‹ Élémens d'électricité et de galvanismeChapitre 17 sur 35 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

<{a'en(in eue est portée a un très-haut degré, lé métal disparaît avec une flamme brillante, et produit une fimiée très-sensible qui, lors* qu'on la recueille , pr^nte une poussière trèsfine, qui pèse plus que le métal employé, et est formée de ce métal combiné avec une portion de Tatmosphère.

Oq sait depuis long-temps qne divers mé^ taux, lorsqu'ils sont exposés à l'action de la cbaleur avec le libre accès de l'air, se conver<« tissent en poudres qui ont une apparence ter-* reuse et ofirent diverses couleurs. Les chimistes modernes ont expliqué ces changemens, en prouvant qu'un gaz particulier, qui constitue environ la cinquième partie de notre atmos-« [d^ère, et que l'on nomme oxigène^ est cons-* tamment absorbé par les métaux, lorsqu'ils perdent leur apparence métallique : ils se sont encore assurés que de tels changemens ne peuvent avoir lieu par la simple action de la chaleur, sans le concours simultané de l'air ou de quel* que autre substance contenant de Foxigène : aussi a-t-on nommé oxides > les produits de la combustion des métaux : tel est le minium des boutiques ( deutoxide de plomb ) ; l'ocre , qui est un oxide de fer; et la poudre grise dont se servent les lapidaires (potée d'étain ) (tritoxide d'étain). Tous les métaux ne brûlent pas avec

U même fiKrilité : le platine , For el Tai^eat , quand ils sont exposes à la plus intense chiiettr» ne subissent point daltéralion : c'est pourquoi on les convertit habituellement en oxides ^ au moyen des acides qui leur fournissent Foxigène plus £aicilement« Uélectricité brûle indistincte^ ment tous les métaux connus , et les circonf;* tances qui accompagnent cette action méritent d'être étudiées avec soin.

• Nous devons à M. Cuthbertson (^) la série la plus complète d'expériences faites à cesujet. L'appareil nécessaire pour les répéter, consiste en un tube de verre ayant deux ou trois pouces de diaimètre et huit pouces de haut; il est iimné à chaque extrémité par une douille , ea telle sorte jquSme cejctaine quantité d'air peut y être renfermée : un robinet est vissé à la douille inférieure , et dans Fintérieur du tube, au-dessus du robinet, est placée une petite bobine sur laquelle sont simultanément roulés un fil de métal et une ficelle , qui sont parallèles et attachés l'un à l'autre de quatre pouces en quatre pouces. Un cylindre de cuivre, d'environ trois pouces de long , est vissé au centre de la douille supérieure : au moyea

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(*) NicboYion's Tournât in-4. vol. Y, pag. t36; ou Cvthbertsoa y Electricity, pag. 197.

d'une loi^e ^îgviUe, onfi^it passer les bout^ 4ç la ficèUe çt du fil de métal , à (rayera ce cyliadre que Fou remplit ensuite ave^ du sa^n^ dcMa ; pui^ ou le ferme areç un boucboai 4e manière qtnp le fil et la ficelle se meuvent i^ traders l'air reufecmé daus le tube. lie fil métallique eat teudu au centime du réservoir; et , lorsqu'uue longueur a été pûdée, uue autre peut lui être substituée à IVid^ de la fîcelle« Coopérait fôniiii oi» bràl/^ra «^çoessivemeut^ et sans o^Trur le r^nroir y 4I49 quantités de fil plus ou moins considérables. S<>ur constatei combien il y. a eu d'air absorbé peqdwt lex-i périenœ, o^ ai|spte à Tmâfice inférieur du robinet x^ tube de yerre âbroit^ «ya^l à peu près dix pouces de long, .et, ouvert k ses dieux extrémités ; qeQe qui est libre étant plougée danft un irase qui oontient du mercure , et le rçbinek étaïait ouvert 9 Télavatîan du fluide donnai la mesure de fabsorption. Cet appareil est représenté % ^gi A indiqua la }ange.

l^a condiufl^ou du ^1 de métal influe consi-» 44rable|nent sur la température de Tair que contient le réservoir;, mm esUl nécessaire , avant et aj^rèa rexpérience f de mettre pendant qpielque tftmç^ l'instrument dans un vase rem« pli d'eau f l^a de ne point déterminer l'absorption av^ inenctîtude; ce qui arriverait im^

manquablement si l'on n'usait point de cette précaution , l'élévation de la température produisant toujours la dilatation de l'air. Par la . même raison ^ un réservoir étroit est préférable à un large ; car dans le premier, on peut plus aisément rétablir la température du milieu , et par conséquent éviter les anojnalies qui se firent remarquer lors des premières expériences de M. Cuthbertson (22)' - • Si, après un certain nombre d'explosions, l'on examine l'air qui reste dans le réservoir , on trouvera qu'il Contient unemoindre proportion d'oxigènej et si, au lieu d'air atmosphérique, on remplit le réservoir avec du gaz hydrogène ou azote, le métal ne sera point oxidé, mais sera fondu et très-divisé.

