‹ Élémens d'électricité et de galvanismeChapitre 27 sur 35 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

ConMinution- de Tmpfareil voltaïque^ phénomènes

électriques qu'il produit. ' •

Ijorsque nous avons énumérë les combinaisons Yoltaïques simples, nous avons dit que celles du premier ordre étaient formées de deu3C métaux et d*un fluide; nous avons ajouté que Yolta regardait l'association de ces deux métaux comme la cause première des phénomènes que produisent ces sortes d^appareils.

Il y a deux méthodes , au moyen desquelles on peut mettre en évidence les états électriques opposés qui résultent du contact des métaux dissemblables. Dans la première , ce n'est qu'en se servant ^du condensateur que l'on peut faire diverger l'électromètre; dans la seconde, au contraire, on agit immédiatemer t sur cet instrument.

Nous avons précédemment décrit (*) i condensateur qui nous a paru et re le plus cou

• ■ ■ I I ■ I I ii.M^,^— ^ .11.. , I,

(*) Voy. p. 143. L'iBstiument est représenté par la fig. 19.

venable : Iorsqu*on en fait usage pour ces sortes d'expériences y il faut mettre son plateau isolé eu comniunication avec un électromètre à feuilles d'or^ qui ait une grande sensibilité.

Exp. i'*. Procurez-vous deux disques métalliques d'environ quatre pouces de diamètre, l'un de cuivre et l'autre de zinc ; conserveries parfaitement propres et brtUans , et au centre de chacun d'eux vissea un manche isolant, à l'aide duquel vous pourre^^ aj^liqiaer leur surface Tune contre l'autre. Après ua contact d'environ une seconde, séparez les disc|iie& , et porter celui qui est en cuivre sur le plateau isolé da condensateur : remettez ensuite en contact les deux métaux, séparez-les, et faites de nouveau com muniquer le disque de cuivre avecle condensateur : lorsque vous aurez répété cette opération dix à douze fois, vous éloignerez du plateau collecteur le plan non isolé , et aussitôt la divergence de l'élecU^omètre donnera des signes d'une électricité que Ton reconnaîtra être négative.

Exp. 2. Détruisez la divergence de l'électromètre; disposez le condensateur comme précédemment; répétez les contacts des disques isolés, zinc et cuivre , et chaque fois que vous les aurez séparés, portez le disque de zitic sur le condensateur , dont vous retirerez ensuite

le plateau rtoh isolé; alors f eletlrom&tre divergera, et vous trotiVetez 9oû électricité positive^ Exp. 5. Mette7i fiur ane table un disque de curvre, auquel Vous saperjposeres uq disqtie de ^inc, que tou9 recouvrirez ensuite avec une l'dndetlé ftiouHlée de cuir , de carton ott de drap. An moyen d'un fil métaffiqt^, faites cocttitiiuniquer ^ peildant nttè deiiii^Tninute en* viron , le conducteur htimîde avec le plateati isolé du condensateur : retire» alors le fil de mét^ , et mettez en contact, avec la partie supérieure de réiëètromètre (fig. ao), le plateau collecteur du condensateur dont ensuite vous renversët-ez en arrière le plan non isolé. Cette Opération transportera la charge recueillie sur le premier înstniitierit , à la partie supérieure de l'électromètre ; et ses feuilles d'or manifesteront une faible électricité positive , aussitôt qu'après avoir retiré le plateau collecteur du premier condensateur, vous renverserez en arrière le plan mobile de lelectromètre. Si Tassemblage cuivre, zinc, et drap mouillé, est retournç, et que l'on mette le cuivre en contact avec le condensateur dont on transportera ensuite l'électricité sur l'électromètre, la divergence sera négative (*).

(*) Ces cxpcrienccs exigent beaucoup de soin ; l'ifleclrê-

Exp. 4- . Prenez une capsule de cuivre , à laquelle vous adapterez un manche isolant , et en la perçant d'une multitude de petits trous, vous en formerez une sorte de crible que vous remplirez ensuite de limaille de zinc ; placez un grand disque d'etain ou de cuivre à la partie supérieure de l'ëlectromètre à feuilles d or : tenant aloi^s, au m#yen de son manche isolant, la capsule de cuivre, vous ferez passer, à travers les ouvertures dont elle .est percée, Ja limaille de zinc ; elle se déposera sur Telectromètre, qui bientôt donnera des signes d'une électricité positive : si l'on examine Tétat du cuivre , on le trouvera négatif.

Exp. 5. Répétez l'expérience précédente , en substituant un crible de zinc à celui de cuivre, et de la limaille de cuivre à celle de zinc : le crible sera alors électrisé positivement, et la limaille négativement.

