TABLEAU ANALYTIQUE DES ORDRES DANS LA CLASSE DES MOLELUSQUES
MOLLUSQUES à tête
(Classes de G. Cuvier.)
DisrixcTE; fTrès-longues, servant de pieds ou debras............ Ï[. cépnaropo»es.
à Nulles ee de membranes,.... If. PrÉRoPODES.
tentacules ou tréscourtes { Rampantà l’aide d’un disque charnu. JEÏ. casréroronss.
non-pisrincres ; (Nulles ou peu distinctes. .............:........ IV. acéprarss.
à Charnues, molles, garnies de filamens........... V. BRAcuiopoDEs.
tentacules Cornées et articulées........,................, VI. cmrnopopss.
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(1) On donne à cette partie de la Zoologic le nom de concarozoc:e. M. de Blainville a proposé celui de mazacorocus.
Leo.
ZOOLOGIE DESCRIPTIVEe 09
Onnre Premier. — CÉPHALOPODES.
Caractères généraux : Corps renfermé dans le manteau comme dans un sac, d'ou sort une tête ronde, munie de deux yeux, et surmontée de longs appendices charnus (tentacules) , espèces de bras ou de pieds, dont la surface est armée de suçoirs à l'aide desquels l'animal se cramponne fortement sur les rochers. Au centre de ces tentacules est la bouche, formée de deux mâchoires cornées , semblables au bec d’un perroquet. Une sorte «le tube charnu, situé devant le cou , donne passage aux excrétions. Ces mollusques nagent la tête en arrière, et marchent dans toutes les directions , la tête en bas et le corps en haut. Chez plusieurs , les côtés s'étendent en forme de nageoires. Ils habitent tous la mer, se nourris sent de crustacés, de mollusques, etc. ; sont voraces et cruels. Ils rendent une espèce de liqueur très-foncée, qu'ils emploient à troubler la transparence de l'eau, pour échapper, quand ils sont poursuivis , à la vue de leurs ennemis. Leur chair se mange. — Coquille univalve, très-variée dans sa forme : extérieure ou interne ; ordinairement libre.
4. LES POULPES : Sac de forme ovale; huit tentacules très-longs , réunis à leur base par une membrane , et leur servant pour nager, pour ramper ou pour saisir leur proie, Pas de coquille. On les trouve dans toutes les mers.
. LES ARGONAUTES : Deux tentacules élargis à leur extrémité en une large membrane; une coquille très-mince en forme de chaloupe , et dans laquelle l'animal se place pour voguer sur les eaux , s'aidant de ses tentacules membraneux qu'il redresse à volonté, comme de voiles, et des autres comme de rames. À l'approche d'un danger, le mollusque navigateur rentre tous ses bras dans sa coquille et descend au fond de l'eau. Quand Ja mer est calme , on les voit nager en troupes à sa surface. (PI, 11, fig. 2.)
. LES CALMARS : Ont dans le dos une lame cornée en forme d'épée ou de lancette : pas de coquilles. Dix tentacules , dont deux beaucoup plus longs leur servent comme pour se tenir à l'ancre.
Genres 4. LES SEICHES : Dix tentacules , dont deux beaucoup plus longs ; corps ovale, bordé dans Principaux : toute sa longueur d’une sorte de nageoire membraneuse ; pas de coquille ; dans l'intérieur du dos, une pièce calcaire , ovale , aplatie , lamelleuse | employée dans les arts sous le nom d'os de seiche , biscuit de mer, pour polir Fivoire, etc. —La couleur brune employée en peinture sous le nom de sépia, provient de la liqueur que rejettent ces mollusques. On croit aussi que la bonne encre de la Chine se fabrique avec la même substance ou avec la liqueur d’un poulpe. Les œufs de seiches sont ordinairement collés les uns aux autres en espéces de grappes qu'on appelle raisins de mer. L'espèce commune dans nos mers à plus d’un pied de longueur. (PI. 11, fig. 3.)
LES NAUTILES , semblables aux poulpes, ont une coquille contournée en spirale, pluri-
loculaire. L'animal loge dans a dernière cellule.
On rapproche des genres précédens plusieurs genres de mollusques testacés, dont on n'a encore trouvé que les coquilles, à l'état fossile : tels sont les bélemnites , les cornes d’ Am. mon . etc, (Voyez première parte, Géologie.) |
Onnre Deuxième. — LES PTEROPODES.
