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Les systèmes cristallins sont

A. Le système du cube. (Form. princip. le cube, l’octaëdre , le tétraédre). Exemrce : le sel marin, le diamant.

B. Le système du rhombe. Exempce : le grès de Fontainebleau.

C. Le système du prisme droit à base carrée. ExEMmPLE : oxide d’étain.

D. Le système du prisme à base rectangle. ExEmrLE : gypse anhydre.

E. Le système du prisme oblique à base rectan. ExEMPLE : gypse.

F. Le système du prisme oblique à base de parallélogramme irrégulier. (Pour le détail des formes cristallines, voyez la planche 4.)

APPENDICE

Des moyens à l'aide desquels on mesure les cristaux.

b. La forme cristalline irrégulière est |

1° Formes cris- À tallines accidentelles.

(Groupes.)

Les cristaux sou- \ ventagolomérés entre eux

forment des

groupes

GONIOMÉTRIE. Les formes cristallines se rapportant à un petit nombre de types,

se retrouvent nécessairement les mêmes dans beaucoup d'espèces difléreutes : elles ne peuvent donc à elles seules servir de caractère spécifique à un minéral ; mais ce caractère se trouve dans la mesure des angles, dont le degré d'onver-ture est non-seulement fixé dans chacun d'eux, mais encore lui est invariablement propre, de telle sorte qu'en passant d’une espèce à une autre, le même système cristallin n'offre plus le même degré d'inclinaison de faces les unes sur les autres. Cela est vrai des cristaux provenant des lieux les plus éloigués , et quelle que soit d’ailleurs l'étendue de leurs faces.

On a imaciné pour la mesure des angles divers instrumens appelés Goniomètres. s 5 P}

Le plus simple consiste en un demi-cercle en cuivre, gradué , au centre duquel sont deux lames d'acier, dont l’une correspond au diamètre du demi- cercle, et l'autre est mobile sur un même pivot. Ces lames font l'office de compas, c'està-dire qu'appliquées sur les deux faces du cristal que l'on mesure, elles indiquent par leur écartement le degré d'ouverture des angles. (Plan. 3, fig. 27.) ÆAccidentelle. (Groupes de cristaux.)

Alérée. (Cristaux altérés. )

RÉGULIERS. Les cristaux parfaitement réguliers forment en s’accolant par leurs

faces parallèles des groupes qui présentent une certaine régularité. On les connaît sous le nom général de mäcles ; ils sont surtout très-communs parmi les formes prismatiques. et n’ont lieu qu'entre substances de même nature et de 4 P ques ; ER ! :

même figure. — Quand ils se réunissent par leurs sommets autour d'un point central, ils forment des croix. des étoiles, des rosaces. etc.. selon qu'ils se É 1 a) 7 1 2 I réunissent par quatre, par cinq, où par un plus grand nombre de cristaux.

PS

Exrwpze : la staurotide, ou pierre de croix. (Plan. 2, fig. 4.) Quelquefois deux cristaux accolés sont l’un par rapport à l'autre dans une position renversée, comme s'ils avaient exécuté une demi-révolution sur eux-mêmes pour se rap— procher. Ces groupes sont dits hémitropes. — Ts imitent quelquelois des forti-

fications. Exewpre : l'oxide d'étain.

IRRÉGULIERS. I est d'autres groupemens irréguliers dans lesquels les cristaux

se croisent dans toutes les directions, sans règle fixe. —"Tantôt leur forme est indéterminée, tantôt un jeu de la nature leur donne une ressemblance plus ou moins grossière avec différens objets. Parmi ces groupemens imitatifs, on distingue :

Les dendrites ou arborisations. dues à de petits cristaux qui s’accolent de manière

à figurer les ramifications d'un végétal; c’est un eilet analogue à celui que produit la gelée sur nos vitres. Tantôt ces cristallisations sont superficielles, tantôt elles pénètrent profondément dans les diverses couches de la substance. Exemrce : certaines agathes et des calcaires. (Plan. 1, fig. 7.)

Les groupes coralloïdes où en buisson (ainsi nommés par leur ressemblance avec

les formes naturelles du corail) résulient de la réunion d’aiguilles cristallines implantées dans tous les sens autour d'un axe commun, et représentant par leurs ramifications des espèces de toufles végétales, ce qui faisait croire aux anciens que certaines pierres végétaient. Exempse : certains minerais d'argent, (Plan. 3.) — On aappelé groupes lenticulaires ou en crête de coq des aggrégations de petites lames cristallines , formant à leur partie supérieure des zigrags imitant grossière des crêtes de coq.