On peut faire ces sortes d'expériences avec d'autres métaux ^ et presque toutes les fois que vous mettrez en contact l'une avec l'autre deux

mètre et le plateau collecteur du condensateur doivent être parfaitement isolés : le physicien ' doit apporter rattcnlion la plus minutieuse pour ne négliger aucun détail ) et eucore, lorsqu'il a égard à toutes ces conditions , Télectromctre n'indique souyent qu'une divergence très-faible.

isubstances métalliques dissemblables, et qu'ensuite vous les séparerez, elles seront élecf risées en sens inverse. Si on les dispose dans l'ordre suivant: zinc, fer, étain, plomb, cuivre, argent, or, platine, on trouvera que chacune d elles devient positive , lorsqu elle est mise en contact avec celle qui là suit ; et négative au contraire, lorsqu'on l'oppose à celle qui la précède.

Ces £aits semblent indiquer que , lorsqu'on associe deux métaux différens , l'attraction que chacun d'eux exerce sur le fluide électrique est modifiée , et que par conséquent une portion de Félectrlclté de Fun pas^e à l'autre. Cette supposition étant admise, les états opposés dans lesquels se trouvent les rnétaux à l'instant de leur séparation, sont confornies aux eflets que Ton observe dans les autres modes de production électrique (*) .

(^) La nouvelle mëthode d^isolement que j*ai décrite k h fia du troisième chapitre de l'avant-deruière partie de cet ouvrage 9 m'a permis de (aire sur l'électricité qui se manifeste, à riostant du contact des corps dissemblables , des expériences plus exactes que celles qui avaient été tentées jusqu'à ce jour.

Il était h désirer que les substances destinées à produire l'électricité que Ton se proposait d'examiner, fussent constamment mise5 en contact avec le même corps ^ à cet effet ,

Ii6â métaux dont on se «ert le plus copimuiiémeni , pour la cpn&tructjloa de 1 appareil

jVmpJoyai écax métliodes dîfféreatos. Dans k première , je me «ervii <l*uiie sorte At icrible ^ que )'<oi|s k fmn ie \m nettoyer chaque fois ^ et à u^ven lequel je A* paaseriasubtlance que je me proposj^i d'exauûner : elkr était alors jeçue h la partie siipe'rieure d'un ëlectromètre extrémeiaept sen- «ble. Le second procédé consistait à étendre, sur une fcoille de papier bien sec , la substa^ice réduite en une poussière trcs-6ne avec laquelle on mcUait en contact un dis^e de cuivre isolé , que l'on portait ensuite sur mi cendensaleiir; oa répétait cette opération jusqu*^ ee quel'instrament «et aofos une charge suffisante. Quel que fôt Je proocdé qiis en usage, les eficts produits eurent une grande iutcuisité, chaque fois qof les substances fureotextrémemcot dÎTiaécs. C'est en opérimt -ainsi ,que je parvins h obtenir de rélectricilé en mettant des sl- .calb' en contact avec iin disque de cuivre ou d'argent , cipéricnce que le chevalier H. Dav j avait iofructneosement essayée, quoiqu'il y eut d'ailleurs apporté beaucoup de soin. Je csssai en petits morceaux les alcalis purs, je les mû ensttîie dans «ne petite iiole ouverte , -qui iut exposée , pendant un .^nait d'heure à peu.pt es, fi une chaleur modérée trop faible pour les fondre ; ils furent rédiJits en poudce dans un mortier chaud .et sec, et immédiatement après éten^ua sur une feuille de cartop V^ès-mince et bien séchée qui, pendant quelque temps , attirait l'humidité de l'alcali aussi vivement que ce dernier attirait celle de l'air : en général , l'opération derait être terminée aussi promptement que possible.

Comme, dans toutes les expériences. qui fièrent ainsi faites, les plus grauils eficts curent lieu quand ouie servit do subs*

Toltaïque 9 «ont lé cuivre et le zinc; \U produ!'seal des elfets qui , relativement à leur prix ,

tances rédaites en poussière très«fiue, î) paraH fort probable q«e ce m^ Se pNHkratioB ^lednque n'^cst qu^iine VMriétë des procédés- dont on fait bakituellemeat ssAge.

£a projet»»! ^r «l'^lepiMinètre le* p«u»»ières stuVantes, 00 obtint 4^ rélectricité négative.

Cuivre, fer, zinc, ëtaiu, bismuth, antimoine ^ nickel » plomb noir,x:baiix, magnésie, baryte, strontiancy alumine, silice, oxidc brun de enivre, oxide blanc d'arsenic, oxide rouge de plomb , litliarge , blanc de plomb , oxide rouge de fer, acétate de corne , snlfate de «uivre , ^sulliate^ soude , pbos* pbate«d0 soude, ottrif anales de sonde» d'^nunonia^ue , de potasse , de chaux , muriate d'ammoiùaque.^ semences <(e perles communes, acides boraciquc, benzciquc, oxalique, citrique y tartarique , crème de tartre , oximuriate de potasse , potasse et sonde pures, résine, soufre, sulfure de chaux, «midon , orpiment , etc.

LesstAistanccf) su ivantes , lorsqu'on les emploie de la même -Bimièn: , f^nrwsoDt de rélectricité positive.

