DEUXIÈME CLASSE. — OISEAUX
généraux de la classe : Vertébrés à sang chaud, à circulation et respiration doubles ; un bec ; des plumes; des ailes.
Les ailes ; propres au vol seulement , offrent néanmoins les diflérens os qui constituent les
Coufor-
mation. | | |
Kœurs et instincts.
membres antérieurs chez les mammifères; elles supportent de longues plumes roides qui suivent le mouvement des os, et se déploient en éventail. Les extrémités inférieures présentent: a. Une cuisse toujours cachée sous la peau qui recouvre le ventre. à. Une jambe plus ou moins longue, selon les espèces. e. Un seul os long, nommé tarse, représente le talon et le coude-pied, et se meut verticalement sur les doigts, ordinairement au nombre de quatre. L'action des muscles qui s’insèrent à ces parties , est combinée de manière que le simple poids du corps fait fléchir les doigts, ce qui permet à ces bipèdes de dormir sur un ou sur deux pieds. Le bec est une sorte d’étui corné, appliqué extérieurement sur les os des mâchoires ( mandibules); il est quelquefois surmonté, à sa racine, d'une membrane charnue qu'on appelle cire. Point de conque extérieure pour l'oreille. — On donne aux plumes diflérens noms, selon la place qu’elles occupent: pennes caudales où rectrices, celles de la queue, parce qu'elles dirigent l’oiseau dans son vol; pennes rémiges, celles des ailes, parce qu'elles fendent l'air comme des rames. Les tectrices sont de petites pennes qui recouvrent la base des pennes des rémises et des rectrices. — Les germes naissent non développés, et constamment renfermés
dans un œuf à coquille calcaire. — Le plumage des femelles offre ordinairement des teintes moins brillantes que celui du mâle.
. Par la vivacité avec laquelle son aile frappe l'air, l'oiseau trouve un point d'appui dans
ce fluide, qui ne peut se déplacer avec la même rapidité. —- Les plumes tombent et se renouvellent une ou deux fois par an (la mue), ordinairement après la ponte. — Ces animaux ont la vue perçante ; l'odorat et le goût, à ce qu'on peut conjecturer, assez développés; l'ouïe net; le toucher à peu près nul par l'interposition des plumes. — Le régime est granWore, carnivore, Où omnivore.
On sait avec quelle admirable industrie les oiseaux construisent leurs nids, avec quelle tendre sollicitude la femelle couve ses œufs, élève et défend ses petits. Le nid est toujours construit sur le même plan dans les mêmes espèces. Le nombre des œufs est d’un ou de deux dans les grandes espèces, de vingt à vingt-cinq dans les petites. La plupart ne font qu'une ponte dans l'année. Il est des oiseaux qui, au sortir de l'œuf, vont aussitôt , sous la conduite de leur mère, chercher leur nourriture: un plus grand nombre est forcé de rester plus long-temps au nid , où les parens leur apportent la nourriture. Dans ce dernier
cas les oiseaux vivent par couples : dans le premier, un màle a plusieurs femelles, seules chargées de l'éducation de la familie.
On appelle migration des oiseaux les voyages qu'un grand nombre d'espèces enfreprennent a certaines époques de l’année, pour passer d’un pays dans un autre. Ces voyages paraissent surtout être déterminés par l'appréhension des frimas, et par celle du manque de nourriture. Au temps voulu, on voit des troupes nombreuses se réunir en un point fixe; puis, après quelques jours donnés pour s'attendre, prendre la volée d’un commun accord, sous la conduite d'un chef, et dans un ordre parfait. La nouvelle patrie qu'elles
abordent est presque toujonrs la même chaque année. Le nombre des espèces qui voyagent isolément est beaucoup moins considérable.
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(1) On donne le nom d’ornithologie à la branche de la zoologie qui traite des oiseaux.