INTELLECTUELLES
1° En effet, si le cerveau est altéré de qnelque manière, il y a désordre dans la
pensée , ou même impossibilité complète de penser,
° Ledegré d'intelligence d'un individu est généralement en rapport avec le nombre et
Lee profondeur des plis ou cireonvolutions cérébrales , et avec l'étendue de son cerveau. Chez l'idiot, cet organe est très-petit.
5° De même les différences que montrent les animaux , sous le rapport de leurs fa-
cultés instinctives , sont toujours en raison du développement de leur encéphale.
4° L'homme, le plus intelligent des êtres créés, est aussi celui detousles mammifères
dont les circonvolutions cérébrales sont les plus nombreuses et les plus profondes. C'est également celui de tous les animaux dont le crâne est proportionnellement le plus grand et la face la plus petite. À mesure que les animaux deviennent plus stupides, la proportion inverse devient plus marquéc. Le front, au lieu d’être droit comme dans la tête de l'Européen , s'incline de plus en plus en arrière, de manière à ce que l'angle facial (2) devient de plus en plus aïgu , de droit qu'il était.
(Voyez la pl. 5.)
Elles ont pour instrument Les NERFS GanGLionNaIREs, et particulièrement le grand
sympathique. C’est sous l'influence de cet appareil que s’accomplissent les actions vitales propres aux différens viscères. Que l’on considère , avec certains physiologistes , le système nerveux ganglionnaire comme fabriquant un fluide spécial , ou ; qu'avec d’autres , on le regarde comme destiné seulement à intercepter Do cérébral, à lui faire subir une modification particulière , toujours est-il que les fonctions auxquelles il préside sont soustraites à l'empire de la volonté.
1. Les nerfs se distinguent selon les fonctions auxquelles ils président , en : nerfs de
la sensibilité, nerfs du mouvement , nerfs de la nutrition.
. Des trente-deux paires de nerfs qui naissent de la moelle épinière, les antérieurs Dr présider à la sensibilité seulement ; les postérieurs au mouvement, (C'est ce qui explique pourquoi la sensibilité bent être abolie dans un membre , sans que le mouvement le soit, et vice versü.)
. Des onze paires de nerfs qui naissent du cerveau , les uns président d'une manière
ir aux fonctions des sens : ; les autres aux de de ces mêmes organes , à ceux de la face , etc.
(G:) L'intervention nécessaire du cerveau dans les actes intellectuels, n’infirme en rien l'existence de l'âme, c'est-à-dire du
principe immatériel , centre commun de tous les phénomènes intellectuels et moraux. Nous ne saurions développer ici cette assertion, sans sortir du but de cet ouvrage.
(2) C’est ainsi qu'on nomme l’espace compris entre deux lignes, dont l’une descend perpendiculairement du front jusqu'au bord des dents incisiyes supérieures ; l’autre. dirigée horizontalement, coupe la première dans la direction de la base du crâne. 5 ‘ D , P 2
LA
r 1. À mesure qu'on s'éloigne de l'homme pour descendre dans l'échelle animale, le système nerveux semble perdre de plus en plus la suprématie qu'il exerce sur les autres appareils. Ainsi, des reptiles auxquels on avait ôté la cervelle , ont pu vivre et manger quelque temps.
2, Dans les dernières classes d'invertébrés, le système nerveux exerce une action uniforme dans toutes ses parties. Là, plus de centres encéphaliques , plus de foncions spéciales, Si vous divisez l'individu en deux, chaque fragment continue à
Modifications vivre de sa vie propre et à la manière du tout.
. À un degré moins inférieur, l'encéphale est représenté par un ou plusieurs gan-
glions, centres nécessaires au jeu des divers appareils organiques.
4. Ce n’est qu'en remontant plus haut que commence la localisation des fonctions , c'est-à-dire que chaque partie du système nerveux a ses attributions particulières. Cette séparation devenant de plus en plus marquée, on finit par reconnaître des
d'animaux. nerfs pour la sensibilité ; d'autres pour le mouvement ; une troisième classe pour les actes de la nutrition.
Nous avons déjà parlé des limites dans lesquelles s'exercent , chez les animaux , les fonctions de la sensibilité et de la locomotion. Relativement aux facultés intellectuelles , nulles chez un très-grand nombre, bornées chez les autres, elles élèvent entrel’homme et la bruteune barrière éternelle. Mais , à défaut d'intelligence, cette brute a recu l'instinct, impulsion divine quinele trompe jamais, et lui faitaccomplir, sans connaissance des procédés qu’elle emploie, les plus merveilleux travaux.
QU
du système nerveux dans les
diverses classes