Farine de froment , gruau d'avoine , lycopode , quassia , Mi«iiauMBAia<cq pondie^ churbon deboift , svdfAte et nitrate 4e potasse, acétate àt plomb, oxide d-étain.

•U pavait^ d!i|prèft tços iails, qn'un très«petit nombre de mbstances aeukmant aontracient I eleotnoité positive lorsqu'on .les fait passer à travers le orin, la flanelle et la mou»* seline^car^ on eisayont «baeuue de ces étoffes isolément, |ai trouvé qu'ollos fouroiasaient les mêmes résultats»

Va plan dfi ruivn., •«ecessivenient mis en contact avee diâerentcs substances , leur a communiqué un état électriquo

sont plus grands que ceux que Ton obtiendrait de toute autre combinaison. L'argent etie zinc, ou l'or et le zinc , seraient plus énergiques ; mais la différence n'est point assez grande pour compenser l'augmentation des firais que Ton serait obligé de faire.

Une simple couple de disques métalliques , quelle que soit d'ailleurs leur dimension, ne produirait que des effets excessivement faibles. On a essayé de combiner ensemble l'action de plusieurs groupes. Le professeur Robison disposa

indique , dans le tableau suivant , par le titre de la coioue 1 où on les a inscrites.

POSITIF. NÉCATIF.

Chaux , baryte , strontiane, Acides benzoîque , boradmagnésie , soude pure , potasse que , oxalique , citrique , sipure, semences de perles com* licé , alumiae , carbonate nauncs^car^o/ia/e^depotasse, d'ammoniaque, soufre, réde soude, acide tartarique. sine.

On a plusieurs fois rëpctd ces expériences , et constammat elles ont donné les mêmes résultats. Tout bien coosidëré, elles ne paraissent point être favorables k Tidée qui suppose l'existence d'une énergie électrique naturelle ; et comme les effets obtenus en se servant du soufre et de la résine ressemblent à ceux qu^on aurait produits en les frottant, ils rendent très-probable l'opinion qui attribue au contact de corps dissemblables la source primitive de toute production électrique.

une série de disques zinc et argent^ dun dia^ mètre à peu près égal à celui d'ua shilling, et il en forma une espèce de rotiteau : appliquant ensuite la langue à un des bouts, il ressentît unesensation plus forte que celle qu'on éprouve avec un seul assemblage : maîs^ à d'autres égsirds , rénergié de cet appareil ne paraissait pcMnt être plus considérable. D'après la dîspo- Âtion indiquée , chaque disque de zinc était nécessairement placé entre deuiAisques d'argent, et réciproquement chaque disque d'argent entre deux disques de zinc; il faut en excepter le premier iet le dernier. Or, nous ayons dit que le contact du zinc avec l'argent ou le cuivre, détermine une portion du fluide électrique à passer de Tun ou de l'autre métal à celui qui lui est opposé; et conséquemment , lorsqu'il n'y a qu'une seule couple , zinc et argent, par exemjrie , la surface extérieure du premier parait positive et celle du second négative ; mais si de part et d'autre le disque de zinc est en contact avec cuivre ou argent, le fluide tendant k se mouvoir dans des directions contraires , aucune des deux su^aces ne pourra donner des signes d'électricité; la même chose aura lieu en sens inverse 9 lorsque les deux côtés d'un disque d'argent ou de cuivre seront en contact avec

du zinc. De là il suit que tout arrangement de

cette espèce^ quelque nonibreux que soient d'ailleurs Us groupes employés, ne mamfestcra à ses extrémités opposées , qu'une intensité égale à celle que produirait une seule couple de disques métalliques.

Volta reconnut ce qu'avait de défectueux rappareîl imaginé par le professeur Robîson; et il trouva moyen de le modifier tonvenablement. Les expériences qu'il avait faites relativement à la cSknbinaisoH de deux mébiax avec un conducteur imparfait (comme Teau an les dissolutions salines), lui avaient appris qae la faculté électromotrice de ces liquides était très-faible , eu égard à Fénergie beaucoup plus puissante que développent les métaux combinés, en telle sorte que Ton pouvait ne les consi*dérer que comme des conducteurs. Il sépara donc, par un intermédiaire humide, chaque série de couples métalliques,, et parvint ainsi k réunir leur puissance sans développer des actions contraires; car les disques zinc et af«* gent , ou zinc et cuivre, étaient alors en con* tact par une surface seulement; bien que d'ailleurs la communication fût établie entre tous les étages de la série (3o). ^

Pour construire un tel appa^reil, procures-' vous un certain nombre de plauszinc.et cuivre ^ ou zinc et argent, ronds ou carrés J. et dune

dimension quelconque : ayez un nombre égal de morceaux de drap , de cuir ou de carton de la même forme ^ mais un peu moins grands; Êtiles tremper ces derniers dans de Feau salëc , jusqu'à ce qu'ils soient bien imbibés. Mettezsur une table une pièce d'argent (ou de cuivre); placez au-dessus une pièce de zinc , et sur ce dernier un des intermédiaireshumides ; sur celui-ci ilne seconde sene argent , zinc et drap mouille (ou carton) ^ tous continuerez , dans le même ordre ^ jusqu'à ce que vous ayez une colonne de cinquante ou soixante étages, superposes les uns aux autres (^). On ne saurait apporte^ trop d'attention à placer régulièrement les disques. Si , dans le premier groupe , l'argent est placé en dessous , le zinc ensuite , pui5? le drap mouillé, on doit observer la même dispo^ sition pour tous les autres assemblages.

