‹ Elémens d'histoire naturelleChapitre 105 sur 222 · II. DU SYSTÈME NERVEUX · texte numérisé non relu

II. DU SYSTÈME NERVEUX

4. Une partie centrale logée dans Its cavités du crâne et | de la colonne vertébrale (cerveau et moelle. ) Considéré dans l'homme 1 présente : 2, Des ramifications ou nerfs se distribuant dans toutes les parties du corps.

A. Le cerveau proprement dit : 1 occupe la plus grande partie de la cavité du

crane, et présente dans sa partie supérieure une scissure ou séparation profonde

À. qui le partage en deux moitiés égales nommées lémisphères, convexes en dehors, moulés sur le crâne, et présentant à leur surface des circonvolutions ou

LE CERVEAU . . , , replis de la hauteur d'un pouce, séparés par des enfoncemens, et se contournant

ou ne ;

—.—. en un grand nombre d'ondulations.

LEONA B. Le cervelet : Situé à la partie inférieure et postérieure du crâne, n'a que le masse formée de quart environ du volume du cerveau. Il est divisé supérieurement en deux hémisubstance ner- sphères ou lobes, par une rainure, etse continue en devant avec la moelle allongée. veuse , C. La moelle allongée ou protubérance cérébrale : La plus petite des parties de de forme ovalaire, l'encéphale , est située au milieu de la base du cräne, entre le cerveau et le cervelet. symétrique , D. Les enveloppes où membranes du cerveau au nombre de trois, savoir : 1° la pie-

mère. espèce de réseau vasculaire très-fin, recouvrant immédiatement l'encéphale, et pénétrant dans toutes les scissures; 2° l'arachnoïde | membrane séreuse intermédiaire, mince et transparente , enveloppant l'encéphale sans pénétrer dans ses divisions ; 3° la dure-mère, la plus externe et la plus épaisse, adhérente aux os du crâne , et formant quelques replis destinés à séparer le cerveau du cervelet, et les deux hémisphères.

et dans laquelle on distingue :

(PL 3, Jig. 1, et pl.

Big. à.

{ LA MOELLE ÉPINIÉÈRE: Long cordon cylindrique formé de substance nerveuse, entouré de

B. trois membranes propres à l'encéphale , et descendant depuis la protubérance cérébrale jusqu'à la partie inférieure du canal vertébral. ( PI. 4, fig. 1.)

1° De l'encéphale, au nombre de onze paires, par des troussitués à la

base du crime.— Les principaux sont : Jes nerfs olfactifs, qui se dis-

NERFS CÉRÉBRO - SPINAUX : tribuent à la membrane pituitaire; les nerfs optiques, qui pénètrent dans l’orbite pour s'épanouir dans l'intérieur de l'œil, et former la

rétine; le nerf lingual; les nerfs auditifs.

2° De la colonne vertébrale, au nombre de trente-deux paires, par

S'implantant en quelque

sorte, ou prenant naissance

re 7 £ le : $ 5 ne # dans l'encéphale où dans la deux racines, une antérieure et une postérieure, se réunissant pour moelle épinière. Ils partent: traverser les trous que laissent entre elles les vertèbres; puis se divisant de nouveau en deux branches, antérieures et postérieures, qui C se distribuent aux muscles et à la peau.

es NERFS GANGLIONNAIRES : Filets nerveux établissant communication entre les gan-

glions, petites masses arrondies , formées de substance nerveuse, et qu'on peut regarder comme le centre de petits appareils nerveux , nécessaires aux fonctions de la nutrition. — Les nerfs ganglionnaires sont de trois espèces : 1° Ceux qui établissent la communication des ganglions entre eux; 2° ceux qui établissent la communication entre les ganglions et les nerfs cérébro-spinaux: 3° ceux quise ramilient dans les viscères. — On réserve particulièrement le nom de nerf grand sympathique à un double cordon nerveux s'étendant de chaque côté de la colonne vertébrale, d'une extrémité à l’autre, et offrant une série de ganglions établissant un lieu commun entre l'appareil nerveux ganglionnaire et l'appareil nerveux cérébrospinal.

se distinguent en :

1. Dans LES VERTÉBRÉS, le système nerveux forme, comme dans l’homme, une partie centrale ou axe cérébro-vertébral d’où partent les nerfs qui se distribuent dans le corps. Les modifications qu’on y observe tiennent principalement au développement de certaines parties des centres nerveux qui deviennent prédominantes , ou restent à l’état rudimen-

du taire relativement à d’autres.

système nerveux

Modifications

9. Dans LES INVERTÉBRÉS, on voit, à mesure que l’on descend vers les animaux les plus

dans les inférieurs , les parties centrales devenir de moins en moins volumineuses ; le cerveau finit diverses classes par n'être plus qu’un simple renflement analogue à ceux qu’offre le cordon de la moelle; d'animaux. le système nerveux devient uniforme dans sesdiverses parties, qui remplissent des fonctions

analogues, de manière qu’une portion n’est pas plus nécessaire qu’une autre à l'entretien de la vie et que l’animal peut continuer à vivre quelque temps après qu’on lui en a retranché une partie.

