INVERTÉBRÉS
Caractères généraux : Point de colonne vertébrale; point d'os proprement dits; les membres, quand ils existent , sont au moins au nombre de six. L'existence des sens n’est pas constante. Les mächoires, en nombre indéterminé , se meuvent latéralement. Beau-
Coup manquent d'organes circulatoires. Les sexes ne sont pas toujours séparés. Cinquième CLasse. — MOLLUSQUES.
Caractères généraux : Animaux plus ou moins symétriques , sans squelette articulé; corps mou , enveloppé d’une membrane ou peau de forme variable (le manteau) dans l'épaisseur ou à la surface duquel se dépose le plus souvent une seconde enveloppe calcaire (la coquille), d’une ou plusieurs pièces. Circulation complète, à sang blanc; respiration aquatique ou aérienne. La nerveux offrant un certain nombre de ganglions, dont le principal (le cerveau) est situé au-dessus de lœsophage.
Peau molle, toujours humide et visqueuse, très-sensible; souvent plus ample qu’il ne serait néces saire pour recouvrir simplement le corps, et formant des replis (d’où lui vient le nom de #anteau); souvent aussi se creusant en forme de sac, s'étendant en nageoires, où formant un tuyau, un disque. Couleur généralement pâle, d’un jaune ou blanc sale, quelquefois offrant des nuances très-vives. Forme variable à l'infini, et principalement relative au lieu que Panimal habite. La tête n’est pas toujours distincte; elle présente , 1° les tentacules , appendice de forme variable; généralement rétractiles , c’est-à-dire susceptibles de rentrer en eux-mêmes, et qui sont les organes principaux du tact. 2° La bouche, de forme variable, souvent munie d’appendices particuliers. 5° Les yeux, manquant dans un certain nombre de mollusques ; sessiles ou pédiculés, c’est-à-dire placés sur des tentacules. 4° Dans la première classe, huit ou dix appendices qui servent à la préhension et à la locomotion. Gn ne sait rien de positif sur l'existence des autres sens, qui paraissent manquer dans le plus grand nombre. Il en est qui offrent les sexes séparés, il en est d'hermaphrodites ; quelques-uns sont ovivipares, les autres sont ovipares. Outre les fibres musculaires qui entrent dans la structure de la peau, et la rendent suscepuüble de se contracter dans tous
(Pl, les sens, les mollusques ont de véritables muscles qui s’insèrent, soit à la surface interne de cette
Jig- 1.) peau, soit à la coquille, et déterminent la locomotion générale, On nomme pied une sorte
de disque, à laide duquel rampent certains mollusques, et qui résulte du prolongement de la
Conforma-
tion.
peau et de sa couche musculaire à la partie inférieure du corps. El en est qui offrent aussi des nagcoires, des lobes , des appendices particuliers en forme de bras. Ces divers organes se modifient selon le mode de locomotion propre à l'animal (natation, reptation. )
On appelle mollusques resracés ceux dont le corps est protégé par un test où coquille; mollusques nus, ceux qui n’ont d'auire abri que leur #nanteau, ordinairement, dans ce cas, plus dur et plus épais que dans les premiers. Les coquilles sont formées de carbonate de chaux (voyez la
| Minéralogie) et d'une matière animale de nature muqueuse. Leur coloration, très-variée, est due
à quelques oxides métalliques. Elles se composent de lames ou de couches minces qui transsudent
| des pores du manteau, et se déposent successivement les unes en dedans des autres. ( #oyez la
page suivante.)
Les mollusques se classent , sous le rapport de leur habitation : 1° En #2arèns , habitant soit la haute
mer, où on les trouve voguant sans cesse, soit sur les rivages, dans les fonds ou sur les rochers.
Mœurs Ils peuvent vivre à de grandes profondeurs. 2° En fluviatiles : Habitant les rivières, les lacs,
ci eic., rampant sur les plantes aquatiques, sur le fond , mais jamais à de grandes profondeurs. 5° En
terrestres qu'on trouve dans les jardins, dans les bois; se cachant dans la terre, dans les fentes
des rochers, etc. — Les mollusques sont des êtres faibles, incapables d'attaquer, n'ayant guère pour moyen de défense que leur test calcaire.
instincts.
Onconsidère les cOQUILLES relativement à:
4° Les coquilles UNIVALVES considérées relativement :
an A"
Les coquilles BIVALVES considérées relativement :
B. 4 leurs parties constituantes : Ofrent
4 Leur volume ou capacité : Coguilles engaïtnantes : Contenant l'animal tout entier;
recouvrantes * Couvrant seulement sa partie supérieure comme un bouclier.
œ Leur composition : CoQuiLLES BIVALVES . quand elles sont formées de deux pan-
neaux ou valves, articulées entre elles par une charnière ; univazves, formées d'une seule valve.
A. A leurs formes : Offrent un grand nombre de variations ; elles sont symétriques
ou non, c'est-à-dire offrant la forme d'un cône contourné sur lui-même en spipirale ; turriculées, quand la spire est à angle aigu et se contourne en un cône alongé ; turbinées , quand le dernier tour de spire enveloppe les autres; discoïdes , quand les tours despire sont sur le même plan; tubulcuses, naviculaires | cylindriques ; etc.
B. À leurs parties constituantes : Sont polythames ou pluriloculaires | quand elles
offrent à l'intérieur plusieurs cavités fermées par des cloisons ; monothalames ouuniloculaires | quand elles ne renferment qu'une cavité simple. — Dans les coquilles spirées , on remarque une ouverture (la bouche), dans laquelle on distingue un bord gauche , situé du côté de l'axe de la coquille ; un bord droit du côté opposé. Cet axe est tantôt fictif, ou représenté par un espace vide en forme de cône, étendu de la base au sommet (lombilic); tantôt plein et occupé par une colonne torse ou lisse (la columelle.)
C. À leur superficie : Offrent des sillons , des stries , des côtes , des épines , etc. A. À leurs formes : Sont équivalves ou inéquivalves , closes où baillantes!, lenticu-
laires, globuleuses . etc.
à remarquer, 1° les bords des valves; 2° leurs moyens d'union. Ils consistent : a. Dans la charnière, partie du bord supérieur qui offre des dents et des cavités dans lesquelles ces dents s'emboitent. b. Dans les ligamens élastiques : Paquet de fibres très-dures , s’attachant à l'une et l'autre valve qu'elles tendent toujours à ouvrir, effet qui a pour antagoniste l'action-des muscles adducteurs , qui fixent l'animal à sa coquille et la ferment à son gré.
C. À leur superficie : Sont lamelleuses , épineuses ; tuberculeuses , lisses , etc. D. À leur habitation : Sont adhérentes, par différens moyens ; aux corps sur
lesquels elles se fixent , ou libres, l'animal pouvant changer de lieu à volonté. Il est des espèces tubicoles, c'est-à-dire habitant dans un tube accessoire aux valves. Il n’en est point de terrestres.
Certains mollusques ont leur coquille ; ou du moins certaines pièces dures dans l’intérieur du manteau.