‹ Elémens d'anatomie générale [electronic resource]Chapitre 19 sur 71 · DES ONGLES. 2 <J(J · texte numérisé non relu

DES ONGLES. 2 <J(J

libre de cette face. Sur les côtés il existe, en arrière une disposition analogue à ce qui a lieu à la racine , et en devant à ce qui existe à l’extrémité libre.

Les ongles n’ont point d’autres connexions que celles qui viennent d’être décrites. C’est faute d avoir bien observé, que quelques anatomistes en ont admis avec le périoste et avec les tendons.

§ 33 1 . On admis avec Blancardi, que les ongles sont formés par des poils agglutinés ; d’autres, que les ongles résultent de la superposition d’écailles ou de lames cornées, dont la plus superficielle a toute la longueur de l’ongle, tandis que les autres diminuent successivement de longueur, ce qui donne 1 épaississement successif de l’ongle depuis la racine jusqu’à l’extrémité libre. Ce sont plutôt des manières de se rendre compte du mode de formation des ongles, que des résultats de l’observation, qui, en effet, ne fait découvrir dans les ongles qu’une substance cornée, dure et sèche à l’extérieur, et muqueuse à l’intérieur. On n’y trouve ni vaisseaux, ni nerfs* Ils consistent en une couche épaisse et cornée du corps muqueux de la peau.

§ 332. Les ongles sont diaphanes, flexibles, élastiques, ils se déchirent en travers, nonobstant leur apparence fibreuse en sens opposé. Leurs propriétés chimiques sont celles de l’albumine coagulée ; ils paraissent contenir aussi un peu de phosphate de chaux ; ils ont les plus grands rapports avec la corne. Ils sont tout-à-fait dépourvus d’irritabilité et de sensibilité. La force de formation , ou l’accroissement continuel par une sorte de végétation, est le seul phénomène organique et vital qu’on y observe; encore ce phénomène

3oo anatomie générale.

leur est-il étranger. Les matériaux de leur formation sont continuellement sécrétés et excrétés à mesure par le derme : cette matière apposée à l’extrémité et à la face adhérentes de l’ongle, semblable à celle de la sécrétion du vers à soie, se concrétant à mesure quelle est excrétée, et s’ajoutant continuellement à celle qui l’a précédée, la pousse devant elle et allonge ainsi l’ongle par juxta-position et non par intus-susception. C’est donc une véritable excrétion dont les matériaux une fois déposés ne sont plus résorbés. Les ongles arment, soutiennent et protègent l’extrémité des doigts et des orteils.

§ 333. Les ongles commencent à paraître vers le milieu de la vie fœtale; ils sont encore très-imparfaits à la naissance. Dans les races colorées, la couleur est sous-jacente à l’ongle. Dans beaucoup d’animaux au contraire, la couche colorée du corps muqueux est confondue avec la couche cornée dans la composition des ongles et des parties analogues. Les parties les plus ressemblantes aux ongles de l’homme sont les griffes des carnassiers, etc., qui entourent la face dorsale et les côtés de la dernière phalange , et se recourbent vers la face plantaire; et les sabots des ruminans, etc., qui enveloppent toute l’extrémité de la dernière phalange. Les ongles des pieds de 1 homme prennent quelquefois un accroissement considérable et une direction qui les rapprochent des griffes.

§ 334- Les altérations 1 que l’on attribue aux ongles

1 Plenck, de Morbis unguium , m doctnnd de rnorbis cu-~ taneis.

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