Organes de reproduction. (Voyez la Physiologie, page 36.)

ApPrENDICE : des animaux imparfaits, ou animaux-plantes (zoophites. )

Dans la dernière classe d'animaux, qui forme en quelque sorte le passage du règne animal au règne végétal, on ne retrouve plus les différens appareils organiques que nous avons décrits; ce n’est en quelque sorte que par des privations d'organes qu'ils peuvent être caractérisés. Ainsi la cavité digestive, qui ne semble même pas exister cheztous, se réduit ordinairement à un sac percé d’une seule ouverture. Point d'organes spéciaux pour la respiration ; absence complète de circulation. La plupart n'ont pas de nerfs ou du moins pas de substance nerveuse rassemblée en filets; pas d'organes de sensations, et trèssouvent absence des organes du mouvement, qui ne s'exerce que par la totalité du corps, formé d'un tissu muqueux homogène.

Rapports des organes entre eux.

1. Les divers appareils organiques d'un animal concourant tous à un même but, l'entretien de la vie, doivent nécessairement se subordonner les uns aux autres , de telle sorte que l’un d'eux ne peut être modifié d'une manière quelconque sans qu'à cette modification n’en corresponde une autre dans les autres organes.

2. C’est en se guidant d’après ce principe de la corrélation des formes, qu'étant donné un seul os d'un animal inconnu, on peut, à l'aide d’une analogie rigoureuse , décider à quelle espèce cet animal appartient. Le squelette, en effet, est un ensemble de parties qui se correspondent mutuellement, de telle sorte que l'une ne peut varier sans entraîner de variations dans l’autre. C’est ainsi que l’illustre Cuvier a pu, au moyen de quelques ossemens fossiles , reconstruire artificiellement le squelette entier d'animaux qui n'existent plus. Cette corrélation existe d’une manière non moins frappante entre les diverses portions de l'appareil digestif. Ainsi la forme des dents étant en rapport avec le genre de nourriture, décide de la structure de tout le tube digestif, et l'on peut deviner en général la forme propre à l'ensemble de cet appareil quand on connaît seulement l’une de ses parties.

3. Ajoutors que ce n'est pas seulement entre les différentes portions d'un même appareil que cette connexion a lieu, mais aussi entre les divers appareils du corps. Par exemple , l'animal qui, par la structure du tube digestif, est destiné à vivré de chair vivante, doit être armé de griffes, car le sabot de l’herbivore ne saurait servir à l'attaque ; il doit avoir l'odorat développé pour sentir au loin sa proie , une vue perçante pour la découvrir , une certaine énergie musculaire pour s’en rendre maître. —- La physiologie nous fait découvrir les mêmes rapports entre les fonctions de la respiration , de la circulation , et celles de la iocomotion , de la sensibilité, de la digestion.

DEUXIÈME Division. — PHYSIOLOGIE COMPARÉE.

Nous avons précédemment (Botanique , page 21) considéré la vie comme résultant de l’action des organes les uns sur les autres, ou en d'autres termes, de l’ensemble des fonctions mises en jeu par une cause incon-

4° FONCTIONS DE NUTRITION, ou l’ensemble des phénomenes par

lesquels lanimai convertit en sa propre substance les alimens dont il se nourrit.

2° FONCTIONS DE RELATION , ou l’ensemble des phénomènes qui

ont pour but de mettre l'animal en rapport avec tout ce qui l’en-

nue (force ou principe vital.) Ces fonctions, vironne, en vertu de la SENSIBILITÉ (faculté de recevoir des impresd'autant plus compliquées que l’organisation sions de douleur ou de plaisir), et de la moruiré (faculté de se l'est elle-même davantage, se rapportent mouvoir à son gré.)

dans l'animal à trois grandes classes. 5° FONCTIONS DE REPRODUCTION : Phénomènes par lesquels l'animal

Elles se composent d’un grand nombre d’actions organiques combinées , et qu'on peut ramener à 5

classes principales, savoir :

LA DIGESTION peut être considérée : :

se reproduit , et donne naissance à un être semblable à lui.

Page 1