FILEUSES
La famille des
PÉDIPAL- PES ;
3° La famille des
HOLÈTRES :
ZOOLOGIE DESCRITIVE, 71
LES ARAIGNÉES : Corps généralement velu ; palpes en forme de petits pieds, sans pince
au bout ; mandibules terminées par un crochet mobile, ayant ; près de son extrémité trèspointue , une petite fente pour la sortie d’un venin renfermé dans une glande. Abdomen mobile, muni de quatre à six mamelons percés d'une multitude de petits trous pour le passage des fils soyeux que l'animal en fait sortir comme d’une filière. Au sortir de ces mamelons ou réservoirs , ces fils sont gluans et ont besoin de subir un certain degré de dessication à l'air. Telle est leur finesse , que réunisils ne forment cependant qu'un seul fil d’araignée ! Les espèces sédentaires s’en fabriquent une toile dont la disposition varie dans chacune d'elles, et dont elles se servent comme de piéges pour prendre les insectes qui leur servent de nourriture ; les araignées coureuses épient leur proie ou la poursuivent. Les unes et les autres la piquent de leur dard, et distillent dans la plaie leur venin, qui agit si promptement qu'une seule piqüre d’araignée de moyenne taille fait périr une mouche en quelques instans. Les grandes espèces de l'Amérique méridionale donnent même la mort à de petits oiseaux. et ne sont pas sans inconvéniens pour l’homme. — Ces flocons blancs, qu'on voit voltiger dans les champs en automne (fils de la vierge), sont produits par diverses espèces de jeunes araignées. Les femelles se servent aussi de leursoie pour construire des cocons destinés à renfermer les œufs. On est parvenu à fabriquer avec cette soie des gants et des bas : essai plus curieux qu'utiie. — Ces animaux, très-cruels, se dévorent souvent entre eux. On ne connaît pas positive ment la durée de leur vie. Subissent plusieursmues.—Zes mygales de l'Amérique méridionale atteignent, dans une espèce , un pouce et demi de longueur.—L’épéire fasciée, commune au midi de la France , sur le bord des ruisseaux, est longue d'environ un pouce, — La piqûre d'une espèce de lycose, nommée tarentule (de Tarente, en Italie), occasionnait , suivant un préjugé fabuleux , des accidens très-graves, suivis de mort, si l'on ne parvenait à les dissiper an moyen de la musique et de la danse. (PL. 12, fig. 3.)— Les argyronètes sont aquatiques et vivent dans nos eaux dormantes. — L’araignée des caves (espèce du genre ségestrie) , velue, d'un noir gris, est en a à peu près la seule espèce dont la piqûre puisse développer quelques légers accidens. ’
2, LES SCORPIONS: Ont le corps alongé, composé d'anneaux , terminé par une longue
queue armée à son extrémité d'un dard, sous l'extrémité duquel sont deux trous servant d'issue à un venin. Les palpes, très-grands, se terminent par une pince semblable à celle des crustacés. Ces animaux vivent dans les pays chauds , sous des pierres. Ils font périr les insectes dont ils veulent se nourrir avec l'aiguillon de leur queue, qu'ils dirigent en tous sens. La femelle porte les petits sur son dos pendant les premiers jours. — L'espèce d'Europe, brune, longue d'un pouce environ, n'occasionne pas par sa piqüre des accidens aussi graves qu'on l'avait cru.
(PI Se ee.)
5. LES FAUCHEURS: Espèces d'araignées caractérisées par des pieds très-longs et très-
déliés, et qui remuent encore après qu'ils ont été séparés du corps.
4, LES MITES (cirons , tiques): Genre d'animaux très-petits, presque microscopiques ;
à corps mou ; six ou huit pattes. Ils offrent beaucoup de variétés dansles formes et dans le genre de vie, Les uns sont errans : on les rencontre sous les pierres, les écorces des arbres, dans la terre, dansles eaux , dans le vieux fromage , la farine, etc. ; les autres vivent en parasites sur la peau ou dans la chair d'autres animaux , et y développent des maladies. La gale, selon quelques observateurs, proviendrait d'une mite ( acarus
ou sarcople.) (PI. 12, fig. D.)
Curactères sencraux : Corps alongé ; composé d’une série d’anneaux semblables, donnant chacun altache à une ou deux paires de pattes proprement dites , très-rapprochées l’une de l’autre, et terminées généralement par un seul crochet. Le nombre de ces pieds et celui des anneaux augmentent avec l’âge. L'abdomen n'est pas distinct du thorax. La tête porte deux antennes, deux yeux, une buuche garnie de mâchoires. Ils respirent par des trachces. Ils ha— bitent dans la terre, sous les pierres, etc. — Cette classe renferme deux genres :
Caractères généraux :
(PE. 19, fig. 7,8.)
ZOOLOGIE DESCRIPTIVF.
Neovième CLasse.— MYRIAPODES (mille-pieds.)
1. LES IULES : Corps généralement crustacé et cylindrique, à pieds très-courts, au nombre de deux paires à chaque anneau. [ls marchent très-lentement et peuvent se rouler en boule comme les cloportes, auxquels ils ressemblent d’ailleurs, La plus grande espèce, propre à l'Amérique, atteint 7 pouces de long.