' Lorsqu'on se propose d'oxider les métaux , il faut se servir d'une grande batterie , et la charge doit être -plus forte que si l'on avait seulement l'intention de les fondre ; elle doit encore varier suivant la nature du métal; car, toutes choses égales d'ailleurs , ils exigent des quantités d'électricité qui sont différentes. J*ai indiqué dans le tableau suivant l'intensité des charges employées par M. Culbliertson; la longueur de chaque fil métallique était de dix pouces. La colonne A exprime leur diamètce en Exactions de pouce ^ la colonne B^ le nombre

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de grains dont l'électromètre était chargé; et la colonne C^ la couleur de l'oxideque Ton recueillit dans le récipient : dans toutes ces expériences, rétendue de la surface armée fut constamment la même : c était une batterie de quinze jarres dont les armures internes avaient k peu près dix-sept pieds carrés (^).

ni de plomb.

Fû d'étoia. .

Fil de ÛQC. .

Fil de fer. . • Fil de cuivre.

Fil de platine.

Kl d'argent.

Fild'or. . . .

I So

iS*

ao.

gris peu fonce, presque blanc, presque blanc, brun rougeâtre.

brun tirant sur le

pourpre.

*!noir.

noir, pourpre brunitre.

{*) Lonque Ton yeut oxider les métaux par rélectridté , on se sert ordinaireoient d'une batterie qui a une ëCendut modérée , et que l'on cbarge fortement. En opérant ainsi, il arrive sonvent que plusieurs jarres sont brisées : je me suis assuré qu'en augmentant l'étendue de la batterie, on pouvait , avec une cbarge beaucoup moins forte , produire les mêmes efiets; et mon ami , M. Crosse, a remarqué la même cbese lorsqu'il a employé son grand et puissant appareil.

La loi , d'abord remarquée par M. Brook , eu égard à la fusion des métau x , parait aussi applicable à leur oudation; car j'ai trouvé qu'une baUerie , dont la surface armée est dt quarante pieds carrés, et que l'on cbarge à dix grains,

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On peut Éaiire de direrses matrièreâ les expériences relatives k la combustion des ttiétatix. Si Ton place une feuille de papier parallèlement au fil de métal ^ et à (m huitième depouce environ audessous ; immédiatement après la décharge , elle offrira une très*belle impression ; résidtat que Ton obtiendrait aussi en se servant d^une lame de verre; mais ^ dans ce cas^ on i^marquerait que l'oxide entoure une portion de li^tal qui n'a point été brûlée. Lesoxides que l'on pfroduit ainsi ont une couleur qui diffère de celles que présentent les poussières que Ton recueille dans le récipient; puisque, dans quelques circonstances , umméme métal fournit plusieurs couleurs.

M . , ■ fc INH * ■ I II I ■ I rill

iStiié ll^lliéffié Quantité de fil (Tor qu'une batterie Je vingt pieds chargée k vingt grains ; et, iots^c rëiedtrieit^ esi moins ûtCense , les jarres sowt moîtis exposto k être brisées.

C'est en eMpiotyaM de celle maaîèra Une forte batterie , que furent prodaits les tfchaifliUdns d'oxidé â*or et da caîvre, dent j'ai donné la figure daiis un petit nombre d'exem^tfîi es de cet ouvrage^

Les traces que laissent, sur le verre oh sur lé papier > les oxides faits fkt Télectriolté, diffibreat essentieneiaeiit i nêmii lorsqu'en apparence ils sont produits dans des oirconstancés semblables ^ et parmi le uotidyre consîd^abk d'expé-^ rieilces que j'ai faites ^ je n'ai jamais pu obtenir deux ëdutt-** tiUotts qui fuascat esaclement pareils.

