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il AVANT—PROPOS.
ce précis, il s’est attaché surtout à être pratique, usuel, chose trop souvent perdue de vue par les auteurs élémentaires qui ne songent pas que si les savans font de la science pour la science, le grand nombre en fait pour l'agrément ou pour l'utilité qu’il en retire. Sans omettre aucun fait important ; il a cherché à être assez clair pour pouvoir être compris facilement de tous les lecteurs auxquels s'adresse son livre.
L'éditeur a donc lieu d'espérer qu'il satisfait par la publication de cet ouvrage à un besoin vivement senti dans l’enseignement, comme dans toutes les classes de la société où personne ne veut plus rester étranger à cet ordre de connaissances.
Le format in-4° qu'il a adopté est d’un usage plus commode que l’in-folio, dont les élèves eussent été fort embarrassés , et qui a d’ailleurs l'inconvénient de fatiguer esprit en éparpillant Pattention sur un trop grand nombre d'objets à la fois. Ici les tableaux combinés de manière à ne laisser entre eux aucune lacune réunissent aux avantages de la méthode synoptique ceux du texte courant. L'élève y trouvera facilement ce qu’il cherche, en même temps qu'il s’habituera à embrasser toutes les parties de son sujet; si on l’exerce à remplir de mémoire sur le tableau les divisions ou accolades laissées en blanc, il le fera avec la même facilité qu'il remplit les cartes muettes dans l'étude de la géographie, et avec non moins de succès.
Les figures sont plus nombreuses que dans aucun autre ouvrage élémentaire publié sur la même matière ; l'éditeur espère qu’elles ne laisseront rien à désirer pour l'exécution.
La MNÉRALOGIE offre trois divisions : 1° L'étude des caracteres; 2°la classification; 3° l'histoire des minéraux considérés dans leurs propriétés physiques et chimiques, dans leur gisement, dans leur mode d'extraction et les localités où on les trouve, enfin dans leur emploi.
La 80TANIQUE renferme : 1° l'anatomie végétale ; 2°la physique végétale; 3° la description des familles les plus importantes, et l'emploi des principales espèces.
La z0o1oGE est rédigée sur le même plan; les mœurs et instincts des animaux y sont traités avec détails.
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SE La mariëre est ce qui a étendue et figure : elle constitue les corps, c’est-à-dire les êtres étendus et figurés qui frappent nos sens.
Les corps résultent d’un assemblage de particules infiniment petites ou molécules , séparées par des interstices on pores.
S If. La matière inerte, c’est-à-dire incapable de se mouvoir par elle-même, est soumise à des FORCES GÉNÉRALES OU LOIS, qui sont la source des phénomènes variés qui se passent dans les corps et des propriétés que nous y constatons.
S HT. Le phénomène le plus général est celui en vertu duquel tous les corps sont comme atürés les uns vers les autres par une force irrésistible que les physiciens ont nommée ATTRACTION. Considérée : 1° à la surface de la terre, elle constitue la pesanteur, cestà-dire cette puissance qui entraine tous les corps vers le centre du globe, en d’autres termes, qui les force à tomber, parce que l'attraction étant proportionnelle aux masses des corps attirans, le globe attire infiniment plus qu'il n’est attiré.
Le poids d'un corps est l'effort qu'il faut faire pour l'empècher de tomber, ou pour vaincre la force qui tend à le précipiter vers le centre de la terre.
2° Considérée relativement à la constitution intérieure des corps, c'est la force qui tient réunies en une seule masse, ei comme attachées les unes aux autres, les molécules d'un
corps.
D ni elle s'exerce entre les molécules de même nature, elle est appelée cohésion ; quand elle agit pour rapprocher des molécules de nature différente, c’est l’affinité.
Les corps sont solides quand l’adhérence des molécules est telle qu'une partie des corps ne peut être déplacée sans entraîner avec elle toute la masse; liquides quand les molécules peuvent se déplacer et rouler en quelque sorte les unes sur les autres sans entraîner la masse; gazeuses où aériformes quand , au lieu d’adhérer, les molécules tendent à s'écarter indéfiniment les unes des autres.
$ IV. L’aTrRACTION n'est pas la seule force qui agisse sur les corps, il est d’autres agens généraux qu'on a désignés sous le nom de ÿluides impondérables : ce sont le calorique où fluide de la chaleur, le fluide électrique et magnétique, la lumière ou le fluide lumineux.
1° Le caLoRIQUE interposé entre les molécules des corps tend continuellement à les écarter les unes des autres, et contre-balance ainsi l'eflort que fait pour les rapprocher l'attraction moléculaire.
Le calorique, en éloignant les unes des autres les molécules d'un corps, le dilate, ou en augmente le volume; deux’ corps de nature différente peuvent donc renfermer une quantité inégale de matière sous le mème volume; c’est ce qu’on exprime en disant que ces corps sont plus ou moins denses.
2° La LUMIÈRE est uu fluide très-subtil, sur la nature duquel les opinions des physiciens