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^elqnes modifications a la plupart des faits anjourd'hui connus.
Les recherches importantes de liM. Cantoti|y^ Kinnersly, Henly, Beccaria^ Cavallo, Ben- . xïeî, Voha , Deluc , Moi^an y Cuthbertson , oot sans doute, puissamment contribué a perfectionner cette branche de nos connaissances; mais on doit faire remonter jusqu'à Franklin l'origine de nos théories actuelles.
Ayant l'époque de la découverte de la bouteille de Leyde , l'électricité n'avait pas encore été ntiïement employée : le docteur Franklia remplit cette espèce de lacune , et mit hors de doute l'identité des effets de la foudre avec ceux de l'électricité. Regardant c^ difiérens phénomènes comme , lès résultats d'une même causé diversement modifiée , il proposa de soumettre son hypothèse à l'expérience^ et conçut le hardi furojet de recueillir et d'examiner la matière de la foudre accumulée sur les nuages. Le lo mai lyS^, un physicien français employa cet agent formidable pour faire des expériences semblables à celles que produit l'électricité . ordinaire ; il . réussit a confirmer l'idée de Franklin, qui de son côté^ et sans connaître ces résultats , obtint un égal succès. Cette expérience fut bientôt répétée dans presb
que tous tas jwys civilisés (*) ^ el rendue ^n& évidente encore par l'heure^ise iap|>licatioii fiÊfu'en fit Franklin : il l'employa à garantir les maisons et les vaisseaux des désastres qui trop souvent accompagDfent les grands orages. Les. observations de physiciens célèbres se joigni-* rent aux siennes, et, considétées collective-- ]Éient , elles trouveront place dans là suite de cet ouvrage.
Là découverte de l'influence que rélectrîeité exerce sur notre atmosphère , a fixé ràttention des physiciens; depuis soixante-dix ans, leurs travaux sur cette importante matière ont tou- }Our$ conduit à de nouvelles cOnnaiâsaxices, e^ ont conbibué , soit a répandre quelque lumière sur beaucoup d'autres sdiences > soit. à en ùci^ liter les progrès ; et il est très-rare que l'oa puisse s'occuper de recherches relatives aux phénomènes les plus délicats de la nature ^ sans être obligé de recourir aux principes élec--' triques.
L'électricité appliquée à la médecine n'a eu que des succès incertains. Il y eut sans doute ^ beaucoup de charlatanisme dans les premiers
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{^) Elle sera âe'crîte dans le chapitre consacré aux ph^ KOinèncs de réiectricitë natutelle.
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essais qu'on ea fit^ car les agens mystérieux ser- ▼ent toujours d'mstmttveut à Timpostare; maife la mauraise foi du cbarktati et led <etràurs d^ llgnorance ne doitent point empêcher Tem*- ^loi f un ^ut puissant tarop légèrement blà«më et susceptible d'applications si variées. Aujôurdlbui on n'a communément recours k Téledricité qu'après avoir infructueusement employé les autres remèdes : auàsi ie succès -, dans des circonstances si défavorables , est-îl un puissant argument pour engager k ienttt des essais plus nombreux et mieut dirigés.
MAf . Wakb et Cavendisk ont fait connaître les relations de Télectricité avec l'histoire natu«relie; ils ont montré qne la torpillé et la gymnote doitent le pouvoir dont elles jouis*seut de paralyser les facultés des animaux dont elles redoutent la force , et de suspendre la rapî'dite de ceux que leur vitesse pourrait soustraire à leurs besoins, à la propriété qu'elles ont d'accumuler subitement l'électricité; dont elles dirigent la décharge ainsi qu'il leur convieut. Depuis la première observation relative à la sensation particulière que fait éprouver le choc électrique, les effets que cet agent I»oduit sur l'économie animale ont, à diffé<reutes époques^ attiré l'attention des physi-
cîens. Beccaria^ 4e Turin, parait être le premier qui ait remarqué la puissance de Félectricité pour produire des contractions inusculaires; et Galvani, en 1791, imagina une série d'expériences qui semblaient promettre des éclair^ cissemens sur la nature de la puissance nerveuse et sur la cause de l'action des muscles ; cette hypothèse qui suppose une influence constante de rélectricité sur l'économie animale , fut combattue par Volta , déjà recommandable par des découvertes importantes en électricité* Cette discussion conduisit à découvrir une nouvelle source d'actions électriques ^ la pile de f^olla, instrument , qui dans le court espace de treize années , a pour ainsi dire créé une nouvelle science , et pro,voqué les découvertes les plus importante^ dans la science physico-chimique*
Ainsi que je l'ai déjà dit , ce sont les Allemands qui les premiers employèreat l'électricité comme, agent chinûque.
Le docteur Watsoù , l'abbé Nollet ^ îe docteur Frankliq, Kinnersly, Beccaria, et plus particultèremeqt le docteur Priestley, l'appli^ quèrent au même usage. Ce genre de recherches fut suivi par Cavendish , le professeur Yolta , les acadéoûciens français , une société
de ^imistes hollandais y TA. GnthbeHson , M. Moi^ti > et par le docteur Pearson. Je ferai connaître Iw expériences* les pliia impor^ tantes dont on lenr est redeûble à . for et mesure que roccasîob fiivorable s eh pré^ sentera.
Pendant Tintervalle de tempe écoulé depuis lâ découverte de la bouteille de Lieyde jusqu'à finvention de la pile de Volta j les méthodes expérimentales ont subi un grand nombre de changemens importans , l'appareil primitif fut considérablement amélioré, et beaucoup de nouveaux instrumens inventés. Le docteur Priestley, H.Tïaime et M. Cuthbertson contribuèrent suc« cessivement à perfectionner la machine électrique et les appareils destinés > soit à accumuler l'électricité, soit à diriger son action suivant la diversité des expériences. MM. Canton , Cavalto , Bènnet , Volta , Nicholson , Read etCutbbertson ont imaginé divers moyens délicats pour éprouver l'action électrique, dans ]es recherches auxquelles il convient d'appor^ ter une grande exactitude ; et nous devons à ces instrumens quelques-unes des plus intéressantes découvertes.
Depuis l'invention de la pile de Volta , les succès en ce genre ont été tellement associés