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JLes diarges employées par M. Cuthbertson sont assez généralement très^fortes ^ et par conséquent susceptibles de casser les jarres de la batterie» Je me suis servii pour mes expériences, de fils métalliques plus fins et moins longs que ceux dcfnt il fit usage. Aussi n'ai- je en besoin que d'une charge modérée : la table soÎTante , pour laquelle j'ai conservé les mêmes indications que dans la précédente , faié connaître las résuhaU que j'ai obtenus.

hsL longueur du fil métallique brûlé dans chaque eaqpérience était de cinq pouces.

Fil d'or. . . .

f3 d'argent. .

Fil de platine.

Fildec«irrt.

Fil de fer. • .

Fil d'étain . .

Fil de xinc . .

Fil de plomb .

Fil de laiton .

la. . .

Cftileiifa An fi|ptf«i inr !•

pourpre et brun, .gris, brun et vert, gris et brun peu

fonc^.

vert, jaune et bmtt.

bruo peu foncé, jaune et gris, brun foncé, brun et gris bleu, pourpre et brun.

JLe fil de laiton est quelquefois décomposé par le passage de la charge ékctricfue; le cuirrt et le zinc^ qui en sont les parties cuitôtituaivtes^ sont séparés l'un de l'autre , et quand on recueille ces ozides sur une lame de rerre, ils

présentent les couleurs métalliques qui leur sont propres. Les impressions que laissent tous les oxides métalliques, sont habituellement plus belles quand on les reçoit sur le verre , que quand on les recueille snr le papier ; mais leurs couleurs sont alors moins durables.

Les oxides produits par rélectricité paraissent formés de' plusieurs parties distinctes, ]4us ou moins fine». Lorsqu'on fait Texpérience dans un récipient, une partie de Toxide immédiar tement formé tombe au fond , tandis qu'une autre portion reste suspendue dans Tair peudant un temps considérable, et est ensuite graduellement déposée : il est probable que c'est à cette circonstance que l'on doit, en quelque sorte , attribuer la diflférence de couleur que Ton remarque entre les oxides form^ dans un récipient et ceux faits à l'air libre; car, dans ce dernier procédé , il y en a toujours une portion qui est perdue.

L'action chimique qu'exerce rélectricité est d'autant plus remarquable , qu'elle tend également à favoriser les combinaisons et les décompositions. Les oxides déjà formés peuvent , par son moyen , être ramenés à l'état métallique » let il ne £siut pour cela qu'^n appareil trèssimple.

Exp. 78. Placez horizontalement un tube de

verre dans lequel vous mettrez de Toxide d'éfaia f eu quantité suffisante^ pour recouvrir à peu près un demi-pouce de la partie la plus hasse de sa surface interne. Vous fixerez ensuite ce tube sur la tablette de l'excitateur universel, et dans chacune de ses extrémités , vous introduirez un des conducteurs, en telle sorte que l'oxide métallique soit placé à égale distance de l'un et de l'autre. L'appareil étant ainsi disposé I faites successivement passer au travers plusieurs décharges, ayant soin de rassembler Toxide chaque fois qu'il est dispersé. Si les charges sont assez fortes, une portion du tube sera bientôt tachée d'étain métallique; revivifié par l'action de l'électricité transmvse.

On peut, en suivant le même procédé, reviyifier d'autres oxides métalliques; et, si on se sert de vermillon (sulfure de mercure), ses parties composantes , le mercure et le soufre se sépareront avec une telle facilité que , pour réussir , il suffira d'employer une jarre de dimension modérée.

LiOrsque l'étincelle électrique éclate dans différéns fluides, elle les décompose; par exemple, l'eau est convertie en deux gaz, oxigène et hydrogène : leur proportion est une mesure du premier , et deux du second : quand on a ainsi obtenu une suffisante quantité de ces gaz ,

si on Sait passet* au travers une étincelle électrique^ ils s'enflamment y se combinent, et Teau est alors) reproduite.

Cette expérience fut d^âbord faite par une société de chimistes hollandais qui s'associe^ rent M. Cuthbertson; elle est fatigante et en-uuyeilse (*) , à raison du temps qu'elle exige \ cependant on peut la rendre plus fiaicile , eu suivant le procédé imaginé par le docteur Wollaston (**). On termine en pointes, ausn aiguës que possible, les extrémités de deux fils très-fins d'or on de platine ; on les insère dans des tubes capillaires , dont les extrémités doivent être ramollies à la lampe, pour faire adhérer entre eux le métal et le verre. On Jbnd ensuite graduellement ce dernier , jusqu'à ce que les pointes des fils d'or soient perceptibles k la loupe. Tout étant ainsi disposé , on [Jace deux de ces tubes dans un vase contenant de 1 eau , et on les maintient dans une positiock telle, que leurspointiy soient proches l'une de l'autre , et forment un circuit métallique in« terrompu : on met un de ces fils en commvt-

