VI. Des tissus morbides composés
% 844- Les tissus morbides sont très-souvent associés :
leur réunion est une des plus grandes sources de difficultés dans l'étude de l'an atoniie pathologique.
La composition a lieu tantôt par simple juxtaposition, et tantôt par pénétration intime et mutuelle.
Les combinaisons les plus ordinaires sont, i° celle des tissus fibreux, cartilagineux et osseux dans les kystes qui renferment des vers vésiculaires;
2° La combinaison de l'ossification terreuse et du tubercule, surtout dans les glandes bronchiques ;
3° Celle du tubercule et de l'encéphaloïde, fréquente dans le foie, dans le testicule;
4° celle du squirre et de l'ossification terreuse, assez fréquente encore dans le foie;
5° Ce lle de tous les tissus morbides, avec des ossifications, avec d'autres productions analogues, avec l'inflammation , l'hyperthophie , les infiltrations séreuses, sanguines, purulentes, etc. ; ce qui constitue les cancers composés de l'estomac , de la mamelle , etc.
QUATRIÈME SECTION
§ 845. Les animaux 1 que l'on rencontre dans l'organisation , et qui vivent à ses dépens , sont , les uns des' vers intestinaux, et les autres des animaux attachés à la surface du corps , pénétrans dans son épaisseur , introduits dans les cavités, etc. La connaissance de ces
êtres est une des parties de l'histoire naturelle mé-
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« J. H. Toerdens , Entomologie und helininthologie des incnuhiichcn horpers , etc., 1 801-1 802.
dicale les plus difficiles et les plus obscurcies par des observations inexactes.
ARTICLE PREMIER
§ 846. Les vers intestinaux ou les entozoaires 1 , entozoa ( Rudolphi ), se forment, ou du moins naissent et habitent dans l'organisation; ils ne peuvent vivre ailleurs. On en trouve non- seulement dans le canal alimentaire et dans les conduits qui y aboutissent , mais jusque dans le tissu cellulaire , dans les muscles et dans la substance des organes les plus éloignés des surfaces du corps, comme le cerveau. Leur organisation présente beaucoup de variétés très-grandes. (§ 38.) Leur origine est fort obscure. En se bornant à l'indication de ceux qui habitent le corps humain, on peut les rapporter à trois ordres; savoir : les vers vésiculaires, les vers plats et les vers cylindriques.