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CARACTÈRES PHYSIQUES

1. STRUCTURE : Mode d’arrangement des molécules, ou disposition intime des parties dans l'intérieur du minéral.

2, FORME : Configuration extérieure du minéral. I. . CASSURE : Aspect de la surface d’un minéral dont on a détaché un fragment Caractères par la percussion.

extérieurs. 4. CARACTÈRES DES SENS : La couleur, la transparence. l'éclat , le son , l'odeur, la saveur, le toucher.

. GISEMENT : Disposition, ou manière d'être des minéraux dans le sein de la terre.

QI

Cr

Quand les molécules sont combinées entre elles de

manière à former un solide régulier, c'est-à-dire, un

a, Régulière. + + + + + € Corps présentant une symétrie complète dans ses différentes parties. (Structure cristalline.) Exempze : le

cristal de roche. (Plan. 1, fig.1,4 et 5.)

La structure est. . . .

b. Irrégulière. . on - «| Quand le minéral n'offre pas un solide régulier.

Sclon ‘que le minéral résulte de la réunion de plusieurs c. Composée ou simple. << parties offrant une structure distincte, ou d’une seule . partie n'offrant qu’une seule structure.

À. Tout minéral offrant une structure régulière et symétrique dans ses différentes parties est un cristal. — On distingue dans un cristal les faces où plans, les arétes ou bords, les angles ou le degré d'inclinaison des faces entre elles.

B. Un cristal peut être considéré comme formé de deux parties :

1° Un noyau ou particule centrale (molécule intégrante des physi-

ciens) :

2° Une partie enveloppante formée de lames ou couches de molé-

cules appliquées successivement sur les diverses faces du noyau.

a. C. Le noyau semble être comme la forme fondamentale établie par la

N r “A L : CRE AR À F Structure régulire , nature; elle est commune à tous les minéraux de la même espèce,

ou cristalline. . . . . . c'est le type dont on peut faire dériver toutes les modifications de

figure qu'aflecte le cristal.

Quand la cristallisation a pu s’opérer sans perturbation, les couches de molécules se déposent sur le noyau en lui conservant sa forme première , mais il est rare qu'il en soit ainsi. Presque toujours la partie enveloppante du cristal offre de nombreuses variations dépendantes des décroissemens réguliers qu'éprouvent soit sur leurs bords, soit sur leurs angles les lames ou couches de molécules qui se déposent au-dessus des différentes faces du noyau. (Joyez les

formes , plan. 3, fig. 1.)

D. Néanmoins , il y a toujours entre la forme primitive ou noyau, et la forme secondaire ou enveloppante, un rapport constant; toujours l’une n'est qu'une modification de l'autre. (Voyez les formes.)

{ DU CLIVAGE : 1. On peut dans un certain nombre de cas reconnaître l'exis-

APPENDICE

Des moyens à l’aide desquels on étudie la structure cristalln ER.

PSE TOR

Structure irrégulière

tence des joints naturels ou fissures planes qui séparent les différentes couches de molécules.

2. À l'aide d'une lame d’acier introduite avec précaution dans la direction de ces joints et sur laquelle on frappe légèrement, on parvient à séparer leurs faces contiguës qui se présentent toujours avec un aspect lisse et brillant.

3. C’est l'opération bien connue des lapidaires sous le nom de clivage. En la répétant plusieurs fois et parallèlement sur toutes les faces, on arrive au noyau cristallin ou solide central. Exempce : le clivage du fluate de chaux conduit toujours à un cristal octaèdre , quelle que soit sa forme extérieure.

4. I suffit quelquefois d'un simple choc pour opérer la division des cristaux. Exewrse : en frappant sur la galène on en sépare de petits cubes. — Il est des substances qui ne se clivent que dans un sens. Exewrze : le gypse. D'autres se clivent dans tous les sens. Exewpze : le diamant. — Le célèbre Haüy a donné le moyen de reconnaître par le calcul le noyau de celles qui ne sont pas clivables.

1. STRUCTURE COMPACTE : Celle des minéraux qui offrent à l'œil une pâte homogène dans laquelle on ne peut distinguer de parties cristallisées. Exewpse : lemarbre. — Elle est £erreuse quand la substance est friable.

