C. FONCTIONS CIRCULATOIRES
4° Les fluides de l'absorption : Ceux qui, puisés dans toutes les parties par les vaisseaux lymphatiques et les veines du corps, fournissent les matériaux de la nutrition.
2° Le fluide de la nutrition, qui provient des fluides de l'absorption, soumis à une élaboration particulière (la sanguification.)
4° fluides de l'absorption.
Nous considérerons , 1° leur origine , ou les matériaux de l'absorption; 2° le mécanisme de l'absorption.
Deux sortes de fluides en circulation :
vi 4° Des restes du sang qui a servi à la nutrition ( sang des veines.)
dé ADaronon. 2 De la matière alimentaire élaborée par le travail de la digestion (le chyle.)
Les fluide de 5° De tous les sucs ou fluides qui entrent en général dans l’organisation du corps, et des l'absorption molécules , qui, étant usées pour ainsi dire, se détachent des parties qu’elles forment pour
>Drovien : :
proviennent de faire place à d’autres (la /ymphe.) trois sources :
Les veines destinées à rapporter le sang au cœur, le saisissent par leurs extrémités
les plus déliées dans les artères, avec les dernières divisions desquelles elles s’a-
bouchent, Remontant ensuite des ramifications dans les troncs, ce sang, très-
[ 1 lent d’abord dans sa marche, s'accélère à mesure qu’il s'approche davantage du A bsorp- centre dela circulation. — Il paraît soutenu dansson cours, 1° par un reste de l’imton pulsion qui la chassé dans les artères; 2° par une action propre des capillaires et veineuse. des veines elles-mêmes, dont les parois se resserrent sur le fluide qu’elles con-
tiennent. Ces vaisseaux sont en outre munis intérieurement ( particulièrement dans les parties où le liquide doit remonter contre sa pesanteur ) de valoules ou replis formant des espèces de soupapes qui s’opposent à ce qu'il rétrograde.
MÉCANISME L. Le chy le, DOnb he les vaisseaux chylifères ou lactés à la surface du tube d digestif, et particulièrement de l'intestin grêle, est porté par cet ordre de vaise
seaux , très-déliés à leur origine, dans plusieurs troncs communs aboutissant au
, ns EP .
l'absorp canal thoracique,
üon, 9; 2, La lymphe, pompée par les vaisseaux lymphatiques à la surface et dans lin- Absorp- térieur de tous nos organes, circule dans ces vaisseaux , et aboutit, après mille détion tours flexueux, à des troncs communs qui se réunissent la plupart au canal chylifère thoracique. Ce vaisseau , parti du bas-ventre > perce le diaphragme et pénètre dans la poitrine, accolé à la colonne épinière, puis finit par verser la lymphe dans | une grosse veine située derrière la clavicule gauche. — La lymphe, identique dans | Drap ies toutes les parties de ce système, quelle que soit la partie d’où elle provienne, RSS subit probablement, comme le chyle, une élaboration particulière dans les vais-
seaux qui la charrient, ou dans les ganglions qui se trouvent sur leur passage. — Sa progression parait tenir, soit à l’action propre de ses vaisseaux , soit à la capillarité où à lacte même de l'absorption, qui, pompant sans cesse un nouveau fluide, pousse celui qui était déjà dans les vaisseaux.
L'absorption, quoique moins active à la surface de la peau que sur les muqueuses , est cependant facile à constater. Ainsi , par exemple, certains remèdes déposés sur la peau dépouillée de l'épiderme, ou simplement frictionnés à sa surface, produisent les mêmes effets que s'ils étaient pris intérieurement. On observe que le poids du corps angmente quand on reste long-temps dans un air humide.
2° Fluide de la nutrition.
1. Le sang veineux, ainsi formé par le mélange des fluides de l'absorption , est versé par les veines-caves supérieures et inférieures dans l'oreillette droite du cœur. Cette cavité, en se contractant, chasse le fluide dans le ventricule correspondant qui est alors vide et dilaté. Celui-ci se resserre à son tour, le pousse dans l'artère pulmonaire, qui le conduit dans les poumons pour y subir l'action de l'air. — Le reflux du sang , du ventricule dans l'oreillette, et de lartère dans le ventricule, est rendu impossible par des valyules ou replis membraneux formant soupape , et s'abaissant à chaque contraction.
Pape ; q 2, Le sang artériel revient des poumons dans l'oreillette gauche du cœur, où ilest versé par les quatre veines pulmonaires. De l'oreillette il passe, par le même mécanisme . dans le 9 “| ventricule correspondant , et de là dans l'aorte , dont les divisions ou artères le conduisent dans le tissu de tous les organes. — Là , il est en partie assimilé par l'acte de la nutrition. en partie repris par les veines pour être porté à l'oreillette droite , recom- | F P P I 3 mencant ainsi le circuit dont le cœur est , en quelque sorte. le point d'intersection. Ce Ç , q ,
MÉCANISME 4h viscère peut donc être considéré comme formé de deux parties, ou de deux cœurs circuzarion/ adossés l’un à l'autre, ayant chacun leur action indépendante , un mouvement de dila- ARTÉRIELLE tation suivi d’un mouvement de contraction. La contraction de l'oreillette correspond nédans cessairement à la dilatation du ventricule correspondant , sans quoi le sang ne pourrait
l’homme. passer de la première de ces cavités dans la seconde. La mème alternative d'action n'existe
point du cœur droit au cœur gauche : les deux ventricules et les deux oreillettes se dilatent et se relàchent dans le mème moment. — Pendant la contraction des ventricules , le cœur se déplace, et sa pointe vient frapper le côté gauche de la poitrine.
