‹ Elémens d'histoire naturelleChapitre 145 sur 222 · TAUX · texte numérisé non relu

TAUX

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ANIMAUX ARTICULES.

Animaux symétriques , dont le corps est entouré d'anneaux articulés presque toujours durs,

tantôt emboités lun dans l'autre, tantôt réunis par des membranes flexibles ou par une véritable jointure. Ces anneaux fournissent des points d'appui nécessaires aux mouvemens, qui offrent toutes les modifications nécessaires aux vertébrés (marche, course, saut , natation, vol.) Les mächoires, quand elles existent, se meuvent , non plus de haut en bas, mais de droite à gauche. Ce sont des pièces cornées ordinairement au nombre de deux paires : l’une supérieure (mandibules ) , Yautre inférieure (mdchoires proprement dites. ) D'autres pièces qui couvrent les mâchoires en avant et en arrière, se désignent sous le nom de lèvres: l'une supérieure (labre). l'autre inférieure (lèvre proprement dite. ) Celle-ci supporte communément deux filets articulés, semblables à des antennes ( les

palpes ou antennules); les màchoires en offrent aussi de semblables : ce sont des organes

de tact. Dans d'autres espèces, qui ne se nourrissent pas de substances solides, la bouche a tantôt la forme d'une trompe charnue renfermant un sucoir, tantôt celle d’un tube articulé où bec, servant de gaîne à un sucoir; tantôt enfin c'est un sucoir filiforme, sans gaîne, divisé en deux articles, et roulé en spirale sur lui-même (langue. ) Le tube digestif est muni de ses deux orifices. L'appareil circulatoire le plus souvent incomplet ou nul. L'appareil respiratoire se compose de branchies ou de trachées communiquant au dehors par des trous (stygmates) placés aux deux côtés du corps. Forme générale et volume du corps très-variables. Les membres sontau nombre de plus de quatre, ou n'existent pas du tout (cas le plus rare.) Ils sont formés, tantôt de soies roides , tantôt de plusieurs pièces cornées , articulées , qui portent le nom de hanche, cuisse, jambe ettarse. lui-même composé de plusieurs articles. Dans un grand nombre existent des appendices membraneux propres au vol (ailes des insectes); les organes des sens sont nuls ou de formes très-variées. Le tact réside essentiellement dans de petits appendices mobiles et articulés, placés au devant de la tête (les antennes.) Un grand nombre d’articulés passent par différens états avant d'arriver à celui qu'ils doivent définitivement garder (métamorphoses. ) Ils se divisent, ainsi qu'on l'a vu précédemment, en cixQ cLasses que nous allons étudier successivement.

200LOGIE DESCRIPTIVE. 69 SIXIÈME CLasse. — ANNELIDES (vers à sang rouge.)

Caractères généraux : Corps plus ou moins alongé, mou, offrant un nombre considérable d’anneaux , ou du moins de plis transversaux ; membres remplacés par des soies roides et mobiles, ou nuls. (Bans ce cas l’a nimal rampe, en contractant et allongeant alternativement les diverses parties de son corps.) La tête ne se distingue du reste du corps que par l'appareil buccal, qui est tantôt un disque élargi, percé à son centre , suscepüble d’adhérer avec force aux corps, et offrant ainsi un point d'appui à l'animal dans la progression ; tantôt un tube alongeable ou protractile, en forme de trompe. La respiration se fait par des branchies en forme de panaches ou de ramuscules, attachées à la tête ou le long du corps. Dans un petit nombre seulement ces organes ne sont pas apparens, et la respiration paraît se faire par la peau. Ces animaux vivent dans la vase, dans la terre humide, ou nagent dans la mer. Plusieurs espèces habitent dans des tubes ouverts par les deux bouts, et formés de matière calcaire qui a transsudé de leur peau, ou de grains de sable, de fragmens de coquilles agglutinés entre eux. À la différence des mollusques tubicoles , les annélides n’adhèrent pas à leur tube,

