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A. FONCTIONS DE LA LOCOMOTION

Nous considérerons ; 1° la cause; 2° les agens ; 3° le mécanisme de la locomotion.

Causes de Ja

locomotion.

Agens de la

locomotion.

Mécanisme de la

locomotion.

Les mouvemens des animaux n'ont rien de commnn dans leur cause avec ceux des corps

bruts. On les distingue, 1° en volontaires , c'est-à-dire ceux qui sont sous la dépendance de la volonté qui les suscite, les modifie, les suspend à son gré: rxemrse : la déglutition, la respiration , la marche , etc.; 2° involontaires , ou s'opérant sans l'intervention de la volonté, par l'action d’une force vitale inconnue dans son essence; rxempLe : les mouvemens du cœur, ceux des fibres musculaires qui enveloppent les viscères, etc.

{ a. Les nerfs : Quelle que soit la cause première du mouvement, qu'il émane de la vo-

lonté ou qu'il soit involontaire, il a pour intermède ou pour conducteur l'action des nerfs sur la fibre musculaire. Il devient impossible dès l'instant où la communication de l'organe locomoteur avec le système nerveux est détruite. Par exemple, si l'on coupe les neris qui se distribuent à un membre, on paralysera ce membre, c'est-à-dire qu'en le privera de tout mouvement. Il n’est point, en quelque sorte, de fibre musculaire qui ne recoive une ramification des filets nerveux.

b. Les muscles: L'organe général ou l'instrument du mouvement est {a fibre musculaire ,

qui a pour propriété essentielle de se contracter, c'est-à-dire de se raccourcir sous l'influence des causes qui déterminent les mouvemens volontaires ou involontaires.

La

nerfs. Les nerfs opèrent sur les muscles qui doivent exécuter ce mouvement : les muscles en se contractant , se raccourcissent et déplacent les os auxquels ils s’attachent. Parmi les différens mouvemens opérés par l'action de l'appareil musculaire sur le squelette, prenons pour exemple la marche. Le corps tend à se porter sur l’une des jambes qui reste immobile , pendant que l’autre se détache du sol par la flexion successive de ses articuletions; puis les muscles, qui avaient concouru à cette élévation du membre, se relàchent. Le corps s'inclinant alors en avant, la verticale ou la ligne qui descend du centre de gravité (1) se porte du membre immobile à celui qui vient d'agir, et qui va à son tour servir de point d'appui pendant que l’autre exécutera le même mouvement.—Za station loin d'être un état de repos, est un état plus pénible que la marche, parce qu'il exige l'action constante des extenseurs , qui empêchent le corps de se porter en avant.

À peine la volonté a-t-elle commandé le mouvement, qu'aussitôt elle est transmise aux

En décrivant chaque classe d'animaux , nous indiquerons les divers modes de progression qu’ils offrent (vol, reptation , nager , etc.)

du g

(Q) La verticale, ou cette ligne dans la direction de laquelle agit le poids d’an corps, est toujours perpendiculaire à la surface obe; mais elle passe par des points différens de ce corps , selon sa position par rapport au sol. On nomme centre de gravité ,

le point par où toutes les directions de cette ligne se croisent. Pour qu’un corps soit en équilibre, il faut que la verticale qui descend du centrede gravité ne tombe pas en dehors des points sur lesquels ce corps s'appuie,

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