Exp. 6. La pile de Volta étant disposée ainsi qu'il vient d'être dit, si une personne mouillé ses mains avec de l'eau salée, et'preml dans

(*) Lorsque la pile est composée d'ua grand nombre de pièces, pour les enipéchfr de tomber, commuDëment on les maintient entre trois piliers de verre enduits de vernis ; on les fixe à égale distance Fun de l'autre en les mastiquant dans an morceau de bois épais qui sert de base k h pile. ( Yoycî fîg. 36. )

chacune d'elles une cuillère d'argent, dont elle se servira pour toucher simultanément le haut et le bas de la pile ; chaque fois qu elle renouvellera le contact, elle ressentira une commotion distincte , mais légère , qui ressemble à peu près à la sensation que fait éprouver une batterie faiblement chargée : cette secousse est d ailleurs d'autant plus forte que le nombre des étages de la pile est lui-même plus cousidérable. Si la communication est établie avec lune quelconque des parties voisine des yeux, ou avec une cuillère d'argent mise dans la bouche, au moment du contact on apercevra xm éclair brillant , que les yeux soient d'ailleurs ouverts ou fermés.

Cet appareil conserve son énergie pendant quelque temps; puis il la perd graduellement; car les plaques de zinc sont bientôt oxidées , à raison de rinfluence qu'exerce l'humidité : aussi est-on obligé de démonter la pile et d*en nettoyer les disques, opération qui est vraiment fatigante, lorsque le nombre desétagesest considérable. On remédie en partie à cet inconvénient , en soudant ensemble chaque couple zinc et cuivre , au lieu deles mettre simplementeft contact. M. Cruickshanks a imaginé un procédé plus commode encore. Il consiste à cimenter chaque assemblage métallique^ zinc et cuivre, dans des

rainures pratiquées aux parois d'une auge en bois d'acajou. On dispose la série des plans dans un ordre régulier, et on a soin de ménager entre chaque couple un intervalle étroit que l'on remplit avec de l'eau, ou autre fluide conducteur destiné à remplacer les intermédiaires humides dont on se sert pour la pile ordinaire : le liquide pouvant être aisément retiré et replacé, il faut beaucoup moins de temps pour disposer convenablement cet appareil, auquel on a donné le nom de cuve ou batterie voltdique ' on s'en est beaucoup servi dans ce pays , et c'est peut-être jusqu'à présent ce qu'on a inventé de mieux ; sa construction étant d'ailleurs fort simple.

On coule les plans de zinc dans un moule de fer on de cuivre ; on peut leur Sonner un huitième de pouce d'épaisseur : les plans de cuivre ne doivent point peser au delà de douze à quatorze onces par pied carré, et ils peuvent n'être soudés au zinc que par un côté seulement , les trois autres étant garantis par le ciment (*) qui les fixe dans les Vainures

{*) Les diflKrcns cîmens dont on^ se sert pour la construcfîon d'un appareil électrique, sont formés priucipaîemeat aTec de la résine, à laquelle on ajoute quelque substance pour h rendre plus adhérente et moins fria]>1e. Cinq livres

de la cuye , doat le nombre doit être égal à celui des plans qu'on se propose d y mastiquer; et en général, il doit y en avoir d'autant moins, qu'ils ont des dimensions plus considérables,* autrement l'appareil aurait l'inconvénient d'être trop pesant. Quand les plaques n'ont pas plas de trois pouces carrés, une cuye peut en ccmtenir cinquante, et la distance des rainures doit être de ti*ois à quatre huitièmes de pouce. Pour construire cet appareil , il fayt employer du bois très-sec , que l'on joipt avec du mastic ouximent; la cuve étant ensuite fo,rtement chauffée , on la place sur une table junie ; on verse dedans du ciment très-chaud jusqu'à la hauteur d'un quart de pouce : pendant cette opération ,

de résine , 4iii9 livre de cire , une livre d'ocrc rouge , et deux cuillerées de plâtre , fondues et bien njêlies ensemble , forment un très-bon ciment pour la plupart des usages. Celui qui paraît le plus convenable pour cimenter de grandes batteries voltaïques, et qui, en même temps, est moins coûteux , est formé de six livres de résine , une livre d'ocre rouge, une livre de plâtre et un quart de pinte d'huîle de lin : on peut en former beaucoup d'autres pins on moins fusibles , en combinant en différentes proportions les substances qui viennent d'être indiquées ; Tocre et le plitre doivent être bien dessécliés, et on ne doit les ajouter aux autres ingrédiens que quand ces derniers sont bien fondus.