1. LES SERPULES : Habitent des tubes cylindriques de quelques lignes de diamètre , qui recouvrent, en s’entorllant, les coquilles , les pierres , les objets sous-marins. Elles ont des branchies d'un beau rouge. (P7. 12, fig. 1.) 2. LES AMPHITRITES : Transportent leurs tuyaux avec elles ; leur tête est armée d’espèces de lames rangées en dents de peigne , et de couleur dorée. Elies habitent aussi la mer. 5. LES ARENICOLES : Habitent le sable des bords de la mer. L'espèce commune est rougeâtre, longue d’un pied. Les pêcheurs s’en servent comme d’appât. 4. LES APHRODITES : Se reconnaissent aux deux rangées d'écailles membraneu:es qui recouvrent leur dos; leur corps est de forme aplatie, plus court que dans les autres annérenferme lides. Une espèce qu’on trouve sur nos côtes, l’aphrodite hérissée, ovale, longue de 6 qu'un petit à 8 pouces, offre sur ses côtés des groupes d’épines et des faisceaux de soie brillant des plus vives couleurs.

Cette classse ne

À branchies,

nombre de genres; 5. LES SANGSUES : Ont aux deux extrémités un disque aplati, qui, en se fixant aux corps par une sorte de succion, leur sert de point d’appui dans la marche. Au centre de extrémité antérieure est la bouche , armée dans la sangsue médicinale de trois dents tranchantes, à l’aide desquelles Fanimal entame la peau. On lui voit sur la partie antérieure du corps dix petits points noirs qu’on regarde comme des yeux. Les sangsues vivent dans les mares d’eau douce, et quelquefois dans les eaux vives. Elles sont hermaphrodites, et pondent des œufs en paquet. Un espèce beaucoup plus grande fait des blessures dangereuses (sangsue des chevaux). — 155 romprics (vers de terre) se classent immédiatement auprès des sangsues, —LES DRAGONNEAUX Ont le corps délié comme un crin , long de plusieurs pouces ; ils habitent les eaux douces.

les principaux sont :

Sans branchices.

SEPTIÈME CLasse. — CRUSTACES.

Caractères généraux : Corps divisé en téte, thorax (poitrine), abdomern (ventre) ou ce qu'on désigne à tort , dans ces animaux, sous le nom de queue.) Ordinairement la tête est soudée avec le thorax); la peau recouverte d’une croûte ou test dur, calcaire , formé par une excrétion de la peau, et qui se renouvelle à certaines saisons; plusieurs paires de mächoires transversales; des antennes le plus souvent au nombre de quatre; des yeux tantôt portés sur un pédicule , mobile, tantôt sessiles, c'est-à-dire enchassés dans le test; des branchies, le sang blanc, une circulation double. Membres articulés, c'est-àdire formés de pièces mobiles les unes sur les autres, et s’insérant au thorax. Ils sont de deux sortes : les pieds proprement dits, ou pieds ambulatoires, servant à la marche, et les pieds-maächoires, ou mem- Dres antérieurs, qui ont été comme refoulés sous la bouche, et deviennent des màchoires auxiliaires. La queue où abdomen offre en outre des appendices ou fausses pattes, à l'aide desquelles la femelle retient ses œufs. Les crustacés vivent plusieurs années; ils sont carnassiers, ovipares ou ovovivipares. Il en est qui subissent plusieurs transformations après leur sortie de l'œuf, Les uns sont conformés pour la marche, qui a presque toujours lieu de côté ou à reculons ; les. autres pour la natation ou pour le saut. Il en est de terrestres, de marins et d'eau douce. Leur forme et leur volume sont très-variés: il en est de microscopiques; il en est de très-gros.

La p.

1° LES CRUSTACES DECAPODES: Cinq pares de pieds, dont la première est ordidinairement terminée en pince ou serre , d’une telle force dans quelques individus, qu’on en a vu soulever une chèvre. Corps enveloppé d’une forte carapace ; yeux mobiles, C’est parmi eux qu’on trouve les plus grands crustacés; le corps de quelques /angoustes atteint jusqu’à un mètre de lougueur. Quoique vivant la plupart dans l’eau , les crustacés décapodes ne périssent pas sur-le-champ à l'air. Leurs membres repoussent promptement. Ce sont des animaux voraces et carnassiers.

