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ORTHOPTÈRES COUREURS

’ieds uniqueme Fo- abdomen long et terminé par deux appendices cornés, mobiles, en forme de Pieds uniquement pro g PP :

res à la course, sem-) tenailles, et dont l'animal se sert pour sa défense. Il est faux qu'ils'introduise blables entre eux ;élytres\ dans les oreilles, comme on le croit vulgairement.

couchéeshorizontalement

TA = sur l’abdomen.—Genres principaux :

[Re]

. LES SPECTRES : Insectes à formes très-singulières , corps souvent linéaire ou filiforme, élytres très-courtes. — Les phyllies ont le corps très-aplati et d'un vert pâle, d'où leur vient leur nom.

1. LES GRILLONS proprement dits, dont une espèce (le cricri) , habite l'in térieur des maisons , près des lieux où l’on fait du feu. h . . LES COURTILLIÈRES (taupes-grillons) : Remarquables par leurs pieds ruxième section : ae ; ; ! 4 ù Deuxiéme SCCUON ET antérieurs élargis, dentelés , dont ils se servent pour couper les racines ou ORTHOPTÈRES SAUTEURS : . . s . .

x: norme très creuser des conduits souterrains à un demi-pied sous terre. Pieds postérieurs trés

longs, et disposés pour leF 5. LES SAUTERELLES proprement dites : Elytres et ailes en toit. La sautesaut.— Faculté de pro- relle tachetée , longue d'un pouce et demi, verte , mord fortement. Elle est duire par le frottement armée d’une tarière.

de leurs cuisses contre les\ 7, LES CRIQUETS : Pieds postérieurs plus longs que le corps; tête ovoïde , élytres, un Son qu'on 4p- | antennes filiformes : Les ailes sont souvent colorées de diverses nuances bleues selle leur chant.—Genre L 3 ; dl pee re rouges, etc. Ils volent assez haut. Certaines espèces, connues sous le nom de unique: Les sauterelles, ) CAE É ] :

qu’on répartit en plu- sauterelles de voyage, émigrent souvent par bandes innombrables , qui sieurs sous-genres, savoir : portent la dévastation dans les contrées où elles s'arrêtent. — On mange ces insectes dans plusieurs parties de l'Afrique. — Le criquet de passage , commun en Pologne, est ordinairement vert, avec des taches. long de deux pouces et demi.

Onore Troisième. — HÉMIPTÈRES.

Caractères généraux : Quatre ailes ; dans la plupart des élytres moitié crustacées , moitié membraneuses , se croisant presque toujours ; dans d’autres, entièrement membraneuses, opaques et colorées, ou transparentes et veinées. Les seuls des insectes à élytres qui aient, en place de mâchoires, une sorte de bec ou de tube recourbé sous la poitrine, et servant de gaine à un suçoir ou aiguillon formé par la réunion de trois soies roides. Enveloppe tegumentaire ordinairement crustacée. — Ils sont généralement à demi-métamorphoses.

Principaux genres :

,4. CIGALES : Elytres transparentes et veinées. Les mâles rendent un son monotone appelé chant. au moyen de deux membranes élastiques placées dans ntre , et sur lesquelles hant, de d b last lacées dans le ventre , et sur lesquell rottent des parties dures. es vivent dans les pays chauds. sur les arbres, dont elles frottent des parties d Ell t dans les pays chauds, l bres, dont ell sucent la sève. La femelle perce avec une tarière les branches mortes pour y déposer ses œufs. — La cigale de l'Orne, longue d'environ un pouce, jaunûtre , fait couler de cet arbre , en le piquant, la substance médicinale nommée manne.

2. PUCERONS : Élytres inclinés en toits, bec très-distinct (trois fois plus long que le corps dans le puceron du chêne.) Plusieurs espèces, en piquant les plantes pouren sucer la sève, y font naître ces excroissances de forme variable que l’on trouve sur les feuilles des tilleuls , des peupliers , etc, el qui renferment parfois des familles entières de pucerons.

. COCHENILLES (pl. 13, fig. 5): Petits insectes de forme arrondie, vivant fixés sur plusieurs espèces d'arbres, où ils subissent toutes leurs métamorphoses, et offrant aspect de petites galles ou excroissances (d’où leur nom de Gallinsectes. ) La femelle seule à un bec; le mâle seul a deux ailes, qui se recouvrent horizontalement, et l'abdomen terminé par deux longues soies; il est plus petit que la femelle. Celle-ci, arrivée à l’état d’insecte parfait, prend un accroissement qui lui fait acquérir le volume d’un pois : son abdomen se remplit d'œufs qui restent d’abord fixés au-dessous de son ventre ; mais bientôt elle meurt immobile à la même place, et sa peau desséchée sert de coque aux œufs, d'où ne tardent pas à éclore de petites larves. — La cochenille du Nopal vit sur cette plante grasse , dont on fait au Mexique de nombreuses plantations (nopaleries) , et sur laquelle on récolte . trois ou quatre fois par an, ces petits insectes d’un brun rougeâtre qu'on vend, après les avoir desséchés , sous le nom de graines d’écarlate , une des couleurs les plus précieuses pour la teinture. C’est avec elle qu'on prépare le carmin.—La cochenille du chêne vert ou kermès, la cochenille de Pologne font aussi l'objet d'un commerce assez important. Les PuNAISES appartiennent à cet ordre. |

ORDRE QUATRIÈME. — NÉVROPTÈRES.

