GAZ COMPOSÉS. RÉSULTATS
Ammoniaque hydrogène et azote.
Oaz olcfinni « . . carbone et hydrogène.
Hydrogène carborë carbone et bydrofène. '
Et par analogie , il est probable que tous les composés d'hydrogène unis à une substance inflammable , sont également susceptibles d être décomposés par l'électricité. Ces divers effets, résultats dune même cause, ne paraissent point susceptibles de recevoir dautre explica^ tion, que celle qui regarde l'électricité comme développant une action mécanique ; et encore dans cette hypothèse ne sont-ils pas très-intelligibles : l'agitation momentanée que l'étincelle imprime aux différens milieux , doit être considérée comme propre à faciliter un nouvel arrangement des particules; mais, dans cette supposition , pourquoi le changement estil instantané dans quelques circonstances, et graduel dans d'autres ? Par quel renversement de principes, la même cause qui unit les molér cules des corps est-elle; ensuite capable de les séparer? Ces questions seraient intéressantes à résoudre ; mais ici on ne voit point comment on pourrait parvenir à trouver la solution d'un problème qui , pour le moment, parait si difficile : le chimiste doit être satisfait des avan-
tages que peut en retirer son art, et attendre que les progrès de la science amènent le déve* loppement des rapports théoriques.
Lies. {^lénomènes lumineux que produit le fluide électrique y prouyetlt suffisamment qu'il exerce sur la lumière une influence ^ qui est d ailleurs confirméedWe manière remarquable par les efiièts qu'il détermine , en pââant yisi* blement sur la sur&ce de difierens corps qu'il rend pbospborescens. Les premières expe«riences de ce genre ont été Êâles par MM* Lane et Canton (^); et elles ont été depuis continuées avec avantage par MM. Wilson, Moi^an et Skriihshire (**).
Exp. 8o. Placez sur la tablette de l'excitateur universel un morceau de craie sècbe, dont VOUA mettrez la surface en contact avec les conducteurs ^ de manière que leurs extrémités soient distantes de deux pouces : ÊHtes passer de l'un à l'autre une forte décharge , et après l'explosion on apercevra , dans le trajet parcouru par l'électricité , une traînée de lumière qui présentera les couleurs prismatiques ^ et 4urera' pendant quelques secondes.
É|^1>»l II
(*) Histoire dé l'élèctHcité, paf Pricstley, p. Siîj. (♦♦) Jottinal de Nicholson , vol. XV, pag. 281; vol. XVI, psg. ioi;TolXIX,p. i33.
Lorsqu'on ùit passer un^ décharge à la sur* £M:e de divers autres corps, ou remanjue de semblables effets ; mais la couleur et la durée de la lumière varieut considérablement : et quand le fluide électrique passe au travers de quel« qoesHins , ils sont divisés en parcelles lumi^ nenses qui conservent leur éclat pendant un temps considérable. La table suivante contient rémsnévation de plusieurs substances qui peur Tent ainsi dire rendues phosfdiorescentes ; et elle indique également quelles sont les apparences qu'eUes mmifestenL
SaMace natif de baryte. . '. Biiet»riifaliiUloiDièrei«rt*.
Carfaouace de barjce ûaiif. ûUmf moini brillimie (*)•
AccUte de potasse tec. . . , lumière Terte brillante.
Acide •bcci nique r . ûient , ttàis plut darobic.
S^ien ta pain idem,
Gypec oo aâcoite • . . ûlem, mai* paHagêre.
CoqoiDes d*ho1iref caldnéee conleort pri8inBti((iice.
Coquilles cakioéei arec le aoofre. . . . lanière dorable et brillante.
Criaul da ncbt. Iwnièved'abwd rouge eteowita
blancbe.
QoarU lumière d'on blanc pâle.
Bons (iMa*'bora4a d« eodde) Inmièra terta faibit.
Aeida bondqoe (mât bMi<|aa). . . Ivinièra verte brillante.
Nous n'avons énumére ici qu'une très^faible portion des corps qui deviennent phosphorescens par l'action de l'électricité ; mais ils
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{*) Ces résùluu ont été obtenus dans des expériences laites avec des échantillons qui m'appartienn ent
ont été choisis parmi ceux qui possèdent cette propriété au plus haut degré. Le lecteur qui désirerait avoir des renseignemens plus détaillés sur la nombreuse série de ces substances, pourra consulter les Mémoires de M. Skrîmshire, insérés dans le journal deNicholson.
L'effet cpie produit l'explosion électrique sur différens corps opaques , est aussi remarquable que la propriété qu'elle a d'excit«r des phénomènes phosphorescens. - Le docteur Priestley en fit le premier la remarque; et , pour en acquérir la preuve, on peut répéter les
expériences suivantes.
' Exp .81. Placez , dans une rainure pratiquée a la surface d'un morceau de bois d'acajou, deux fils de métal disposés de manière qu'en les faisant glisser en avant ou en arrière, leurs extrémités puissent être placées à une distance donnée. Quand elles seront éloignées d'environ un demi-poûce, posez un doigt sur cet intervalle, et Ëdtes passer une décharge d'un fil à Fautre ; le doigt paraîtra transparent durant le trajet de l'étincelle au-dessous de lui , mais on n'éprouvera aucune sensation désagréable.
