‹ Élémens d'anatomie généraleChapitre 69 sur 72 · I. Des vers vésiculaires · texte numérisé non relu

I. Des vers vésiculaires

§ 847. Les vers vésiculaires », Entozoacjstica (Rud.), consistent en grande partie en une vessie caudale plus ou moins volumineuse, propre a un seul, ou commune à plusieurs vers : le corps est déprimé ou arrondi, touT jours très-petit; la tête (nulle dans un genre) est mu-

' C. A. Rudolphi Entozoorurn , sive Vermium intestina- Uurn Hist, nalur.; Parisiis et Argentorati , 1810. — Idem. Entozoorurn Synopsis; Berolini , 1819.

' Laennec , Mémoire sur les vers vésiculaires , etc. , in Bulletin de l'École de médecine; Paris, an xin.

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nie cle fossettes ( dqux ou quatre ), de suçoirs ( quatre), d'une couronne de crochets ou de quatre proboscides recourbées; il n'y a point de canal intestinal ni d'organes génitaux visibles. Ces vers habitent toujours la substance des organes dans un kyste distinct; ils ont été long-temps confondus ensemble et avec les kystes, sous le nom d'hydatides. Aujourd'hui même les naturalistes rejettent un ou deux des genres de cet ordre, qui sont les suivans : Acephalocystis, Echinococcus, Cysticercus, et Diceras.

§ 848. L'aeéphalocy&te 1 , genre établi par M. Laen. nec, mais non adopté pair M. Rudolphi, ni par M. Cuvier, consiste en une vessie, dépourvue de tête et de corps, ronde ou obronde, du volume d'un petit pois à celui d'une pomme moyenne, à parois minces, et molles , transparentes , blanchâtres , homogènes , fFagiles, remplie d'un liquide limpide, aqueux et albumineux. Il est douteux qu'on y ait observé des inouvemens spontanés. 11 paraît que ces êtres équivoques se reproduisent par des bourgeons intérieurs. On en a rencontré dans presque tous les organes. On en connaît sept à huit espèces. Ils sont toujours enkystés, si l'on en excepte la môle en grappe que l'on regarde comme le résultat de la réunion ou de la soudure d'une espèce de vers de ce genre.

§ 849. L echinococque , genre de M. Rudolphi, qui y comprend peut-être les acéphalocystes , et que M. Cu-

1 Laennec, loc. cit. — Ludçrsen , Diss. de hydatidibus ■ Gotting., 1808. — H. Cloquet, Faune des médecins, tomel; Paris, 1822.

DES VERS INTESTINAUX. 7"i3

vier n'admet pas, consiste en une vessie extérieure simple ou double, à la surface interne de laquelle tiennent plusieurs vers fins et granuleux comme 'des grains de sable , dont le corps est 'ovoïde , et la tê'te (comme celle du ténia armé ) munie d une couronne de crochets et de suçoirs.

Une espèce, l'E. de l'homme , E. ho mi n is ,' 'habite les viscères de l'homme, et surtout le foie.

§ 85o. Le cysticerque a le corps arrondi ou déprimé, rugueux , se terminant en une vessie caudale ; sa tête (comme celle du ténia armé) est munie de quatre suçoirs et d'une proboscide recourbée. Il habite solitaire dans un kyste très-mince.

Le C. du tissu cellulaire ou G. ladrique, C.cellulosœ, à tête carrée , à col très-court et renflé en avant', à corps cylindrique allongé , à vessie caudale elliptique transversalement, est l'espèce si commune dans le porc ; on la rencontre aussi quelquefois dans les muscles j le cerveau et le coeur de l'homme. On en trouve encore quelques autres espèces dans le corps humain .

§85t. Le diceras ou bicorne rude, D. rude, a le corps ovoïde , déprimé ; il a une tunique lâche ; sa tête est pourvue d'une corné bifide, âpre, filamenteuse. On ne sait pas au juste s'il habite la substance des organes. Il a été déeouvertpar M. Sultzér, dans des matières rendues par l'action d'un drastique. Mis en doute par M Rudolphi , il a été retrouvé depuis par M. Le Sauvage j de Caen, qui en a envoyé dés individus à la Société de la Faculté dè Médecine, où je les ai vus.

ANATOM1E GÉNÉRALE.

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