‹ Elémens d'histoire naturelleChapitre 112 sur 222 · PB. L'OUIE · texte numérisé non relu

PB. L'OUIE

C'est le sens à l'aide duquel nous percevons le bruit et les sons. | Les sons proviennent de vibrations ou de certains frémissemens qui s’opérent dans les

molécules du corps, et se transmettent à l'air, qui les communique à Poreille, — La

Aécanisme membrane du #ympan recoit immédiatement les vibrations de l'air, et les communique , de par l'intermédiaire des osselets et de l'air contenu dans /@ caisse , à la pulpe gélatineuse l'audition. que contient l’oreille interne. Les filamens nerveux qui flottent dans cette te recoivent

ces vibrations, et transmettent au cerveau l'impression d’où naît la sensation du son.

LE TYMPAN se tend ou se relâche , suivant que les sons sont plus aigus ou plus graves.

Il n’est pas absolument indispensable à l'audition , puisqu'on a quelquefois remédié à la

surdité en le perforant ; mais l’ouie en est moins parfaite. — Les ossezers remplissent le

même office que l'âme dans les violons (1). —Le canal qui communique à larrière-

2. bouche paraît avoir pour usage de renouveler l'air contenu dans la cavité de loreille moyenne où caisse. Cet air entre en vibration avec les parties qui l’environnent , et

entretient , par sa température toujours égale, l'élasticité des membranes auditives. — Quant à la disposition de Foreillelinterne en cavités contournées et multipliées , elle a

Usage

des diflérentes

arties s à ; ù à P 4 probablement pour but d'augmenter l'étendue de la surface qui perçoit les sons; mais e ; ‘ ‘ : : Ë Pore!l il est impossible de trouver dans l’arrangement de ses diverses parties un usage bien oreille. précis , ou quelqu’analogie avec nos instrumens d’acoustique. — Le coxpuir AuDiTir est

évidemment destiné à rassembler les ondulations sonores. L’humeur jaune , amère, qui l’enduit (cerumen), empêche les insectes d’y séjourner. — Le pavirzox, à peu près inutile à l'audition chez l’homme, paraît destiné chez certains animaux, où il exécute des mouvemens très-sensibles, à réunir les sons à la manière d’un cornet acoustique.

Relativement aux fonctions de l’ouïe dans les diflérentes classes d'animaux, mêmes réflexions que prél'occasion des fonctions visuelles. (Voyez page 20 , modifications de l'organe de l'ouie.)

C. LE TOUCHER , Sens par le moyen duquel nous apprécions, 1° la solidité dans les corps , ettoutes les propriétés qui

n'en sont que des modifications ; 2° leurs formes ; 3° leur température. Le toucher peut s'exercer sur toute l'étendue de la peau; mais c’est Z4 main qui est l'instrument spécial du tact, c’est-à-dire du toucher exercé avec l'intention de per- 1. cevoir les propriétés dont la connaissance nous vient par ce sens. — Cest dans /es papilles nerveuses, ou épanouissemens des nerfs qui se distribuent à la peau, que s’opère l’impression sensoriale , transmise de là par ces mêmes nerfs au cerveau, laboutissant commun de toutes les sensations du toucher. En effet, si lon coupe, par exemple, les nerfs qui se rendent au bras, la main devient inapte à faire éprouver aucune

sensation de toucher.

: = bilité d Il \ a v 7» " L’exquise sensibilité des papilles nerveuses nécessitait la présence d’une enveloppe insens ; tel est l'usage de l'épe-

cédemment à

Mécanisme du

toucher,

Usage des différentes parties du toucher.

9 sible qui püt amorur les chocs ou les impressions trop forte

derme , qui s’amincit ou s’épaissit selon que les parties qu’il recouvre ont besoin d’un tact plus fin ou d’une protection plus efficace. — Le nombre des doigts, la mobilité de leurs phalanges, la délicatesse de leur pulpe, à laquelle les ongles oflrent un point de résistance, la facilité d’opposer le pouce aux autres doigts, font de la main de l’homme l'organe du tact le plus parfait, instrument le plus propre à se mouler en quelque sorte sur les corps, pour les saisir et apprécier leurs formes.

(1) Petite tige de bois destinée à transmettre les vibrations d'une table de l’iustrument à l'autre.

Dans aucune espèce animale , le sens du toucher n'acquiert la perfection qu'il a chez l'homme. Parmi les singes, dontles membres sont organisés à peu près comme chez l’homme , et le pouce également opposable aux autres doigts , la peau devient calleuse en servant à la marche. Parmi d’autres mammifères, Les doigts sont tantôt en-

Modifications veloppés dans un sabot corné , tantôt recouverts par d'énormes ongles ; recourbés

Laodher sous les phalanges (griffes); réunis entre eux par une membrane, etc. Dans la ; , \ . S S . 37 .

ne plupart des espèces animales , la peau , recouverte de poils, d'écailles, detest,ete.,

ne peut transmettre aucune impression sensoriale. Maisle plus souvent certains organes suppléent à l'imperfection de la sensibilité cutanée. Ainsi, chez plusieurs repiles et mammifères (notamment parmi les singes), le queue sert d'organe de préhension. Dans les ruminans , les lèvres ; dans d’autres ordres le museau ou le groin, la trompe , sont de véritables instrumens du toucher. Il en est de même des poils | des moustaches dans les! chats; des barbillons (nageoires situés près

de la bouche) , dans quelques poissons; des antennes dans les insectes.

On peut considérer les deux autres sens ) LE GOUT et L'ODORAT, Comme des modifications du tégument cutané interne , appropriées à cette destination.

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