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Caractères généraux (pl. 13, fig. 6): Quatre ailes membraneuses, transparentes, réticulées ou à réseau très-fin, généralement de la même grandeur; des mächoires. Forme générale alongée ; tégumens presque toujours mous. Yeux à facettes, le plus souvent accompagnés de deux ou trois yeux lisses. Larves à six pattes.

Principaux

genres :

1. LIBELLULES ou DEMOISELLES : Reconnaissables à leurs formes sveltes, à la gaze éclatante de leurs ailes. Leurs larves et leurs nymphes vivent dans l’eau.

2, ÉPHÉMÈRES : Ne vivent à l’état parfait que quelques heures. La femelle pond ses œufs dans l'eau , où la larve et la nymphe passent un ou deux ans. Ces insectes voltigent en troupes parfois si nombreuses, qu'après leur mort le sol en est tout couvert.

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5. FOURMILLONS : Sont ainsi nommés du grand nombre de fourmis qu'ils détruisent pendant qu'ils sont à l'état de larve. Celle-ci est grisàtre ; elle a des mandibules en forme de cornes, qui lui servent de pinces. Quoique pourvue de six pattes , elle marche presque toujours à reculons. Elle creuse une espèce d’entonnoir, au fond duquel elle se cache pour saisir les insectes qui tombent dans ce petit précipice.

4. TERMITES (fourmis blanches) : Vivent principalement à l'état de larves, en sociétés nombreuses , dans des galeries très-étendues qu'ils creusent sous terre. Les uns sont chargés de la défense de l'habitation, et se tiennent à son entrée; les autres exécutent les travaux de construction, qui occasionnent de grands dégâts dans les charpentes, ete.

5. FRIGANES : A l'état de larves sont aquatiques, et se construisent des espèces de four-

reaux qu'ils composent de fragmens de bois, de coquilles, de sable, liés au moyen de fils de soie qu'ils font sortir de réservoirs intérieurs. L’insecte a quelque ressemblance avec

un papillon. (PI. 13, fig. 7.)

OnDRE CINQUIÈME. — HYMÉNOPTÈRES.

Caractères généraux (pl. 15, fig. 2) : Quatre ailes membraneuses, veinées principalement dans le sens de la longueur, mais non réticulées ; les inférieures plus courtes, couchées horizontalement sur le corps. Des mâchoires. Abdomen pédiculé, terminé chez les femelles par une tarière ou par un aiguillon. Yeux composés , accompagnés de trois yeux lisses. — Métamorphoses complètes. — Dans l’état parfait, presque tous vivent sur des fleurs , plusieurs en sociétés. Dans plusieurs genres , la femelle dépose ses œufs dans des espèces de nids ou de trous creusés à l’aide de leur tarière, ou dans le corps d’autres insectes, principalement des chenilles et des chrysalides.

4. CYNIPS : Tête petite, thorax gros et élevé, abdomen renfermant une tarièreen scie, à l’aide de laquelle insecte fait une entailleaux plantes pour y placer ses œufs. Les sucs de la plante s’épanchant à endroit qui a été piqué, y forment une excroissance généralement dure et sphérique, connue sous le nom de noix de galle,, et qui, mélée à une solution de vitriol vert (sulfate de fer), forme la base de l'encre et de la teinture en noir. Les œufs renfermés dans ces tumeurs s’y développent et en sortent par des trous ronds, après y avoir subi toutes leurs métamorphoses, ou seulement une partie. — L'espèce dont /a galle s'emploie le plus, vit sur un chène du levant, est d’un fauve pâle et couverte d’un duvet blanchâtre. (PZ. 15, fig. 12.)

2. FOURMIS : Vivent en sociétés nombreuses, dans lesquelles on compte trois classes d’individus : les femelles, les mâles, aïlés les uns et les autres ; les neutres, privés d’ailes, constituant presqu’en totalité la population des galeries souterraines, ou des monticules que ces insectes construisent; chargés de la recherche des provisions et de l’éducation des /arves, que l’on désigne vulgairement sous le nom d’œu/fs de fourmis.

5. GUÉPES : Vivent en sociétés composées de mâles , de femelles et de neutres. Celles des deux dernières sortes fabriquent, avec des parcelles de vieux bois ou d’écorce, une sorte de pâte analogue à celle du papier ou du carton ; puis elles s’en servent pour construire des gâteaux composés de cellules dans lesquelles elles pondent leurs œufs. Les guépiers sont ordinairement placés dans de vieux troncs d'arbres, sous des toits, dans la terre, etc. Vers l’approche de la mauvaise

Prin- saison , lorsque les guêpes jugent qu’elles ne pourront plus suffire à la conservation de leurs ArvVEe aC s CERPLES F4 4 à d . 1 cipaux larves, elles en font un massacre général. La quépe- frélon est longue d’un pouce; {a quépe

commune d'environ 8 lignes, noire avec des bandes jaunes aux anneaux de l'abdomen; la tête jaune avec un point noir au milieu. Ces insectes sont armés d’un aiguillon très-fort et venimeux, avec lequel ils font des piqüres fort douloureuses. (P7. 15, fig. 3.)