2° Formes cristallines altérées.

L'altération des formes cristallines provient:

Formes empruntées.

a. De l'accroissement disproportionné de certaines parties.

b. Des mélanges mécaniques de matières étrangères qu'une substance entraîne avec elle dans la cristallisation.

c. De la décomposition par le contact d'agens chimiques.

d, De l'arrondissement des arêtes ou des angles (c’est ainsi que la sphère dérive du cube, le cylindre du prisme, etc.). ou de quelque autre modification opérée dans l'accroissement des cristaux. Exempe : les formes tabulaires, qui proviennent de prismes courts. (/’oyez les planches.)

1. PAR AGGEUTINATION : C'est lorsqu'une substance en suspension dans un liquide, s’infiltrant à travers une autre substance, ou bien entraînée par elle peudant que cette dernière cristallise est obligée de prendre cette cristallisation qui lui est étrangère. Exewrcr : le grès de Fontainebleau, qui se forme par l'infiltration d’une eau chargée de calcaire à travers des sables fins. (Plan. 1, fig. 5.)

9, PAR INCRUSTATION : Quand la substance en suspension dans un liquide se dépose par couches successives sur les corps qu'elle rencontre, en leur conservant grossièrement leurs formes, et en les préservant de toute altération. Exewpce : la fontaine de Sainte-Alyre, en Auvergne, où l’on plonge des fruits, des oiseaux, etc., qui se recouvrent promptement d'une enveloppe calcaire, — C'est improprement que l'on dit ces objets pétrifiés.

Quelquefois c'est un minéral qui en recouvre un autre, en se modelant exactement sur lui.

. PAR MOULAGE: Quand un liquide chargé de matières étrangères remplit, en se moulant sur leurs parois, les cavités formées, soit par des coquilles enfouies dans le sol, soit par la place que ces coquilles ou des cristaux occupaient avant d'être détruits.

4, Par voie de SUBSTITUTION GRADUELLE ou de PÉTRIFICATION : c'est

lorsqu'un corps organique enfoui dans le sol a été remplacé molécule à molé-

cule par une autre substance qui, en prenant la place de la substance primitive, conserve cependant sa forme et même sa structure. Exemwpe : le bois fossile. Les parties dures sont seules susceptibles de cette lente métamor-

CA

phose.

Les changemens de forme par substitution graduelle ont quelquefois lieu aussi dans le règne inorganique, en vertu de certaines combinaisons chimiques; de sorte qu'un minéral peut présenter des formes qui lui sont réellement étrangères. C'est ce qu'on nomme épigénie.

Il ne faut pas confondre les pétrifications avec les fossiles, nom que l’on donne uniquement aux corps organisés enfouis dans la terre depuis un temps plus ou moins éloigné , et qui s'y sont conservés.

Formes accidentelles.

1. STALACTITES : Espèces de cônes allongés, creux ou pleins , semblables pour la forme aux aiguilles de glace suspendues pendant l'hiver aux gouttières. On les trouve attachées aux voûtes des grottes à travers les fentes desquelles suinte un liquide tenant en suspension des matières diverses (souvent calcaires), matières qui s'y déposent et s'y dessèchent au fur et à mesure que les gouttes d’eau tombent. (Plan. 2, fig. 1.)

Les stalagmites sont des espèces de mamelons que forme la matière des gouttes tombées sur le sol, Ces protubérances peuvent s'élever assez par la succession continuelle de ces dépôts pour rejoindre les stalactites de la voûte, et former ainsi de brillantes colonnades. — On donne le nom de tufs à des espèces d'amas ou d'amoncellemens irréguliers formés de matières déposées par les eaux (exeu- PLe : le tuf calcaire) ou de débris volcaniques agglomérés et durcis par le tasse ment. (Exemrze : le tuf volcanique.)

2, CORPS GLOBULEUX : Tantôtils présentent à l'intérieur des zônes diversement colorées qui indiquent la superposition des couches. Exewpze : agathe-onyx. — Tantôt des aiguilles partant du centre en divergeant jusqu'à la surface. Exru- PLE : le sulfure de fer. (Plan. 1 , fig. 2.)

Quelquefois ils imitent grossièrement la forme d'un rein : On les nomme r'ognons. ExempLe : la pierre à fusil. — D'autres fois leur surface est mamelonnée, ce sont les nodules.

