‹ Elémens d'histoire naturelleChapitre 148 sur 222 · CRÉPUSCULAIRES · texte numérisé non relu

CRÉPUSCULAIRES

Volent le soir. -— Antennes en fuseau.—Principal genre :

2° famille : pArILLONS

me ÿ Ÿ e. . . . . . .) . L 5° Jamille : parizLoNs fait, qui cherche un autre individu de son espèce pour se reproduire, La femelle NOCTURNES : meurt après avoir pondu ses œufs, le mâle avant elle. — On n'attend pas ordinai- Volent la nuit.— An- / rement que la chrysalide ait percé son cocon, mais on la fait périr en plaçant ces rennes en forme dé soie cocons dans un four. On les dévide ensuite pour en retirer la soie écrue, qui, le Genre unique, es pha- \ plus souvent jaune, à besoin de subir une opération pour prendre sa couleur , à lênes, divisé en nom- | moins qu’elle ne soit naturellement blanche , qualité que l'on recherche beaucoup. breux sous-genres : Le bombyx du mûrier, origmaire de la Chine, avait été transporté en Europe

sous Justinien (555.) Sa culture passa en Jtalie au temps des premières croisades , et plusieurs siècles après en France. — Le bombyx processionnaire, de couleur cendrée comme sa chenille , qui vit en société sur le chêne , se file une toile, puis plus tard une espèce de sac , offrant intérieurement plusieurs cellules qui lui servent d’abri cemmnn avec les autres individus de son espèce. Ces chenilles sortent tous les soirs en longues processions qui forment, par leur arrangement, des triangles réguliers.

b. LES TORDEUSES roulent les feuilles autour d'elles avec leur soie, pour s’en faire une demeure.

c. LES TEIGNES , à l’état de chenille, rongent les étofles, etc., et se fabriquent avec leurs débris des fourreaux dans lesquels elles se retirent.

On peut citer encore dans cette famille : Lesphalènes proprement dites ,[ es noctuclles, le paon de nuit, etc.

Onore Seprième, — RHIPIPTÈRES.

Insectes singuliers par leurs formes et leurs habitudes : de grandes aïles membraneuses, plissées en éventail, précédées de deux appendices alongés, mobiles , crustacés, en forme de petites élytres. Des antennes presque filiformes ; des mâchoires, de gros yeux ; l'abdomen terminé par des appendices analogues à ceux des hémiptères. — Leurs larves vivent en parasites sur d’autres insectes, et y subissent leurs métamorphoses.

Onore Hurrième. — DIPTÈRES.

Caractères généraux : Deux ailes membraneuses, étendues, veinées, ayant presque toujours audessous d'elles deux appendices mobiles , en forme debelanciers. Enveloppe générale peu consistante : bouche en forme de trompe, logeant un sucoir intérieur, à l’aide duquel l'animal entame les substances dont il se nourrit. Pattes longues, grêles, cinq articles aux tarses, que terminent deux crochets. — On appelle ailerons ou cuillerons deux petites pièces membraneuses disposées , comme les valves d'une coquille ,; au-dessus des balanciers. Métamorphoses complètes. Les larves sont apodes ou sans pieds. C’est leur peau qui, en se durcissant , sert de coque à la nymphe.

4. COUSINS : Une longue trompe servant de gaîne à un sucoir formé de cinq aiguillons dentelés qui laissent distiller , dans la peau qu’ils percent , une liqueur de nature vénéneuse. Cet hôte incommode de l'air a son berceau à la surface des eaux tranquilles. La femelle fécondée se pose sur une feuille qui surnage, et c’est sur cette frêle embarcation qu’elle pond deux à trois cents œufs, qui, collés les uns aux autres, forment comme une petite île flottante, d’où naissent, au bout de deux ou trois jours , de petites larves se mouvant avec beaucoup d’agilité dans Peau. A l’époque de la transformation en insecte parfait, la nymphe fend sa coque et s'élève dans les airs.

Principaux 9, OESTRES : Ont le port de la mouche, mais leur corps est plus velu et coloré par bande comme

genres : celui du bourdon. Les larves vivent pour la plupart dans la peau des mammifères herbivores , et énètrent même dans leur estomac en s’attachant à la langue du quadrupède qui lèche la partie du corps où elles sont posées. Quand elles ont pris tout leur accroissement, elles descendent en suivant les intestins , sortent du corps et se changent en chrysalides. On trouve rarement linsecte à l’état parfait.

3. TAONS : Grosses mouches qui percent la peau des chevaux pour en sucer le sang. — Tiruss : Petuts moucherons semblables aux cousins. — Moucues communes , etc.

Onore Neuvième. — SIPHONAPTÈRES.

Bouche conformée à peu près de même que dans les diptères ; pattes postérieures disposées pour le saut; corps très-comprimé; métamorphoses complètes. A l'état parfait, ces insectes vivent toujours sur des quadrupèdes ou des oiseaux. — Genre unique : La puce. Dans l'espèce qu'on nomme chique où puce pénétrante , le ventre de la femelle, distendu par les œufs, acquiert le volume d’un pois , tandis que l'animal est lui-même de la taille de la puce commune. (PI. 13, fig. 13, 14.)