1^» plans ontdû être fortement chauffés; il faut alors les glisser p^omptement dans les rainures, et les y appuyer avec force, de manière à ce qu'ils soient exactement enfomrésdansle ciment; on parvint ainsi à les bien fixer au fond de la cuve. Quand le ciment est suffisamment froid , on cloue, sur un des rebords de l'auge, une petite bande de sapin, de manière quelle déborde vers la surface interne d'environ un quart de pouce. La profondeur de la cuve étant à peu près trois quarts de pouce plus grande qiie la hauteur des plan^, il y a un intervalle entre leur bord supérieur et la bande de sapin. En mettant à plat , sur une table , le côté de la cuve auquel est attaché le petit morceau de bois, cet intervalle forme un canal dans lequel on peut verser du ciment très-chaud qui coulera entre chaque paire de disques^ de manière à mastiquer exactement un côté de toutes les cellules. Aussitôt que le canal est tout-à-fait rempli, on retire la petite attelle , et on incline la cuve de manière à faire sortir te ciment superflu; ceci étant fait, on cloue sur le côté oppose' tme nouvelle bande de sapin, et on répète la mente opération : quand Tinstrument est parfaitement cimenté, il peut être nettoyé et verni.

Si je suis entré dans des détails aussi minutieux, c'est que je ne sache point qu'on ait

encore donné de cet instrument* une description assez détaillée pour que chacun puisse le construire ayec facilité. ( Voyez figure Sy,)

L'appareil que Yolta a désigné sous le nom de couronne de tasses y n'est réellement qu'une modification du précédent. Il consiste en une série de verres ou godets remplis d'eau , tenant en dissolution une substance saline quelconque.. Dans chaque vase est plongée une des extrémités d'un arc métallique, formé d^une lame de zinc qui, au moyen d'un fil de métal, communique avec une autre lame de cuivre. Ces arcs sont tellement disposés que le côté cuivre du premier est dans le même verre que le côté zinc du second : le cuivre de celui-ci est avec le zinc du troisième, et ainsi de suite poiur toute la série : le premier et le dernier vases représentent les extrémités opposées de la pile. Cet appareil occupe un grand espace; aussi dei'nîèrement lui a-t-on substitué une cuve de bois d'acajou, divisée ^n cellules par des cloisons de glace , ou bien une cuve en porcelaine de Wedgewood, ayant des cloisons de même matièi^e. Les plans de cuivre et de zinc sont soudés l'un à l'autre par des prolongemens en forme d'arc, et chaque assemblage doit être placé de façon que les plans associés soient séparés par une des cloisons de la cuve : con$é-»

qucinment il y a dans chaque cellole ua plan de cuivre qui communique au moyen du liquide interposé avec le zinc de l'assemblage suivant , ordre que l'on ne doit jamais in-> tervertir. Ces sortes de cuves contiennent habituellement dix ou douze paires de plans qui sont reunis par un prisme de bois sëché au four y de manière à ce que l'on puisse simultanément les introduire dans les cellules , ou les eu retirer. (Voyez figure 58).

Cette construction donne la Caicilité de conserver le fluide dans la cuve , lorsque , pour suspendre l'action de lappareil y on retire les plaques de dedans les cellules ; et quand les métaux sont altérés , on peut aussi aisément les remplacer; mais les deux faces de chaque plan étant exposées à l'action du liquide , elles s'usent beaucoup plus vite , et il ne parait point qu a cet égard on obtienne jamais. des effets proportionnés à l'accroissement des surfaces.

On a singulièrement ûiit varier les dimensions des disques de l'appareil de Volta : quelquefois on ne leur a donné qu'un demi-pouce de diamètre , et dans d'autres circonstauces ils ont eu jusqu'à deux pieds huit pouces de large sursix pieds de long. Les plansdont la surface est la plus étendlie y ne servent que pour quelques expériences particulières dont nous parlerons

par la suite. Ceux dont on fait le plus souyent usage ^ ont de deux à six pouces carrés.

Dans tous les appareils que nous|ayons décrits jusqu'ici , les métaux se succèdent d une ma«* nîère régulière , en telle sorte que, si le premier disque dune batterie est de zinc, le dernier sera de cuivre; et, dans tous les eus, il y anra à une des extrémités une pièce de zinc , et à Tautre une pièce de cuivre , dont une des faces sera libre. Le bout de la batterie , vers leqaei sont tournées toutes les sutfaces cuivre, est nommé pôle cuivre , et on appelle pôle zinc celui auquel répondent les surfaces zinc.