2, STRUCTURE GRENUE : Celle qui résulte de l’agglomération d’un grand nombre de petits grains arrondis. Exewpre : les grès. — Quand ces grains sont plus gros et qu'ils sont réunis par un ciment apparent, ils forment les poudingues. (Plan. 1, fig. 6.)

Saccharoïde quand ces grains par l'espèce de miroitement qu'ils produisent imitent l'aspect du sucre. Exewpre : le marbre statuaire.

Oolühique quand ils atteignentla grosseur d'œufs de poissons, ou de globules plus ou moins gros. Exewpce : le calcaire oolithique.

5. STRUCTURE LAMELLAIRE : Produite par l’agglomération d’un grand nombre de petits cristaux qui présentent leurs facettes en tous sens sous la forme de lamelles plus ou moins brillantes.

Laminaire quand ces lamelles dépassent 5 ou 6 lignes. Exewpe : le mica.

4. STRUCTURE SCHISTEUSE : Résulte de la superposition de feuillets, ou plaques minces à faces parallèles, et que l’on peut séparer. Ex. : l'ardoise.

8. STRUCTURE CELLULAIRE : Caractérisée par des cavités ou cellules en plus ou moins grand nombre et à formes variées. Exempce : la pierre ponce.

6. STRUCTURE FIBREUSE : Présente une réunion de fibres déliées, ou de petits cristaux cylindriques , tantôt réunis parallèlement les uns aux autres . tantôt partant d'un centre commun. Exempze : l'amiante, les pyrites. (Plan. 1, fig. 2.)

Aciculaire : Quand ces fibres sont fines comme des aiguilles. Bacillaire : Quand elles ressemblent à de petites baguettes.

et se lie à la structure. — Forme cristalline régulière. b. CRISTALLINE IRRÉGULIÈRE : Soit que les cristaux aient pris un mode d'arrangement particulier, soit qu'ils aient été altérés par des causes ex-

térieures.

c. EMPRUNTÉE : Quand elle est étrangère à la forme et à la structure du minéral, et revêt une configuration propre à un autre substance. d. ACCIDENTELLE : Quand elle dépend de circonstances extérieures, et n’a

a. ESSENTIELLE ou PROPRE : Elle ne s'observe que dans les cristaux réguliers, B.

La forme est. .

pas un rapport essentiel avec la structure.

de ces diverses formes entre elles.

\ 1° Aux modifications dont

elle est susceptible dans

les cristaux de même

espèce, et aux rapports

ä. 2° À la manière dont s'opère le passage les unes dans les autres des diverses formes propres à une

seule espèce minérale.

Forme essenüelle ou cristalline.

Elle offre plusieurs

considérations re latives :

3° À la classification des formes cristallines (cris- \

tallographie.)

1. La forme cristalline n'est pas constamment la même dans tous les minéraux de même espèce.

2. Cependant les formes d'une même espèce, toujours bornées dans

leurs variétés, peuvent se rapporter toutes à un seul type, dont chacune de ces variétés n’est qu’une modification.

3. On donne le nom de système cristallin à l’ensemble des formes que l’on considère comme dérivées les unes des autres. Ainsi le même minéral n'offre pas toujours une forme identique, mais il appartient toujours au même système cristallin, et jamais on ne le verra se présenter sous quelqu'une des formes appartenant à un autre de ces systèmes.

1. Les modifications diverses d'où résulte le passage les unes dans les autres des formes d’un même système peuvent s'expliquer par la présence de facettes que l’on suppose remplacer les bords et les angles de la forme primitive, facettes qui ne modifient d’abord que légèrement cette forme, mais finissent, en aug— mentant peu à peu d’étendue, par s’entre-couper , et par occuper entiérement la place des faces. (J’oyez les fig. , plan. 4.)

2. Ainsi pour trouver toutes les formes dont se compose un même système cristallin , il faut tronquer successivement l’une d’elles sur ses bords et sur ses angles, dans toutes les directions ré— gulières que l'on peut imaginer, jusqu’à ce que les facettes nouvelles qui résultent de chaque troncature finissent en se rencontrant par se substituer aux faces du cristal fondamental.

1. On a établi six systèmes cristallins. Chacun d’eux offre une forme principale ou type, et des formes secondaires ou dérivées. — Ces formes simples en se combinant l’une l’autre deux à deux , trois à trois, etc., produisent un nombre considérable de formes dites composées.

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