OrDRE Dixième. — PARASITES.

Insectes aptères (sans ailes), comme les précédens; les uns ont des mâchoires, les autres un sucoir ; ils n'éprouvent pas de véritables métamorphoses. — Genre principal : LES Poux, parasites à

suçoir. (PI. 13, fig. 8.) OnDrE Oxzième. — THYSANOURES.

Ils se distinguent des autres insectes aptères par les filets, ou l'espèce de queue fourchue qu'on remarque à l'extrémité de l'abdomen. Leur bouche est munie de mächoires; le corps couvert de poils ou d’écailles. Pas de métamorphoses. Ils vivent sous les pierres, sur les arbres, etc., et se servent de leurs filets comme organes du saut.

st Lie)

Onuëme Grasse. —RAYONNES (zoophites.)

Caractères généraux : Êtres nombreux qui ne se rapprochent que par les privations d'organes qu’on trouve dans les autres classes d'animaux, et par la disposition de leurs parties, réunies dans la plupart en rayons autour d’un point central. Cette conformation leur a valu le nom d'animaux rayonnés où de zoophites ur maux-plantes), à cause de la ressemblance qu’elle leur donne avec des fleurs , etaussi pour la simplicité de leur organisation, qui les place en quelque sorte aux limites des deux règnes. Le plus souvent il n’y a aucun vestige de système nerveux , d'organes circulatoires et respiratoires. Le tube intestinal, rarement muni de deux orifices , est souvent nul, la nutrition ne seffectuant alors que par absorption. Point de tête, point d’yeux , point de membres articulés. — On les divise en cinq ordres 2

Onore Premier. — ECHINODERMES.

Caractères généraux : Animaux revêtus d’une peau coriace ou calcaire, armée de pointes articulées, mobiles, généralement percée d’un grand nombre de trous par lesquels sortent des centaines de tentacules rétractiles servant à la locomotion. La bouche est souvent munie de pièces calcaires remplaçant les mâchoires. II y à des organes pour la digestion, pour la respiration, et même pour une circulation partielle.

1. ASTÉRIES (étoiles de mer . pl. 14, fig. 1) : Corpsaplati, divisé en cinq rayons au centre desquels est un orifice destiné à l'entrée et à la sortie des alimens. Chaque rayon est percé du même côté de petits trous pour le passage des pieds, et muni de petites épines mobiles. Toute la surface est aussi percée de pores qui laissent passer de très-petits tubes par lesquels l'animal aspire probablement l’eau. Il se nourrit de vers, de crustacés, et reproduit avec la plus grande promptitude les rayons qu'il perd. (Principaux genres : astéries proprement dites, oplüures , euryales ou têtes de Méduse, encrines portées sur des tiges articulées. ) ÉCHINIDES (oursins, hérissons de mer) : Corps revêtu d’un test calcaire: le plus souvent globuleux, percé d'une infinité de petits trous disposés par rangées régulières familles : S pour le passage des pieds, et muni de piquans articulés sur des tubercules. La bouche

est garnie de cinq dents enchàssées dans une espèce de charpente calcaire. Ces

animaux vivent surtout de petits coquillages. Leurs mouvemens sont très-lents. Les oursins proprement dits (pl. 13, fig. 15) fournissent plusieurs espèces comestibles.

5. HOLOTURIES : Corps alongé , ouvert aux deux extrémités , revêtu d'une peau coriace qu'ils contractent avec une grande force; des pieds rétractiles.

4. Les échinodermes sans pieds ou tentacules locomoteurs sont en petit nombre. \ Plusieurs vivent enfermés dans le sable des mers.

OrorE Deuxième. —INTESTINAUX (vers intestinaux.)

Caractères généraux : Animaux d’une organisation extrêmement simple , qui n’habitent et ne peuvent se propager que dans l’intérieur du corps d’autres animaux. Il est certain pour la plupart qu’ils produisent des œufs. Maus leur présence dans les organes n’en est pas moins difficile à concevoir ; y prennent-ils naissance spontanément , viennent-ils du dehors, ou naissent-ils avec l'individu ? questions non résolues.

Cet ordre com-

prend plusieurs:

4. FILAIRES : À corps filiforme ; habitant quelquefois en paquets l’intérieur des organes. — Le ver de Médine , commun dans les pays chauds, s'introduit sous la peau de l’homme, où il atteint jusqu'à ro pieds de longueur.

2, ASCARIDES : Vers cylindriques, très-communs dans les intestins de l'homme. (Vulgairement lombrics.)

5. STRONGLES : À corps cylindrique. — Le strongle géant a la grosseur du petit doigt ; il est long de deux pouces; se loge dans le corps des moutons, des chevaux et même de l’homme.

4. TOENIAS (vers solitaires) : Corps aplati, semblable à un ruban , composé d’articulations ; tête armée de quatre petits suçoirs. [ls peuvent atteindre 0 pieds de longueur dans nos intestins. (P1. 14, fig. 2.)

5. HYDATIDES : Ressemblent à de petites vessies pleines d’eau ; se nichent dans le

parenchyme des organes.