2. LES SCOLOPENDRES : Ont le corps déprimé , membraneux ; chaque anneau, recouvert d’une plaquecartlagineuse; porte ordinairement une paire de pieds seulement. Ces animaux sont carnassiers, fuient la lumière, courent très-vite. Les habitans des pays chauds redoutent les grandes espèces à cause du venin qui sort des deux crochets dont leur bouche est armée, La scolopendre mordante de l'Amérique est iongue de 4 à 6 pouces, brune. (PZ. 12, fig. 6.)
Dixième Casse. — INSECTES.
CARACTÈRES ORGANIQUES : Corps divisé en trois parties : Tête, thorax, abdomen. La téle porte deux antennes; des yeux composés ou à facettes, quelquefois accompagnés d'yeux lisses (voyez l’Anatomie comparée.) La bouche est tantôt en forme de trompe , de bec, tantôt pourvue d'organes propres à broyer les alimens (machoires et mandibules.) Le thorax donne attache aux ailes, quand elles existent, et aux pattes. Les ailes, au nombre de deux ou de quatre, sont des expansions membraneuses, minces et réunies entre elles par des nervures
(petits tubes cornés renfermant des trachées.) Selon qu’elles s'insérent au second
où au troisième anneau du thorax, on les dit antérieures ou supérieures, et pos-
térieures où inférieures. Les pattes offrent quatre parties articulées entre elles :
la hanche, la cuisse , la jambe , le tarse ou pied , composé lui-même de deux à
cinq articles , et souvent terminé par un ou plusieurs crochets. L'abdomen a ses
anneaux percés sur les côtés de stygmates (orifice extérieur des trachées), et souvent terminé par des appendices de forme variable (pinces, tarières, crochets, ete.)
Pas d'organes circulatoires proprement dits ; un simple vaisseau ou tube dorsal. Des
trachées pour organes respiratoires. (Voyez l'Anatomie comparée.) L'enveloppe té-
gumentairedes diverses parties du corps présente en général une solidité assez grande : c'est elle qui sert de point d'appui aux muscles; elle est formée de la réunion de plusieurs segmens ou anneaux , au nombre de trois dans le thorax (prothorax , mésothorax , métaihorax), de huit ou dix le plus souvent dans l'abdomen. — Sexes séparés ; génération ovipare, Dans le plus grand nombre, des instrumensde sensation.
. MÉTAMORPHOSES (PT 12, fig. O à 12.) Ces animaux n’ont presque jamais, à
leur sortie de l'œuf la forme qu'ils doivent conserver ; mais avant d'arriver à l'état d'insectes parfaits , ils subisseut plusieurs changemens ou métamorphoses. Les 17sectes ailés s'offrent d'abord sous l'aspect d’un ver mou, dépourvu de pattes (larve), ou à pattes très-courtes , placées aux extrémités antérieure et postérieure du corps (chenille, larve des papillons.) Les unes et les autres changent plusieurs fois de peau (mues), avant de passer au second état, celui de rymphe ou de chrysalide (nymple des papillons.) Avertie par un merveilleux instinct de l’époque où elle doit éprouver cette métamorphose, la larve se renferme le plus souvent dans une coque ou cocon qu’elle fabrique avec divers matériaux, mais surtout avec une espèce de soie qu'elle tire à l’aide de filières creusées dans les lèvres , d organes analogues aux glandes salivaires. L'insecte, à l'état de nymplhe, offre déja toutes les parties de l'animal parfait, maisresserrées et comme emmaillotées dans un tégument plus ou moins épais. Après un temps plus ou moins long , passé dans cette état d'immobilité léthargique, la nymphese fend; il en sort, comme d'un étui, un insecte ailé et parfait. — On appelle insectes à demi-métamorphoses, ceux dont les ailes ne poussent que quelquetemps après la naissance. Il en est sans métamorphoses.
La czasse pes insectes , la plus nombreuse du règne animal , a été partagée en plusieurs onpnes, dont les carac« tères distinctifs se tirent de la considération des ailes, des pattes, de la bouche, des antennes.
Onore Premier. — COLÉOPTÈRES.
Caractères généraux : Quatre ailes différentes, dont deux supérieures sont en forme d’étui cormé (élytres); les deux inférieures membraneuses et repliées en travers sous les premières. Antennes à dix ou onze articles ; bouche munie de mâchoires ; deux yeux à facettes.—La femelle périt après avoir pondu ses œufs, qu’elle dépose , suivant les habitudes de la larve qui doit en éclore , dans les eaux dormantes, dans la terre , sur les plantes, etc. La larve est vermiforme, à six pattes courtes. C’est sous cet état que les coléoptères vivent le plus long-temps et occasionent le plus de dégâts. À membres visibles ou non, enveloppés et ne prenant aucune nourriture. Ces insectes sont répandus sur toute la terre. On les trouve sur les plantes, sous les pierres, dans les vieux troncs, dans les matières en décomposition. — On les répartit en quatre sections :
1. CARABES : Répandent souvent une odeur fétide , et rejettent,
I. Famille des cArNAssIERS : quand ils sont en danger, une humeur caustique. [ls se cachent sousles Six pattes ; antennes filiformes. pierres, etc.—Dans un sous-genre, on place les brachynes quilan- LES = © e . En ss - Terrestres ou aquatiques ; cent, quand on les inquiète , une vapeur blanchâtre accompagnée
ces derniers ont des pieds élargis en nageoires. — Animaux voraces, faisant la chasse aux insectes. — Principaux genres :
d'une petite détonation.
