‹ Elémens d'anatomie générale [electronic resource]Chapitre 61 sur 71 · I. Du Tubercule · texte numérisé non relu

I. Du Tubercule

§ 83y. Le tubercule , ou les tubercules, car ils existent presque toujours en grand nombre, constituent le tissu morbide le plus commun. On les appelle aussi tubercules scrofuleux, parce qu’ils se rencontrent dans la plupart des cas de scrofules.

Ce tissu existe sous la forme de masses isolées ou enveloppées, et sous celle d’infiltration.

Il commence par l’état gélatiniforme; mais cet état n’est apercevable que quand la substance tuberculeuse est infiltrée.

Il existe ensuite à l’état grisâtre, transparent, comme demi-cartilagineux : c’est la première période distincte des tubercules isolés; ils constituent alors les granulations militaires de Bayle.

Ces grains, en grossissant, se réunissent souvent en masse; ils deviennent opaques, jaunâtres, friables, en commençant par le centre. Le même changement de couleur et de consistance a lieu dans l’état d’infiltration : c’est encore là l’état de crudité.

Ils se ramollissent ensuite, et se liquéfient : à cette

période , ou même dans les périodes précédentes, il se produit ordinairement beaucoup de nouvelle substance tuberculeuse, soit en masse, soit en infiltration.

La matière tuberculeuse , ramollie plus ou moins complètement, en pus homogène, ou en pus caillebotté, est évacuée par une ouverture de la peau ou de la membrane muqueuse; elle est peut-être aussi quelquefois résorbée. Tantôt le foyer reste enflammé , ulcéré indéfiniment; tantôt il se resserre et s’oblitère; tantôt la membrane de nouvelle formation qui le tapisse acquiert une texture demi-muqueuse ou deinicartilagineuse , et constitue une fistule permanente sèche; tantôt enfin on ne trouve qu’une matière friable, résidu probablement d’une résorption, le tubercule n’ayant pas abeédé.

On ne trouve jamais de vaisseaux dans les masses tuberculeuses : dans le cas d’infiltration tuberculeuse les vaisseaux comprimés , oblitérés , disparaissent promptement. Les masses qui se développent lentement ont une enveloppe molle ou glutineuse, celluleuse, cartilagineuse, et même quelquefois osseuse.

On trouve le tissu tuberculeux dans tous les organes, et surtout dans les poumons, dans le tissu cellulaire naturel et accidentel , à la surface des membranes séreuses , mais surtout dans leurs fausses membranes, à la surface libre de la membrane muqueuse, et surtout celle de 1 intestin, dans les ganglions lymphatiques, dans les glandes, dans la rate, dans les os , dans le tissu musculaire, dans celui du cœur, dans 1 encéphale et dans la moelle épinière, dans les tumeurs composées.

DÉS TISSUS ACCIDENTELS. 7 l3'«

On a observé ce tissu morbide dans tous les animaux vertébrés.

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