Dans les mollusques de cette classe, les organes du mouvement consistent en deux nageoires situées de chaque côté de la bouche. Comme ils n’ont ni pieds ui bras, ils ne peuvent ni marcher ni ramper; on les trouve toujours libres et nageant au milieu des eaux , à la surface desquelles ils viennent pendant le calme, Les uns ontune coquille mince ettransparente , les autres en sout dépourvus. Ils se fixent quelquefois aux corps flottans, tels que certaines plantes marines , et les embrassent avec leurs nageoires. Ce sont des mollusques de petite taille. —
Principaux genres : Les clios , les hyales.
Onore Troisième. — GASTÉROPODES (1).
Caractères généraux : Animaux rampant sur une sorte de pied ou de disque charnu placé sous le ventre; tête distincte, portant de deux à six tentacules petits, très-mobiles, ne servant qu'au tact. De trés-petits yeux diversement situés. Coquille extérieure ( c’est le plus grand nombre des cas) , intérieure ou nulle. Presque toujours d’une seule pièce ; conique ou en spirale ; souvent fermée par un opercule (espèce de couvercle mince.) Les uns sont et respirent l'air en nature, les autres aquatiques.
terrestres
Principaux
FA race genres :
Pas de branchies, une cavité pulmonaire :
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Branchies eu forme de dents de peigue :
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Coq.en tube:
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LES LIMACES : Corps alongé , quatre tentacules rentrant sur eux-mêmes, et dont les deux plus longs portent les yeux; mâchoire supérieure en forme de croissant dentelé, qui leur sert à ronger les substances végétales ; corps garni d'une sorte de manteau coriace. Ils respirent l'air par un trou situé au côté droit de cette espèce de bouclier. Dans quelques espèces, une concrétion calcaire , plate , dans l'intérieur de ce manteau.
. LES HÉLICES où ESCARGOTS (colimagçons) : Mollusques terrestres , à coquille ordi-
nairement globuleuse , avec une ouverture en forme de croissant , et des tours de spire dans lesquels s'enroulent les viscères. Les parties de leur corps se reproduisent quand elles ont été coupées. On mange le grand escargot , commun dans les vignes , dans les jardins.
. On range dans des genres voisins, qui ont avec les précédens pour caractère commun
l'absence de branchies , plusieurs mollusques particulièrement connus par leurs coquilles qui figurent dans les collections des conchyologues (les bulimes , les maillots , les agatines, les limnées . les auricules , les planorbes.)
Jn range dans cette division des mollusques à coquilles généralement univalves, en spirale
ou coniques, avec des branchies en dents de peigne et une bouche en forme de trompe. "Fels sont :
. Les pourpres , dont une espèce fournissait la pourpre des anciens, matière colorante
contenue dans un vésicule , et qui, d'abord blanche , ne rougit que par son exposition à la lumière. L'ouverture de leur coquille se prolonge en un canal par lequel l'animal fait passer un tube qui sert de canal à l'eau des branchies.
. Les porcelaines : Mollusques dont le manteau est assez ample pour recouvrir la co-
quille, qu'il revêt en même temps d’une nouvelle couche d'une autre couleur.
. Nous nous bornerons à nommer plusieurs autres genres. dont on recherche les coquilles
pour l'éclat de leurs couleurs ou la beauté de leurs formes (les ampuilaires, les mélanies, les janthines, les nérites, les cônes, les porcelaines, les volutes , les olives, les mitres, les buccins , les tonnes . les harpes , les casques , les vis , les rochers , les fuseaux.)
C'est dans cette division que l'on range aussi la frippière (du genre TOUPIE) « remarquable
par son habitude de coller sur sa coquille divers corps étrangers, comme des cail- Joux, 6tc,
Les gastéropodes de cette division ne marchant point, sont dénourvus de pieds ; ils ha-
bitent des coquilles en forme de tubes plus où moins irréguliers , dont le commence-
ment seul est en spirale. Ces coquilles se fixent sur divers corps. Tels sont Les VERMETS.
LES OSCABRIONS , qui viennent après , ont, le long du dos, une rangée d'écailles testacées qui n'en occupe pas toute la largeur ; leurs branchies s'offrent sous la forme de petits
feuillets disposés le long du bord du manteau. Ils habitent les mers.