Quand on a besoin d un puissant appareil, on peut combîner'enserhble plusieurs batteries que Ion fait communiquer d'une manière convenable, au moyen de bandes de cuivre: ordinairement on asSbcie Textrémité zinc de Tune d elles a l'extrémité cuivre de la suivante; et , en continuant de cette manière , tous les plans sont placés dans la même direction. S'il arrivait qu'une batterie, ou même que quelques-uns des plans d'une nombreuse série, fussent mis en sens inverse, ils diminueraient considérablement le pouvoir de l'appareil.

Le fluide placé entre les différentes paires de plans sert h combiner les actions que déreloppe isolément chaque assemblage, et de plus

parait* avi>lr. une influence manifiesie stor les effets produits. Une seule couple , zinc et cui« H'e y n'agira point volontiers sur rélectramètre condeosateur ordinaire^ si ks deux mélaux sont einaplemeçit mis en contact, tandis que Ittu d'eux €ommuni<fiie avec rélectromètre ; mais la plupart du teflnp64Xt instmmietit divers gerarapidemioat^ ai un morceau dedrap mouillé est placé sur le zinc. En outre ^ si une pile ou une batterie de cinquante étages est construite avec de Feau pure, elle fera éprouver une coiniiK>tiontrès^ibfe; mais , si ce liquide tient un sel en dissolution ^ le choc sera beaucoup plus fort : aussi a-t-oo , à juste titre , appelé le fluide interposé y eakdta$U de la batterie voltaïque.

Si on examine avec attention letat électrique des extrémités opposées d'une batterie vohajque qui est en activité ^ on les trouvera inversement électrisces. Pour 8*ea assurer^ lorsqu^il n'y a qu un petit nombre d'étages , on est obligé d'avoir recours au condensateur ; mais, avec une série de cinquante groupes, un âectromètre à feuilles d'or peut être immédiat tement influencé; avec une centaine découplés, la divergence est très^vidente, et , en employant une série de mille étages, l'écartement ne sem point douteux , lors même qu'au lieu de feuilles \

d'ôr, l'électromètre aurait des balles de tarean. Dans ces expériences^ on Êdi communiquer ^ an moyen d'un fil de métal , une extrémité de la batterie avec la partie inférieure de rélectromètre, tandis qu'un second fil , partant de l'autre extrémité^ estmisencontactarecle chapiteau* L'électricité accumulée vers le pôle zinc est toojouis positive ; celle qui répond au cuivre , toujoiurs négative.

Un fait qui , sans doute , paraîtra singolier, est qu'en se servant de la batterie de Voha, la commotion augmente lorsqu'on met l'appareil en activité avec de l'eau salée ^ ou autre fluide ayant quelque action chimique sur le zinc; cependant les indications électrométriques néprouvent aucun accroissement. C'est ce que Volta a montré le premier^ en tenant compte de la divergence que produit sur un électromètre l'appareil à couronne de tasses , mis en action avec de l'eau pure : il ajoutait ensuite 9 dans chaque vase^ une pincée de sel^ qui augmentait l'énergie de la commotion sans rien ajouter à l'effet produit sur l'électromètre. J'ai £ait plusieurs expériences de ce genre, pour lesquelles j'ai employé un appareil qui a varié, depuis cent jusqu'à mille étages, et j'ai trouvé que les effets électriques étaient plus forts quand l'aetion chimique était moindre. Ceut

disques furent mis m^ expérience au moyen de Feau : on tint compte de leur action sur Télec*» tromètre , et le choc fut à peine appréciable ; à l'eau on substitua de lacide nmriatique for^ tement délayé : la commotion devint beaucoup plus forte , mais Faction de la batterie sur f électromètre diminua sensiblement. J'ai mis beaucoup de soin pour répéter et varier ces expériences ^ et j'ai constamment observé qu'avec Feau commune , on obtient les effets électriques les plus forts ; et ^ ce qu'il y a de plus remarn quable , c'est qu'on produit une augmentation réelle de ces sortes d'effets , en combinant une batterie électrique avec un appareil ainsi préparé. Si ^ au moyen d'un fil de métal , on éta* blit une communication entre les deux extrémités d'une batterie voltaïque ^ qui ne contient que de l'eau pure , à l'instant où l'on fermera le circuit ^ on apercevra une très-^ible étin* celle , lors méine que la série serait composée de huit cents ou mille paires de plaques ^ et , si elle n'en renferme qu'un cent, Feflet sera rarement appréciable : mais y si deux fils métalliques partant de chaque extrémité de l'appareil commoniquent l'un avec la surface interne, etl'autre avec la surface externe d'une batterie électrique n'ayant pasmoins dedouzepiedscarrés desurface ipiée,cettebatterie se chargera sipromptement

que l'on pourra en r«tireW||es étincelles^ qui se succéderont rapidement, lorsqu'on fera comina^ tiiqucr avec sa face externe un fil de fer délié dont on se sefvira pour toucher successivement les tiges de métal qui établissent les commonicatibns entre Tintérieur des jarres. Lorsque, pour charger cette batterie , on emploie une série de trois ou quatre cents groupes, les étittcelles qu'on retire sont si fortes que, àPinstant où elles éclatent , le bout du fil de fer devient scintillant ; et y avec une série de mille étages , les étincelles sont accompagnées d'un bruit distinct, et ont assez d'intensité pour brûler des feuilles minces de métal ; ce qae ne pourrait faire l'appareil de Volta disposé avec l'eau commune.