4. ABEILLES (mouches à miel, pl. 15, fig. 4): Une ruche est composée de trois sortes d’abeilles : une femelle unique, appelée reine, deux fois plus grosse que les autres; des mâles ou faux bourdons, au nombre de huit cents environ pour une ruche, privés d’aiguillon; enfin, quinze

à seize mille abeëlles neutres ou ouvrières. Ce sont elles qui se partagent tout le travail. Les unes

vont pomper sur les fleurs, à l’aide de leur trompe, les sucs sucrés et le pollen, dont elles com-

posent le miel et la cire; les autres, sédentaires, recueillent ces matériaux, leur font subir dans leur estomac une élaboration particulière , puis les dégorgent et les pétrissent avec leurs pattes, et

en construisent ces gâteaux, dont chaque cellule, régulièrement hexagonale, contient un miel à

demi-fluide. Une membrane mince , dont l’insecte industrieux a eu soin de boucher l'entrée des

alvéoles, empêche le liquide de couler au dehors. C’est dans les cellules que l’abeille-reine pond ses œufs. Lorsque la ruche devient insuffisante pour contenir sa population agrandie, on en voit parür, sous la conduite d’une nouvelle reine, un essaim qui va chercher une demeure nouvelle.

On se sert alors de divers moyens pour attirer cet essaim dans une ruche vide. Lorsque l'abeille

femelle est fécondée, les mâles sont tous massacrés par les ouvrières armées de forts aiguillons. —

Les bourdons, imsectes plus gros, appartenant à la même famille, fabriquent aussi dans des de-

meures souterraines des espèces de gâteaux , dont ils remplissent les vides avec le miel qu'ils pré-

parent.

genres :

Onore Sixième. — LÉPIDOPTÈRES (papillons.)

Caractères généraux : Quatre ailes veinées , membraneuses, revêtues d’écailles colorées , farineuses ; pas de mâchoires; une trompe roulée en spirale (/angue.)— Métamorphoses complètes. Les larves se nomment chenilles ; les nymphes sont immobiles, ordinairement renfermées dans une coque soyeuse, quelquefois suspendues par la queue ou par des fils. — Les lépidoptères se nourrissent du suc des fleurs. (P£. 15, fig. 9.)

: a. PAPILLONS PROPREMENT DITS : Remarquables par leur taille et la va- 1"° famille : pAraLoNS riété de leur coloris. (ExemPLE : les chevaliers troyens, chevaliers grecs, le DIURNES : machaon ou grand porte-queue.

(Papillons propre-\ DANAIDES : À ailes rondes, entières; papillons blancs ou de couleur de ment dits.) — Volent le Souire

jour. — Antennes termi- . ; re .

se eu ele VANESSES , dont la chenille est armée d'épines. (ExewrLe : le morio, le

quefois recourbées enf paon du jour , etc.) | ; crochet. — Principaux} 4. NY MPHALES : À couleurs brillantes, changeantes dans plusieurs espèces ; genres : à ailes dentelées, ornées de figures d’yeux (le mars , etc.)

e. PLÉBÉIENS : Les plus petits papillons diurnes. (Exewpce : l’argus, etc.)

SPHINX : Volant avec beaucoup de rapidité au-dessus des fleurs, en faisant entendre un bourdonnement. (Le sphinx tête de mort, une des plus grandes espèces en France.)

a. LES BOMBYX (p£. 12, fig. 9 à 19) proprement dits : Auquel appartient Ze bombyx du murier , blanchâtre, avec deux ou trois raies transverses et une tache en croissant sur les ailes supérieures. Get insecte , avant d’éclore, a d’abord été renfermé dans un petit œuf ” qu’on nomme {a graine du ver à soie.) Il en sort au bout de six mois environ, sous la forme d’une petite chenille blanchätre, à corps ras (le ver à soie), qui se nourrit des feuilles du mürier , change de peau plusieurs fois à mesure qu’elle grossit; puis, après 25 à 50 jours, file ce tissu serré de soie fine, dont elle forme un ovoide creux (/e cocon) dans lequel elle s’enferme. Lorsque le fil de soie sort à travers la filière placée sur les lèvres, des glandes qui lui servent de réservoir, il est mou, comme gommeux, mais il se sèche à l'instant à l'air.

; Telle est sa ténuité et l’art avec lequel il est entrelacé, qu’une coque peut en fournir 7 à 900 pieds de longueur. La chrysalide, après 18 ou 20 jours d’immobilité, perce le cocon à sa pote et se montre à l’état de papillon ou d’insecte par-

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