on représente par A, B, C. etc., les numérateurs de ces fractions successives , et par A’, B', C', etc., les dénominateurs de ces mêmes fractions , on aura

A = a B — A?+r C =B-y+A D=CS-t-B etc.

A'=i B' = A'P C = B 7 +A' D=C'5+B' etc.

Les fractions 7, A

etc. , ont été nommées

fractions convergentes , parce que , comme nous le verrons bientôt , chacune d’elles approche plus que celle qui la précède, de la valeur exacte de la fraction continue totale.

Lorsque la quantité a<i , on a a=o, c’est-àdire, A = 0 , A'=î, hypothèses qu’il faut introduire dans B, C, D , etc. , B', C, D, etc.

Si la quantité a , qu’on veut développer en fraction continue , est une fraction rationnelle , il est évident que «cette fraction sera- toujours la dernière dans la série des fractions convergentes : car, dans ce cas , la fraction continue sera terminée (353) : mais si la quantité a est irrationnelle, la fraction continue se prolongeant sans jamais s’arrêter , la suite des fractions convergentes ne s’arrêtera pas non plus.

5ia CHAPITRE XXX.

356. Théorème I. Si on multiplie en croix les termes de deux fractions convergentes consécutives

p, et q, , on aura toujours la différence des produits

QP' — i*Q'=± i , savoir + 1 , si la fraction est de

. ! lUf

rang impair , la fraction ^ comptant pour la première , et — i , si elle est de rang pair.

En eflet , si l’on considère trois fractions consé-

cutives p,, q, , , et que (/. soit le dernier quo-

tient introduit dans la fraction , on aura, d’après

la loi démontrée ,

d’où l’on déduit facilement

RQ— QR' = PQ'— QF =— l (QP— PQ') ;

on aurait de même, en représentant par ^ la frac-

tion qui précède immédiatement ,

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