J'ai eu occasion d'employer de cette manière nn appareil composé de quatre cents paires de plans, dont la surface était d'environ quatre pouces; il afiêctait sensiblement rélectromètrc, mais n'exerçait aucune action sur les corps combustibles. Je mis alors les extrémités opposées en communication avec une batterie électrique ; en un instant elle fut chargée assez fortem ent pour produire des étincelles brillantes qui se succédaient rapidement ; et la charge fut conservée avec tant de persévérance , qu'on en retirait des déchai:ges presque continuelles,

au moyen desquelles ou put *euflainmcr le phosphore et faire détonner le mercure • fulminant.

La machine électrique ]a plus puissante ne produirait pointde telseffets, quoique d ailleurs, en continuant long-temps son action ^ on puisse charger la batterie à un beaucoup plus haut degré. La quantité d'électricité que met en mouvement l'appareil voltaïque doit donc être très^ônsidérable ; mais, d'après les conditions auxquelles est soumise la production de ce fluide , il ne peut, en pareil cas , atteindre qu'une intensité très-limitée.

On a quelque raison pour croire qu^une por^ tion considérable de leffet produit par unecom^ binaison voltaïque, est perdue à raison du pouvoir conducteur des corps avec lesquels elle est en communication. Lorsqu'une batterie électri^r que est placée entre ses pôles , c'est une espèce de réservoir qui reçoit le fluide dévelo[^ : il s'y accqmulera donc proportionnellement » rétendui^ de ce réservoir , et dès-lor& il est probablaque des efiets plusénergiques auront lieu,, en se servant d'une, grande batterie , qu'en evot ployant une simple jarre : ces effets seront plus intenses si- on prétèi^e une grande jarre à une petite, et avec cette dernière plus forts que

SI Ton avait recours à Fappareîl tout seul.

Quelque courte que soit la durée du contact établi entre un appareil yoltaïque préparé avec de Teau et une simple jarre , cette do^ nière sera toujours chargée , et acquerra une intensité électrique supérieure à celle de l'appareil lui-même.

L'action que la batterie voltaïque exerce sur Félectromètre , augmente avec le nombre des plans; et Volta pense que cet accroissement lui est exactement propoitionuel. Selon Ritter; lorsqu'on se sert d'eau , l'énergie de la commotion croit avec le nombre des plans ^ tant qu ils ne sont point au-delà decinqà six cents; mais elle décroît ensuite si l'on en réunit une plus grande quantité. Quand on emploie de l'eau salée^l'eflet augmente à mesure qu'on ajoute de nouveaux plans , et continue toujours à croître de la même manière ; c'est au moins ce qu'indiquent les ^ expériences £siites avec la série la plus nom- \ breuse qu'on ait encore employée. J'ai observé la même chose avec des acides très -étendus d'eau : la commotion que fait éprouver un appareil composé de mille plaques^ est très-vive et très-<louloureuse«

Une très-ikible batterie de Volta a beaucoup de puissance pour provoquer le mouvement

musculaire. Si on introduit dans les oreilles dun bœuf (^), d'un mouton ^ ou d'un autre animal ^ récemment tué y deux fils métallitjueSy dont un communiquera avec l'extrémité d^une batterie de cent couples , tandis que l'autre sera , à diverses reprises ^ mis en contact avec l'extrémité opposée; chaque fois que Ton complétera le circuit , de forts nlouyemens musculaires auront lieu : et on pourra £iire mouyoir les yeux de l'animal et imiter les mouvemens qu'il ferait pour flairer ou mâcher. Avec un appareil beaucoup moindre^ on peut violemment agiter les jambes d*une grenouille y €t même la faire sauter à une distance considérable uie heure après sa mort(^^).

{*) L*ëa6jrgie de rëlectricitë roltaïque n'ëtant pas suffiiftote pour surmonter la résistance que lui oppose Pëpiâerme, on doit prëolablement humecter, ayec de Feaasalëe, ks parties avec lesquelles on se propose de mettre en con* tact les fils de inëtal : cette conditîott est également essen* tielle à observer lorsqu'on se propose d'employer cet appareil à la cure des maladies.