{*) Voyei un Mémoire du doct. Pearson, dans le loum^l de I^icholson , in-4. vol. I , page 241 ; on Transact. phtlor

vol. xxxvn, p. 142.

i*^) Trans. fhHùs. Vol. XCI, p. 4'>.j.

mi

nicatlon avec le sol ou avec le conducteur négatif de la machine; Tautre répond à une ' boule isolée , placée à une petite distance du conducteur positif. En dirigeant ainsi un coui^Qt d'étincelles électriques, on verra s'élever, des pointes de métal , une série de très-petites balles de gaz que l'on pourra recueillir, en plaçant un petit récipient renversé , au-dessus des extrémités des fils métalliques. Il sera ensuite Ëiciled'enflamnier ces fluides , en leur présentant une bougie allumée, ou eu faisant passer au tra- Ters une étincelle électrique: mais on doit obser« . yer, qu'il £iut beaucoup de temps pour obtenir une quantité de gaz suflisante pour en agir ainsi. Le docteur WoUaston a remarqué , que la rapidité de l'opération était en rapport avec la ténuité des pointes employées. Ainsi deux pointes, qui avaient l'une ^ et l'autre ^ de ponce de diamètre, décomposaient l'eau; la première lorsque la distance du conducteur ii la boule isolée était ; de pouce , et la seconde quand cet intervalle était de -^ seulement. Des fils ainsi préparés sont nécessaires pour décomposer tous les fluides conducteurs , parce qu'ik confinent l'action de l'électricité en un seul point, et préviennent ainsi la diminution d'in-

nsité qui autrement aurait lieu.

Avec des corps moins bons conducteurs.

comme les huiles, l'alcohol etFe'thér, celte précaution est inutile : ces liquides peuvent être décomposés avec l'appareil (fig. 27); les étincelles se portent du fil de platine au fond de la capsule de métal , sans aucun risque de briser le tube, dans l'intérieur duquel s'élèvent les produits aériformes dégagés. Les fluides élastiques qu'on retire des substances inflammables , sont principalement ceux que Ton a nommés gaz hydro^ gène-carbonés ; ils sont formés d'hydrogène tenant en dissolution différentes proportions de carbone. Lorsqu'on décompose les acides concentrés, le produit gazeux est ordinairement de l'oxigène.

Le docteur Wollaston , au moyen de deux pointes d'or très*iines, transmit un courant d'électricité le long d'une carte humectée avec la teinture de tournesol : après un petit nom-bre de tours de la machine, il se manifesta, vers la pointe positive, une teinte rougeâtre qui reprit sa couleur bleue primitive lorsqu'elle fut mise en contact avec la pointe négative. Il parait donc que vers le fil positif, îl se développe uiie puissance qui agit à la manière des acides ; effet que Ton détruit en substituant l'électricité négative.

Le même physicien mit, dans une dissolution de cuivre, deux fils d'argent (euvelop-

pés de cire à cacheter, de manière à n'en laisser apercevoir que les extrémités) : faisant alors passer un courant électrique à travers les fils, celui qui répondait au conducteur négatif fut recouvert de cuivre; et, en renversant les communications, la couche métallique disparut.

L'emploi de Tétincelle électrique, comme agent chimique, présente de très-grands avantages, à raison de la facilité avec laquelle on peut la faire pénétrer dans les vases qui contiennent de lair; et son, influence est rarement plus énei^ique,que lorsqu'on Temploie pour opérer la comËinaison ou décomposition de différens gaz. On démontre la formation de Teau , en remplissant de mercure un tub^ de verre ( fig. ^5 ) que Ton renverse ensuite dans un. vase contenant du même métal ; puis on in** troduit dans ce tube du gaz hydrogène et oxi« gène , mélangés en proportion convenable , et occupant un espace d'à peu près un pouce en hauteur. Si Ton fait passer une étincelle entre les fils , les gaz s'enflamment, et le mercure remonte à la partie supérieure du tube , qui est alors recouvert d'une très-légère couche d'eau , provenant de la combustion du mélange. Dans ces sortes d'expériences, on doit donner au moins un demi-pouce d'épaisseur au verre, afin qu'il puisse résister à l'expansion produite

au moment de la combinaison des fluides élastiques.