La progression du sang artériel est essentiellement due à l'impulsion qui lui est communiquée par l’action du cœur. Cette action se manifeste dans les artères par un ébranlement correspondant aux contractions de ce viscère, et par un gonflement dù à l’'abord du sang, phénomènes qui constituent ce qu'on nomme les battemens du pouls. À cette influence principale, il faut joindre l’action des parois artérielles, douées d’une grande
élasticité.
Les battemens du cœur, fréquens dans l'enfance , où ils donnent jusqu'à cent quarante pulsations par minute, diminuent ensuite avec l’âge, et varient de 60 à 80. Dans la vieillesse
1 ils descendent encore au-dessons.
Les modifications que nous avons indiquées dans les organes circulatoires des animaux Hodifica- appartenant à différentes classes, indiquent suffisamment les modifications qu'y subissent
tions s É $ .
les fonctions propres à ces organes. — On appelle animaux 4 sanG Froid, ceux qui ne
de la circulationg produisent pas assez de chaleur pour conserver une température fixe, indépendante des Po variations de l'atmosphère , tels sont {es poissons, dont la respiration est incomplète ; dans 1es . Û
. » n 7 > UX à ANIMAUX; les reptiles, chez lesquels une partie seulement du sang veineux passe par les
poumons.
APPENDICE aux FONCTIONS DE NUTRITION. — DE LA NUTRITION PROPREMENT DITE ET DES SECRETIONS.
Le terme de nutrition ne s'applique pas seulement à l’ensemble des fonctions qui ont
pour but de composer le fluide nutriuüf, et 1° L’ACTE DE COMPOSITION ou D’ASSIMILATION, de lui faire subir diverses préparations; il par lequel les organes se réparent en s'appropriant de
désigne aussi , dans une acception plus spéciale, nouveaux matériaux. » ie cette fonction par laquelle les divers organes ; DR
; Pas 9° L'ACTE DE DÉCOMPOSITION, par lequel ils laissent du corps absorbent ou saisissent, dans le sang j . a ! ;
: À ME échapper une partie des matériaux qui les composaient, artériel, des élémens nécessaires à leur conser- ru |
. à et que le mouvement vital a en quelque sorte usé : vation, et les convertissent en leur propre subs- d L queïq és (1)
tance. Il y a dans la nutrition deux actes distincts : \
Il en est de la composition comme de la décomposition, elle est différente dans chaque organe, parce que leur structure intime ou parenchyme n’est pas le même. En outre, elle varie selon l’âge, le tempérament, etc. Les organes qui reprennent les matériaux usés sont les veines et les vaisseaux lymphatiques. Pourquoi ces matériaux rentrent-ils dans la circulation avant d'être rejetés hors de l'économie? C’est ce qu’on ne sait pas, les actes dela nutrition se dérobant en général à notre observation par leur nature moléculaire. — On a prétendu qu'au bout de sept ans ce renouvellement était complet pour le corps de l’homme ; mais ces phénomènes , variables selon une foule de circonstances, ne sont pas de nature à être soumis au calcul.
1° Les liquides séreux , qui transpirent à la
surface des membranes séreuses, dans les
mailles du tissu cellulaire, etc.; ilsconcourent
A à la formation de la lymphe et du sang vei-
[ 77 Ÿ neux.
Les Pr j 2° La graisse, qui est sous forme d'un liquide
jaunâtre, ou d’une huile contenue dans une multitude de petites vessies agglomé-
CIPaux / Les sécrérions sont des fonctions par les- | “| rées dans le üssu cellulaire qui est sous la
A fluides x]
; ; À titiels
quelles certains organes fabriquentdes humeurs ; PASS : Ÿ sont : re ,
: Les organes qui sécrètent en fluides sont con-
nus sous le nom de vaisseaux exhalans.
lis sont insaïisissables à nos sens, et leur existence n’est admise que par hypothèse.
ou fluides, dontils puisent les matériaux dans le sang; soit que ces humeurs renfermant les débris de la nutrition, elles doivent être rejetées hors B
Les princi-
titiels); soit qu’elles aïent divers usages dans
Les sécrétions urinaire, biliaire, produits des l'économie ( fluides récrémentitiels.)
reins et du foie. (Il en a déjà été question
| du corps, comme inutiles ( fluides excrémen- |
paux ailleurs. } — Quelques-uns de ces fluides ne fluides sortent de l'économie qu'après avoir rempli
excrémen- certains usages ; tels sont : les larmes , la satitiels live, l'humeur muqueuse, etc., préparés sont : par des glandes propres.
(1) Entre autres faits qui viennent à l'appui de cette théorie, on peut citer le suivant: Si l’on mêle de la garance aux alimens d’un
animal, on voit bientôt ses os se teindre en rouge. Au bout d'un certain temps cette coloration disparaît, si l'on a discontinué l'usage de cette racine.
PHYSIOLOGIE GOMPARÉE. 29
Ç IL VIE DE RELATION, ou fonctions de la sensibilité et de la locomotion.
L'animal n’étant pas, comme le végétal, fixé au sol dans lequel il puise irrésistiblement les matériaux de sa nutrition, mais
1° De la faculté de sentir l'impression que les corps font sur lui (sensibilité); en d’autres termes, se connaître lui-même, et connaître les objets qui l'entourent ; car on ne peut vouloir ou rechercher un objet qu’on ne sent pas, ou dont on n’a pas conscience.
allant de sa propre volonté à la recherche ; : } ; Re à : À 9° De la faculté de se transporter à son gré vers les objets qui doide la nourriture de son choix, a dû être . oi 5 PRIS
doué :
vent satisfaire ses besoins, et de se maimtenir dans le milieu qui lui fournit un point d'appui , que ce soit le sol, l'air ou l’eau ({ocomotivité.)