‹ Élémens d'anatomie générale, ou, Description de tous les genres d'organes qui composent le corps humainChapitre 39 sur 73 · DES LIGAMENS · texte numérisé non relu

DES LIGAMENS

S 5i2.Les ligamens S ligamcnta, nervi colligantes , sont les parties fibreuses qui attachent les os et les cartilages les uns aux

autres. ...

Le même nom a été mal à propos donne à beaucoup d autres parties, et notamment à des freins formés par des replis des membranes séreuses et^ muqueuses , à des prolongemens séreux

et adipeux, etc. , , . ,

Les véritables ligamens tiennent par.leurs deux extrémités aux os et au périoste, et si solidement, qu'il faut, dans l'adulte, une putréfaction très-avancée pour les en détacher ; dans les enfans ils se séparent des os avec le périoste par une macération peu prolongée.

Le tissu fibreux qui les forme est très-dense , et disposé en faisceaux plus ou moins distincts, trèsTétroiteraent unis ; .quelques-uns même ont l'homogénéité apparente des cartilages.

Ils se résolvent, par la décoction, mais très-difficilement, en gélatine et en albumine.

■ § 5i3. Les ligamens sont souyent affectés d'inflammation, soit par des causes mécaniques, comme celles de l'entorse et des fractures dans les parties articulaires des os, soit par le voisinage des membranes synoviales enflammées , soit par les causes spécifiques du rhumatisme articulaire et de la goutte. L'inflammation donne lievi à deux effets différens dans les hgamens : un ramollissement extrêmè et une perte de leur force de résistance , ou bien l'ossification accidentelle. Ce dernier changement est le plus fréquent ; on observe surtout l'autre dans les maladies scrofuleuses des ar ticulations.

§ 5i4. D'après leurs connexions et leurs usages, on distingue les ligamens en articulaires, en non articulaires, et en mixtes. Les premiers sont ceux qui s'attachent par leurs extrémités à des os différens qu'ils réunissent, ce sont les plus importans ; les seconds sont ceux qui, attachés à des parties d'un même os , servent à fermer des échancrures , comme à l'arcade orbitaire et au bord supérieur du scapulum, ou à clore une ouverture et donner attache à des muscles , comme le ligament obturateur du trou sous-pubien ; les derniers sont ceux qui, comme les ligamens sacro-ischiatiques et interosseux de l'avant-bras et de la jambe , se fixent à des os différens , mais servent surtout à des insertions de muscles.

Les 11 gamens articulaires se distinguent en capsulaires et eU' funiculaires.

Les hgamens capsulaires ou les capsulés fibreuses consistent en des gaines ligamenteuses cylindroïdes'qui entourent l'articulation, qui tiennent par leurs deux bouts aux deux os articulés , et y sont doublées à l'intérieur par la membi'ane synoviale. Ces capsules, tout en fixant solidement les os, permettent des mouvemens dans tous les sens. Elles sont presque propres aux articulations scapulohumérale et coxo-fémorale ; cependant on en trouve des rudimehs

' -'^os. Weitbrccht, Sjrndasmolosia sii'e hisLoria lisamcnt. corp. hum., etc., c"/n/7g:«m, 40; Petropol. i^/p.

^"4 ANATOMIli (itNKftALE.

à quelques autres , ou des faisceaux irréguliers forlifient la membrane synoviale dans plusieurs points de son contour.

Les cordons ou les faisceaux ligamenteux des articulations sont des cordes arrondies* où des bandes aplaties, situées la plupart à l'exteneur des articulations , et quelques-uns seulement à l'intérieur des cavités arliculaires. Les uns et les autres permettent des mouvemens en quelques sens, et les empêchent ou les bornent dans les autres.

Les ligamens externes sont la plupart placés aux deux côtés de l'articulation , et appelés pour cette raison ligamens latéraux ; beaucoup d'articulations mobiles en sont pourvues; d'autres sont antérieurs ou postérieurs; quelques-uns, à raison de leur direction, sont appelés ligamens croisés. Tous ces ligamens, attachés par les deux bouts aux os , répondent par une de leurs faces à la membrane synoviale, et par l'autre au tissu cellulaire commun, aux mûscles et aux tendons environnans.

Les ligamens internes sont entourés d'une gaine fournie par la membrane synoviale qui se réfléchit à leurs deux extrémités (§213).

ARTICLE II

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