On peut, en opérant ainsi , former une quan* tité appréciable d'eau ; pour cela on se sert d'un globe de verre épais : il doit être muni d'un robinet y avoir un fil de métal qui pénètre dans son intérieur, et vienne aboutir à peu de distance de la douille à laquelle le rolHnet est vissé : au moyen de la machine pneumatique, on fait le vide dans ce globe , que l'on adapte ensuite sur lin récipient également garni d'un robinet, et rencipli d'un niélange de gaz oxygène et hydrogène (voyeas fig. 5o), Les robinets étant ouverts , le ballon se remplira do gaz; ap^ès les avoir fermés, on dirigera à l'intérieur du globe et à laide du fil de métal, une étincelle qui se portera sur la douille ; à l'instant on apercevra un éclair brillant, et l'intérieur du ballon sera recouvert d'humidité. Ouvrant derechef les robinets, une nouvelle quantité de gaz se substituera à celle qui a été brûlée : interceptant de nouveau la communication , une seconde explosion pourra avoir lieu , et augmentera la rosée déjà recueillie (*). En répétant cette expérience , toujours de la — — . , . ■ ■ ■

(*) Cette expérience fut d'abord faite par M. Cayendîsh , dans Tannée 1781.

même naanièrei onfioira par obtenir des gouttes d'eaa (a5).

Exp* 79^ Prenez un tube de verre épais p fermé à un, bout et traversé perpendiculaire-^ jnentà son axe, par deux fils de métal disposés de manière que Ton puisse £ùre éclater^ une étincelle dans son intérieur : dormez avec un bouchon l'extrémité ouverte du tube , après y ayokr ûtit entrer un mélange de gaz bydro** gène et oxygène ou d'hydrogène et d air atmosphéri<]ue : faites alors passer une éli^^ i:eUe; aussîtèt une forte explosion aura lieu , et le bouchon sera chassé avec violence. Un ap« pareil particulier est quelquefois di^M^sé^ pour faire de cette expérience une sorte de récréa* tioQ ; on le nomme pistolet d <Mir inflammable ( pistolet de Volta).

La iacilité ayec laquelle le gaz hydrogène s'enflamme « même par une étincelle électrique modérée 9 a conduit le professeur Voha à ima^giner sa lampe à air inflammable (il y a quelque temps qu'une patente a été accordée , pour uoe modificatipu que Ton a fait subir, à cet appsureily ce qui le rend propre à fournir instan" taaément^de la lumière). La lampe consiste en un réservoir rempli de gaz hydrogène soumis à la pression constante d'une colonne d'eau ; le réservoir est fermé par un robinet qui , lorsr

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qu'on Touvipe , laisse un filet de gaz sVchapper par un petit ajutage. Dans une boite située au-dessous du réservoir, est placé un électn>pbore ; un fil de métal passe à travers un tube de verre , et s'étend de la partie supérieure de la boite au robinet ; à la clef duquel le conducteur de rélectrophore est attaché par un cordon de soie. U résulte de cette disposition que le même mouvement qui ouvre le robinet , élève le conducteur; et Fétîncelle que fournit ce dernier est transmise, par le fil de métal isolé , au courantde gaz qu'elle enflamme : cet effet a lieu chaque fois qu'on tourne le robinet , car Télectroj^ore produit des étincelles pendant un temps considérable, sans qu'il' soif nécessaire de Texciter de nouveau ; et la quantité de gaz consommé chaque fois que l'on répète cette expérience est très-peu considérable- : en sorte que Ton peut se procurer de la lumière plus de cent fois avant d'avoir épuisé le réservoir, qu'il est alors facile de remplir (24)« *

Le docteur Priestley remarqua , que toutes les fois que Ion faisait , pendant long-temps » passer des étincelles électriques à travers une quantité donnée d'air atmosphéitque rea-> fermé dans un vase, son volume diminuait , et qu'en introduisant une teinture bleue végétale dans cet appareil > la liqueur devenait rouge , ce

qni ÎBdiqoait la présence . d'un acide. M. Ca^ vendisha ùàt CËtte expérience avec beaucoup d exactitude; et il a prouvé que les élément de Tair atmosphérique (oxigène et azote )^ se combinent par ce moyen en proportion dif^ lereate^ et forment de l'acide nitrique ('♦'). L'air dont il se servit * pour constater ce fait, fut retifermé entre deux colonnes de xnercare, dans la partie angulaire dun tube recourbé , d'abord rempli de ce. métal , pui$ renversé ^ et ayant ses deux e^Ltréjtliités plongées dans des vases séparés , contenant eux-mêmes du mercure (voyez fig. 5i ). Lair introduit dans ce tube occupait la partie supérieure de la courbure , dans l'étendue d'un pouce ou d'un ponce et demi : le mercure de l'un des' vases fut âloT^ itiis en communication avec le conducteur négatif ou avec le sol ^ et celui de 1 autre vase , avec une boule isolée placée dans le voisinage du conducteur positif , de sorte qu'un courftnt d'étincelles traversait la portion d'air emprisonné : comme son volume dimi* nuaityde nouvelles quantités furent introduites dans le tube, de manière que la longueur de la colonne fut conservée à peu près la même :