- Exp. 82. Substituez au doigt une jarre remplie d'eau- ou d'un fluide coloré ; au lAoment 'de la décharge, le fluide paraîtra distinctement éclairé.
: £xF. 85. éloignez de trois quarts de poace les extrémités des fils de métal , et sur Finter- Talleqni les sépare^ placez un morceau épais de terre de pipe ou de pierre ponce : lors de fexplosioD f ces substaDces opaques paraîtront par&itement tmusparentes.
Exp. 84- Placez cinq ou six csak sur une même ligne : mettez-les en contact les uns avec les autres ; fiâtes^ks trayerser par un petit choc , et ils paraîtront lumineux.
£xp. 85. Faites entrer dansun petit melon ,une orange ou une pomme , deux fils de métal ^ de &con qu'ils soient à une petite distance Tun^ de l'autre ; dirigez une commotion à trtvers ces fik, et le fruit paraîtra transparent.
Ces expériences peuvent être variées d'une fi>ule de manières^ puisque toute substance, qui n'est pas un bon conducteur , devient plus ou moins lumineuse, lorsqu'elle livre passage à la charge é^ctrique; mais on n'a pas encore observé de relations entre l'existence de cette' propriété et les caractères chimiques des substances dans lesquelles on la remarque.
Il est peut-^tre convenable de rappeler ici , que les expériences sur la lumière électrique^ c^ celles sur la phosphorescence , doivent être fûtes dans une chambre obscure; caria moin-,
dre lumière étrangère empêcherait ijot Foa p&t observer ces pbénomèàed.
bdépeadâmment des açtioiis cbilniqoes el méoaaiques de rélectrieHé ^ €pn déjà ont été déerltes^ on s'est encore assiuré que. cet agent exerce quelque inflnence sur les phénomènes magnétiques. Ou a souTent remaïqué que Taigtttlle d'une boussole variait durant un <Mrage ^ etdatis quelques eirconstaifces même, ses poks ont été renversés. Le docteoff Franklin fit fBS^ ser là dbarge d'une forte jarre à travers de iines aîgiâUes d'acier : leurs extrémités furent légè» reiK^ent bronsées, et elles contractèrent le magifétisme polaire. L'effet produit , déflend principalement de la situationi des aigtiilles , au moefient où elle» sont frappées; et fort peu dé la manière suivant laquelle la charge les traverse. Le magnétisme cominumqué est le plus ibrt, quand l'aiguillé qui reçl^it le okoc > est dirigée du nord au sud; et il est moindtg ^ quand e&e est toii^née de l'est à l'imest.
Ces sortes d'expériences rëussis^oort mieux avec des aiguilles oe iil d'a<iier> ajant 7; ou j; dé pouce de Aamètre et trois ou quatre poo|es de long. On pratique a leur partie moyenne utie petite excavation qui sert à les placer siir un pivot , lorsqu'on £aiit pusser suivant lettt* longueur la charge d'une batterie.
ExP. 8é. PfacèsK un fil d'âcier, tel quô nous Tetio&s de te décrire^ dans le plan dû mërîdieh ttagflétiqué i <ès pâ^er au travers la charge d'Une batterie nlodérétnent forte; il i^era aittakité, et rexttétAité dirigée Vers le sud sera hf pôte ^tid de cette aiguille.
ËÏP. 87. Aiinânteîlégètementunftl d*acief , atK{ttd t6u^ donnerez la méhte difettiôn quîi ceJirf de IVïpérifenéé précëdènte, ayant d*aîliélirs fkttébtion de tourner son pôle sud vers i6 wAà : là (Charge d\ine forte batterie détruiriaî son magnëtisnie ou ne Aver^èra ses pôles; si son magnétisme est simplement détruit^ une seconde charge laimantera de nouveau , mais les pôles seront alors inversement place's.
£xp. 88. Donnez à un fil d'acier une position verticale, et feites-le traverser par une forte charge : il sera aimanté, et son extrémité supérieure deviendra pôle nord; si vous le placez ensuite en sens opposé , la transmission d'un nouveau choc détruira son magnétisme ou renversera ses pôlels.
Une forte comAiotion détruit les propriétés de Taimant naturel à travers lequel on la £siit
Ces phénomènes ne fournissent aucun renseignement relatif à la nature du fluide électrique ^ et on ne peut pas non plus les regarder
comme propres à établir une analogie entre lui et la cause du magnétisme. Cette dernière faculté pouyant aussi être développée ou modifiée par une action mécanique , et par l'influence de la chaleur y il est d'ailleurs probable que y dans cet exemple particulier^ ces trois causes agissent à peu près de la même manière : mais, jusqu'à ce que la nature du magnétisme soit mieux connue , il est inutile de disserter sur l'influence que peuvent avoir les autres puissances pour développer ou modifier les phénomènes qui le caractérisent.
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