5. GYRINS (vulgairement tourniquets, puces d’eau) : Nagent à la surface des eaux tranquilles en tournoyant sans cesse avec la plus grande rapidité.
4. TAUPINS (scarabées à ressort): Peuvent sauter et s'élever perpendiculairement lorsqu'ils sont sur le dos. Une espèce de Amérique méridionale , longue de plus d’un pouce , porte de chaque côté du thorax une tache jaune qui répand une lueur tellement forte que les Indiens s’en servent pour s’éclairer pendant leurs travaux et leurs
tères pentämères.
Ÿ IL. Famille des serricoRNes : voyages.
= [Antennes dentées en scie , en |9, LES LAMPYRES (vers luisans) : Se font surtout remarquer par la peigne , ou formant l'éventail ; propriété dont ils jouissent d’être lumineux dans l'obscurité ; propriété quatre palpes; élytres recou- qui tient à la présence d'une matière phosphorescente située sous les vrant l’abdomen.—Principaux derniers anneaux de l'abdomen. Ils n'ont que des élytres très-courtes; genres : les espèces des pays chauds seules sont ailées et volent.
5. VRILLETTES : Petits insectes habitant l’intérieur des maisons, où ils font beaucoup de dégâts à l'état de larves , en percantles meubles, les livres, de petits trous ronds. Ils s'appellent en frappant les boiseries avec leurs mandibules, ce qui produit un petit bruit semblable aux battemens d'une montre.
IV. Famille des CLAVICORNES : Antennes plus grosses vers le bout ou terminées en massues ; quatre palpes ; abdomen recouvert par les élytres.— Principal genre : les nécrophores, qui creusent sous le cadavre des taupes un trou assez profond pour les y enterrer, afin de les faire servir de nourriture à leurs larves.
: Cinq articles à tous les tarses (coz
‘8 V. Famille des PALPICORNES : Antennes terminées en massue, composées de six à neuf articles. À — Principal genre : Les uyvnoruyces : Insectes aquatiques. L’hydrophyle brun , long d’un pouce £N ctdemi, nage et vole très-bien. Il a la pointe du sternum très-aiguë et susceptible de blesser si ‘AÛ on le saisit sans précaution. Sa femelle file une sorte de coque dans laquelle elle déposeses œufs, È et qui flotte sur l’eau.
VI. Famille des LAMELLICORNES : Antennes terminées en dents de peigne ou en lamelles disposées comme un éventail ; quelquefois fournies par une série d'articles qui s'emboîtent les uns dans les autres. — Principaux genres : LES scaragées, parmi lesquels plusieurs espèces portent des cornes sur la tête. Les hannetons appartiennent à ce genre.— Les LucanEs où cErrs vorans (pl. 13, fig. 11), caractérisés par leurs énormes mandibules, assez semblables à des bois de cerf.— Les bousiers, dont une espèce renferme ses œufs dans des boules de fiente qu'elle enfouit dans un trou.
7h ZOOLOGIE DESCRIPTIVF.
2. Dans la section des COLÉOPTÈRES HÉTÉROMÈRES (quatre articles aux pieds postérieurs, cinq aux autres), nous ne trouvons à Citer Que LES CANTHARIDES, qui, appliquées sur la peau, y font naitre des ampoules. L'espèce employée pour faire lever les vésicatoires est d’un vert doré, longue de 6 à 10 lignes. (PI. 15, fig. 40.)
5. Dans la section des COLÉOPTÈRES TÉTRAMÈRES (quatre articles à tous les tarses) sont : Les cuArANÇons, dont la tête se prolonge antérieurement en forme de trompe. Ils font de grands dégâts dans le blé.—Les capriconnes : Remarquables par la longueur de leurs antennes.
h. Dans la section des COLÉOPTÈRES TRIMÈRES (trois articles à tous les tarses.)—LeEs COCCINELLES : Peuts insectes à corps hémisphérique, orné de vives couleurs (vulgairement bêtes a Dieu.)
OroRrE Deuxième. — ORTHOPTERES.
Caractères généraux (pl 15, fig. 1) : Quatre ailes; élytres molles, à nervures ; ailes postérieures membraneuses, plissées dans leur longueur , le plus souvent en éventail ; des mächoires ; corps alongé et généralement moins consistant que celui des coléoptères. — Insectes à demi-métamorphoses ; tous terrestres. La plupart se nourrisseut de plantes et sont très-voraces. — On les divise en deux sections :
4. LES FORFICULES ou PERCE-OREILLES : Elytres sémi-crustacées , non
remière section : RATE : : a ; ; s À P réticulées , tres-courtes ; ailes posterieures en éventail , dépassant les élytres 3