(1) Cette division nombreuse, qui constitue la Tro1s1ÈmE cLassE des mollusques de Cuvier, est partagée par ce grand naturaliste en 8 oroRES ; ce sont : les pulmones , les nudibranches , les inférobranches , les tectibranches , les hétéropodes , les pectinibranches , les scutibranches , les cyclobranches.
Z00LOGIE DESCRIPTIYE, 67
Orne Quarième. — ACÉPHALES.
Caractères généraux : Point de tête distincte ; bouche sans dents, cachée entre les replis du manteau, qui est ordinairement ployé en deux , comme la couverture d’un livre, ou bien ouvert par un bout seulement comme un sac. Point d'yeux. Branchies le plus souvent sous forme de feuillets placés des deux côtés du manteau, Hermaphrodites, aquatiques et marins pour la plupart; habitant presque tous une coquille bivalve. — Les acéphales testacés ou bivalves sont fixés ou libres. Les premiers adhèrent aux rochers par leur nie où par un byssus (faisceau de fils sortant de la base du pied et collés par leurs extrémités.) Les seconds se déplacent à l aide d’un pied charnu qu'ils alongent ou raccourcissent à leur gré, ou bien ils se meuvent dans la mer, en frappant Peau de leurs valves qu'ils écartent ou rapprochent subitement.
LES ACÉPIHALES TESTACÉS où BIVALVES , constituent un grand nombre de genres, dont les prin-
cipaux sont :
4. LES HUITRES : Point de pied: coquille inéquivalve , feuilletée. — $e fixent aux
rochers , et même les unes sur les autres. C'est là qu'on recueille l’Auitre vulgaire, qu'on élève dans des viviers. Sa fécondité est prodigieuse. On la mange
crue. (PI. 11, fig. 1:)
2, LES ARONDES : L'espèce la plus célèbre est l'aronde aux perles, à peu près
demi-circulaire, verdàtre en dehors, t apissée en dedans de nacre de perles, et contenant des perles produites par cette matière nacrée , qui par suite de quelque maladie ou de quelque accident, n'ayant pu se coller à coquille, s'épanche et forme ces globules. La pêche de perles orientales | les plus recherchées, se fait dans le Pt persique , à Ceylan , par des plongeurs habitués à rester ER a De 0 emploie la nacre pour toute sorte de bijoux ou objets de luxe
(PI. LR LT
5. LES JAMBONNEAUX : Coquilles en forme d’éventail à demi-ouvert. Le byssus de
plusieurs espèces, En et fin comme de Ja soie, sert à fabriqner des étoffes précieuses.
4. LES MOULES : Il y en a d’eau douce et de mer. Enfermées dans une coquille à
valves triangulaires, bombées ; elles sont comme attachées à l'ancre sur lesrochers, à l'aide d'un byssus. La moule commune , extrèmement abondante le long de nos côtes. est souvent suspendue aux rochers , aux pieux, en longues grappes. On la mange crue ou cuite.
. LES SOLENS ( vulgairement manches de couteau): Ont la coquille alongée et étroite. Le pied qui sort par l'extrémité antérieure est conique , et sert à l'animal à s'enfoncer dans le sable quand il redoute quelque danger.
6. LES PHOLADES : Habitent des conduits qu'elles creusent dans Îles pierres , dans
les rochers , et d’où elles ne peuvent plus sortir quand elles ont grossi. C'est, diton, à l’aide d’un acide qu'elles rejettent, qu'elles peuvent ramollir la pierre de
manière à la percer.
7. LES TARETS : Corps très-alongé, vermiforme; à valves courtes, tranchantes en
avant, nese rapprochant pas aux extrémités; muni en outre de deux petites pièces dures, mobiles, et qui paraissent propres à couper le bois. Ces animaux, en effet, percent les bois plongés sous l'eau , et s'y établissent dans l'intérieur d'un tube qu'ils fabriquent eux-mêmes, L’ espèce commune, longue d'environ 6 pouces, fait de grands dégâts dans les ports, en ruinant les vaisseaux , etc. Plus d'une ne elle a menacé la Hola de de sa destruction , en attaquant les digues qui font toute
sa sûreté.
8. Parmi les mollusques bivalves. dont les coquilles figurent dans les collections des
conchyologues , on peut citer: Les mar teaux (ainsi : nommés de leur forme ), les tridacnes ou bénitiers (qui atteignent jusqu'à 6 pieds de grandeur}, les peignes, les gryphées, les vénus, les cs . les bucardes, les tellines . les cames, les a! ches, les pétoncles, les myes, les isocardes.