Ë Principaux genres. LES CRABES : Genre nombreux, à queue ( abdomen) courte, re- & ployée sous le thorax dans l’état de repos, sans nageoires au bout. Ils habitent Jes bords de la mer, dont ils s’éloignent quelquefois. Dans les crabes nageurs , le dernier article des pieds de derrière est aplati en nageoire. Il en est de grands; il en est de très-petits, et qui habitent dans les coquilles de moules. Plusieurs espèces se mangent. (PZ.12, fig. 2.) LES ECREVISSES : A queue non reployée sous le thorax pendant le repos, aussi longue { au moins que le corps, composée de sept segmens, offrant à son extrémité des lames ou appendices natatoires. (C’est au moyen de cette queue que les crustacés nagent. ) Les pattes de devant ou pinces très-développées leur servent à la fois d’organes de préhension et de locomotion. Les pieds-mächoires sont allongés et étroits, en forme de palpes. — L’écrevisse-homard a les serres antérieures inégales, très-grandes. Il atteint quelquefois plus d’un demi-mètre de long ; se trouve dans la Méditerranée , etc. Sa chair est estimée. — L'écrevisse commune se trouve dans les eaux douces d'Europe , sous des pierres, dans des trous dont elle ne sort que pour chercher sa nourriture, qui consiste en insectes , en petits mollusques, etc. Elle vit plus de vingt ans ; sa mue a lieu à la fin du printemps. A sa naissance, l’écrevisse, très-molle, reste abritée sous la queue de sa mère, jusqu’à ce que son corps soit endurci. — Les hermites ou pagures : À queue molle, habitent des coquilles univalves, vides de leurs mollusques. Une des espèces les plus connues, l'hermite Bernard, a Yune de ses serres, avec laquelle il forme l'entrée de sa coquille, beaucoup plus grosse que l’autre. On le trouve dans toutes les mers d'Europe. Il est long d'un pouce environ. — Les chevrettes, dont l'espèce la plus connue, crevette des { uisseaux, ne dépasse guère un demi-pouce. On la mange. Il y a une espèce marine. 2° LES CRUSTACES ARTHROCEPHALES : A tête distincte, articulée sur le thorax ; sept paires de pattes; corps faiblement crustacé; yeux sessiles. Les cloportes (vulgairement porceicts de Saint-Antoine), petits animaux ovalaires, grisätres, qu’on trouve dans les caves, sous les pierres, etc. — Les cyames, à corps linéaire. — Les chevrettes, les thalitres (vulgairement puces de mer, de leur aptitude au saut.) — Les phyllosomes , ainsi nommés de la forme de leur corps , presqu’aussi mince qu’une feuille, transparent.

és à carapace.

Les crustacés forment deux divisions établies sur

Malacostracés où crustac

la présence ou Pabsence de la carapace,

CRUSTACES A CORPS MOU, protégés par une pièce cornée en forme de bouclier ou de coquille bivalve; des pieds natatoires, dont le nombre va quelquefois jusqu’à cent; le plus communément un seul œil sessile (#0nocles.) Tous aquatiques : la plupart d’eau douce. Presque microscopiques.

Hurrième CLasse — ARACHNIDES.

Caractères généraux : Tête non distincte du thorax , qui est le plussouvent formé d’un seul anneau; abdomen mou , plus ou moins globuleux ; ordinairement fixé au thorax par une sorte de pédicule. Pattes généralement très-longues, terminées par deux crochets sur les côtés du thorax, au nombre de huit dans la plupart des espèces. Pas d'antennes; des yeux multiples, lisses, situés sur la partie antérieure du thorax, et s'oflrant sous la forme de pointsluisans. Les tégumens sont en général plutôt coriaces que cornés. L'appareil circulatoire complet, l'appareil respiratoire formé de trachées ou de sacs pulmomaires, communiquant à l'extérieur par des ouvertures situées sous le ventre (stygmates.) La bouche est tantôt organisée en sucoir, tantôt munie de plusieurs paires de mâchoires. Ceux qui sont dans le premier cas vivent en parasites sur d'autres animaux, sur le fromage, sur diverses plantes; les autres se nourrisseut d'insectes qu'ils saisissent vivans. Les sexes sont séparés ; la génération ovipare. Ils n'éprouvent pas de mélamophoses, mais de simples mues. Ils sont en général de petite taille. Leur

‘ rer type est l’'araignée.

Lntomostraces.

Les Anacnnibes offrent #roës familles principales

À 0 La famille des

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