Principaux

genres :

: \ OnroRE Troisième. — ACALEPHES.

Caractères généraux : Animaux gélatineux, souvent translucides et ornés de vives couleurs ; habitent les eaux de la mer; lesuns /ixes s'attachent par leur base aux corps qu'elle renferme ; les autres libres nagent dans tous les sens par les contractions ou les dilatations de leur corps ou à l’aide d'appendices de formes très-variées.

Principaux genres :

1. LES MEDUSES : Corps libre , de forme hémisphérique, ressemblant au chapeau ‘d’un champignon; garni à sa surface inférieure de tentacules de formes et de grandeurs trèsdiverses.

2. PHYSALIES : Leur corps consiste en une vessie oblongue , portant supérieurement une sorte de crète saillante qui fait l'office de voile quand l’animal nage. A la surface inférieure , sont des appendices charnus garnis de nombreux filamens. On prétend que lattouchement de ces animaux brûle comme celui de l’ortie , d’où leur nom d’ortie de mer.

OnDRE Quarrième. — POLYPES.

4 pr, “ . ’ Q , = g Caractères généraux : Petits animaux gélatineux, dont le corps alongé , contractile , constitue une es-

pèce de sac (canal alimentaire) sa

une seule ouverture (la bouche), munie de filamens tentaculaires.

La plupart peuvent croître par bourgeons ou gemmes. Ils forment ordinairement des êtres composés, adhéreus les uns aux autres. On les range en deux divisions principales :

Pozypes À corps NU.—Corps charnu ou gélatineux, quin’est recouvert ou soutenu par aucuue parte dure :

PoLxpEs À PoLy- PIERS: Animaux composés ou réunis par un corps commun gélatineux,au moyen duquel ils vivent de la même vie ; reyêtus extérieurement ou soutenus intérieure— ment par des espèces de supports pierreux ou cornes (poly piers), se ramifiant souvent comme des arbrisseaux, — Ils constituent trois famiiles :

1. ACTINIES : Corps charnu , souvent brillant de vives couleurs ; bouche munie de tentacules disposées sur plusieurs rangs comme les pétales d’une fleur, d’où leur nom vulgaire d’anémones de mer. Elles se nourrissent de mollusques ou de petits poissons qu’elles saisissent avec leurs tentacules. Elles repoussent les parties qu’on leur enlève et peuvent se reproduire par division. Quand le temps est mauvais, ces zoophites rentrent leurs tentacules et se contractent sur eux-mêmes. (PZ. 15, fig. 16.)

2. LES HYDRES (polypes à bras) : Corps transparent, gélatineux, diversement coloré. Zoophites célèbres par la propriété dont ils jouissent de reproduire indéfiniment les parties qu’on leur coupe, de telle sorte qu’on peutles multiplier à volonté en les divisant. Ils se reproduisent eux-mêmes par toutes les points de leurs corps, au moyen d’espèces de gemmes qui poussent comme les bourgeons sur les tiges.—Habitent les eaux dormantes. (P£. 14, fig. 5.)

4. POLYPES A TUYAUX (p7. 14, fig. 5) : Habiiant des tubes traversés par le corps commun, et ouverts aux extrémités pour laisser passer les polypes. (Exeupze : les tubipores , les sertulaires.

2. POLYPES A CELLULES : Habitant chacun une petite cavité , et ne communiquant avec les autres que par les pores dont sont percées les parois de leurs cellules, ou par une membrane extérieure très-mince. (Exempze : es corallines, à tiges articulées, ramifices, portées sur des espèces de racines. — On n’a pu encore découvrir leurs polypes. — Habitent les rivages de la mer.

5. POLYPES CORTICAUX : Réunis par une substance charnue ou gélatineuse, dans les cavités de laquelle ils sont fixés, et qui enveloppe un axe ou support commun. — Ce sont : a. Les cératophytes : Axe intérieur fixe, d’apparence cornée ou lineuse. (Exempze : les gorgones.) b. Les litophytes : Axe intérieur fixe, pierreux. ns les madrépores, le corail, à axe non articulé.) Le corail du commerce, d'un beau rouge, sert à faire des bijoux, se pêche dans la Méditerranée. Son écorce est rou-

eâtre , crétacée. (PL.14, fig. 4.) d. Les polypes nageurs : Axe pierreux non fixé. Exewpze : les pennatules où plumes de mer, uageant par l’action cummune de tous les polypes.) e, Dans une dernière division, on place les polypes sans aucun axe pierreux ou corné. (Éxempur : les éponges : Corps marins fibreux, prenant toutes sortes de formes.) On les pêche principalement dans lArchipel grec. (P4. 15, fig. 17.)

La dernière classe du règne animal, LES ivFusoines , renferme des animalcules qu’on ne peut apercevoir qu’au mi-

croscope. On les observe principalement dans les liquides où ont séjourné des matières animales ou végétales. Leur organisation offre différens degrés de complication.—"Tels sont les vibrions (anguilles du vinaigre) ; lesrotifères, qui tournent sans cesse ; leszzonades , semblables à des points ou molécules , se mouvant avec vitesse.

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