(*) PM. trans. yoI. LXXV,pag. 372, et vol. LXXVin, pag. 261.

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îl (âllut rarement moins de quinze jours ou de trois semaines pour compléter Texpérience , la machine ëtant mise en mouvement pendant une demi-heure environ chaque jour. Le diamètre inte'rieur du tube doit être de -^ de pouce à peu près , et au lieu d*avoir la forme qui vient d'être décrite , il peut être droit ayant un fil de platine mastiqué à lun de ses bouts , et son extrémité ouverte plongée dans un vase contenant du mercure ( 6g. 32 ).

M. Cavendish a reconnu que l'expérience réussissait mieux , quand on substituait k Fait atmosphérique cinq parties d'oxigène et trois d'air commun : le mélange disparait alors près* que entièrement 9 et, si on introduit dans le tube une petite quantité de dissolution de potasse, ropération est accélérée , et la disso* lution devient du nitrate de potasse ou sal« pétre.

Cette opération fut répétée deux fois en grand par M. Gîlpin , sous la direction de M. Cavendish et autres membres de la société royale : il y eut de légères différences dans la proportion des gaas absorbés ; niais , d'après le résultat moyen de ces expériences , il pardt que l'acide nitrique est formé de sept mesures d'oxigène et environ trois d'azote.

On peut faire un grand nombre d'expériences

relatives slvlx combinaisons et décompositions ' des divers gaz; les décrire avec détail serait inutile pour ceux qui ne sont point familiarisés avec les phénomènes de la chimie , et le but de celui qui étudie cette science sera complètement rempli , en indiquant d'une manière sommaire les gaz qui sont affectés par Télectricité, et les résultats auxquels donne lieu l'influence de cet agent. Les fluides élastiques, que Ton veut soumettre à Faction de l'éleclricité , sont habituellement contenus dans un tube fermé à une de ses extrémités , près de laquelle sont deux fils de métal qui pénètrent dans son intérieur. On remplit ce tube de mercure, et on le renverse ensuite dans un vase contenant de ce liquide : le gaz est alors introduit en quantité suffisante pour déprimer le mercure jusqu'au-dessous des fils de métal, entre lesquels on &it éclater des étincelles, jusqu'à ce . que Fefiet indiqué soit produit : une seule suffit ordinairement pour déterminer la combinaison , lorsqu'on opère sur un mélange de gaz hydrogène et oxigène : mais oo est quelquefois obligé d'entretenir le courant électrique pendant plusieurs heures , lorsqu'on agit sur d'autres mélanges.

Les nombres placés devant le nom de chaque gaz ou devant celui des résultats qu'ils four-'

Hissent ( ainsi qu'on le voit dans la table suivante ) f indiquent les quantite's employées ou celles des produits obtenus ; on a usé de cette précaution, principalement dans les cas où l'emploi de proportions différentes donnerait lieu à d'autres résultats.

GAZ MÉLANGÉS* IVÉ9ULTAT S.

Air atmo6phcrt<{ae et hytlrogèoe. . . . eaa e( azote.

Oxigène ei hydrogène. «an.

Chlore et hydrogène ackle moriatîqae (bjdrochloriqiie}.

Acide mDriatî<{oe et oxigène chlore.

Ozide de carbone et oxigène acide carbonique.

Azote et oxigène acide nitrique.

Acide sulfureux et oxigène. ..... acide aulfurique.

Hydrogène phosphore' et oxigène. . . eau et aciile phospLoriq^e.

Hydrogène sulfure et oxigène eau et acide sulfureux.

Oxigène et ammoniaque eau et azoïe {*),

loo gaz olefiant et a84 oxigène. . . . acide carbonique et eau. 100 gaz olëfiant ei 100 oxigène. . . . oxidedecarbone et hydrogène. 100 hydrogène carburé et 100 oxigène. oxide de carbone et hydrogène. 100 hydrogèue carbupc et 200 oxigène. acide carbonique.

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