{**) La langue d'un bœuf fut , au moyen d'une brocbette en fer , fixée sur une table ; lorsqu'on lui appliqua l'élec^^ tricité d'une batterie yoltaîque , elle se contracta ayec une tcDe force que la brocbette qui l'attachait ^ la table fut déplacée : un mouton entier fit des mouyemens qui ressemblaieat aux conyulsions d'un aninml qui éprouye une attaque

Une batterie qui est restée quelque temfis sans quon en lasse usage , quelque étendue qu elle soit d'ailleurs , ne produira que de très* &ibles commotions lorsqu'elle sera mise en activité au moyen de l'eau , et elle ne fournira que des étincelles à peine sensibles; mais son actionsiu*rélectromètre ainsi que safacultépour charger une batterie seront très-énergiques.

d'épilepsie; seulement elles toient plus fortes ( Élëma» de Wilkinson , Tol. II, pag. 464)- ^ ^ supposé qu€ Tapplication de l'électricité yoltaïque pourrait être utile dans les circonstances oti la vie animale est suspendue , et des essais ont été réellement faits sur des criminels peu de temps après leur exécution : mais on obtint seulement de yiolenf mouvemens musctriaires sans aucune apparence de retour k la vie (voyez Aldini , sur le Galvanisme , vol. II, p. 38). Ce moyen a été également appliqué , avec quelque succès, a la cure des maladies; mais les observations jusqu'ici publiées ne sont point assez importantes pour justifier les conséquences qu'on pourrait en tirer.

On prétend avoir quelquefois utilement employé, dans quelques cas de paralysie^ de rhumatisme, de douleurs de tête rhumatismales , de surdité et d'opacité de la cornée, le courant d'électricité produit par un appareil voltaïque. Dans ces sortes d'applications , on doit toujours mouiller arec Je l'eau les parties à travers lesquelles on se propose de transT mettre \t fluide , et quelquefois même il faut y appliquer une pièce d'or, ou une feuille d'argent. Celte précautioa est indispensable y car, ainsi que nom l'avons dit précédem-

Si oa substitue à Teau pure p de Feau légèrement acidulée^ la commotioa deviendra plus dou-* loureuse ; on pourra même retirer de vives ëiiaeelles ; mais rélectromètre indiquera une diver^ gence moindre qu'il ne le fusait d abord ; et il &at en <iire .autant relativement à la faculté de chaîner une batterie. Si actuellement on retire Tacide , qu'on nettoie les cuves^ et qu'on y

} émette de l'eau, la Ibree de la commotion

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ment , réicctricité d'une pile de dimeosioa toodértie n'est point assez intense pour vaincre la résistance que lui oppose répîderme sec. Quand on veut diriger vers l'œil le courant âectrique , un morceau d'ëponge mouillé , attaché au bout d'an fil de métal , est no procédé fort conVenable \ mais , cil féoéial, il fâol user U^-4Qodérémenl de ee moyen ; car )e fw Muré qne.y 4aiis qnelques cÎBOoastaacff , on a provoqua J'avengiement en appliquant, sans précaution, à cal organf délicat, l'électricité développée par une puissante batterie. La nature du fluide dont on se sert pour mettre l'appareil e^ activité , importe beaucoup plus que les dimensions des plaques-, et à cet égard je pense que l'on ne doit jamais employer Ua acide peu étendu d'eau ; il est d'ailleurs très-probable que Faction de la batterie sera plus untfonne et plus durable, Quand l'acide sera tris-délay é. Poor la plupart des usages médieaux , la proportion qui parait la plus eonvenableest envirpii -j^ d'acide muriatique. Le mémoire de M. Brande, inséré dans les Transactions pbilosopbiques , année 1809, P* ^^% pourra fournir au praticien des renseignemens utiles , relativement aux effets que déterminent sur les fluides aiÛxiiaiU| Ics direraes intensités d'un appareil Yoltaïque.

restera la même ou éprouvera un léger accrois^ sèment : l'étincelle sera plus £iible, et les effets électriques un peu plus forts que quand on se servait de Tacide ; mais Teffet habituel que produit l'eau, ne pourra être exactement obtenu qu'autant que l'appareil aura été fréquemment lavé et rempli.

n parait évident, d'après les faits dont on vient de donner le détail , que , pour rendre sensibles les effets électriques de l'appareil de Volta, il n'y a aucune disposition qui soit préférable à une nombreuse série de plaques, mise en activité avec de l'eau seulement. Un tel appareil a l'avantage bien important de conserver son énergie pendant un mois , et probablement pendant des années , sans qu'on soit obligé de s'en occuper. Sa puissance augmente lorsqu'on le fait communiquer avec une batterie électrique; et, comme la chaîne qu'il détermine croit avec le nombre des plans , ce que semblent indiquer tous les résultats obte^ nus jusqu'à ce jour, il n'y a point le moindre doute qu'en se servant de cinquante ou cent mille plaques , on ne puisse constamment gar* der, dans une batterie électrique, une charge considérable sans aucune autre dépense que celle qui serait nécessaire pour faire l'acquisiti<m de l'appareil ; les plans n'auraient d*ail-

leurs point besoin d^avoir fta-del2i de quatre pouces carres.

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