Dans quelques eaux tenant en suspension des matières calcaires, on voit des globules se former par le dépôt de couches concentriques autour de petits graviers; c'est ce qu'on nomme ookthes , pisolithes, dragées. Exempe : les eaux de Carlsbad en Bohême.

Les globules ne remplissent pas toujours les cavités des roches dans lesquelles ils se forment par dépôts successifs ; c'est ce qui explique pourquoi on entend résonner dans l'intérieur de certaines pierres un noyau mobile. Exewpze : la pierre d'aigle.

3. On donne en général le nom de géodes à des nodules creux dont l’intérieur est tapissé de cristaux. (Plan. 1, fig. D)

4. La druse est une couche cristalline revêtant la surface extérieure d’une substance de nature différente.

5. Cailloux , galets, corps plus ou moins globuleux, provenant de fragmens de roches détachés, chariés par les courans , et qui se sont arrondis par leur frottement mutuel et l’action des eaux. Quand ils sont réduits à un plus petit volume ce sont les graviers | les sables.

6. Quelques substances doivent leurs formes à des fissures qui les partagent en fragmens polyédriques plus où moins réguliers. Exempre : les basaltes, substances volcaniques , se divisent naturellement par leur retrait en colonnes prismatiques à 6 pans.

Quand ces fissures ont été remplies postérieurement par des matières diversement colorées , il en résulte une sorte de mosaïque naturelle qu'on appelle ludus.

14° RELATIVEMENT A LA STRUCTURE est : scisteuse ou J'euilletée , Jibreuse , laminaire ; grenue , compacte , etc. (Voyez la structure.)

9° RELATIVEMENT A L'ASPECT EXTÉRIEUR OU A L'ÉCLAT est : vitreuse,

C, résineuse , cu'euse ; Lerreuse. etc.

La cassure 5° RELATIVEMENT A LA FORME est : conchoïdale ou semblable à une coquille considérée : quand elle présente, dans l’un des fragmens , une cavité arrondie, dans l’autre

un relief qui lui correspond , et des stries concentriques. Exewpce : la pierre à us, — Écailleuse , quand elle offre de petites écailles qui restent soulevées et peuvent même quelquefois se détacher. Exewpce : l'agathe. — Plate, raboteuse, conique, etc. Ces termes s'expliquent d'eux-mêmes.

Sens de la vue. . .

Caractères des sens :

Sens du gout. ..

Sens de l'odorat.

Sens del'ouïe. . .

Sens du toucher.

1° COULEUR : On dit qu'elle est propre quand elle est uniforme et

constante dans un corps. ExEempze : le soufre.

Accidentelle, quand elle dépend du mélange mécanique ou chimique de substances étrangères. Exempze : le sel-gemme rouge.—Elle se distingue de la couleur propre en ce qu'elle irouble presque toujours la transparence.

Changcantes ou trisées (chatoiement.) La décomposition de la lumière pro— duit quelquefois à la surface des minéraux des couleurs qui ne participent pas à leur nature, et tiennent à une disposition particulière des couches superficielles (fer de l'Ile d'Elbe) ou de la masse (l’opale.)

Il est des pierres dans l’intérieur desquelles on voit des reflets chatoyans qui semblent se mouvoir, ExEurce : l’opale girasol ;

2° TRANSPARENCE : Les minéraux sont transparens , demi-trans—

parens ou translucides , et opaques. Il est des corps opaques en grandes masses , et qui deviennent transparens quand on les réduit en lames minces ;

3° ECLAT : La réflexion des rayons lumineux sur une surface polie produit dans l'œil une impression distincte de celle‘de couleur; c’est l'éclat qui est : métallique, métalloïde (imitant l'éclat métallique) , vitreux , résineux , nacre , Soyeux , Cireux , ec.

1° SAVEUR : Ce caractère, propre aux substances solubles, doit être étudié avec prudence, puisqu'il est des minéraux vénéneux à trés-petites doses. En général il ne faut déguster que les substances formées naturellement dans le sein de la terre.

2 HAPPEMENT À LA LANGUE : Piopriété dont jouissent quelques substances d'absorber l'humidité de la langue , et d'y adhérer lécèrement. Exempze : l'argile.

L'ODEURR ne se manifeste que dansun petit nombre de minéraux quand on les chaufle où qu’on les les frotte, ExewPze : odeur terreuse, bitumineuse , sulfureuse , etc.

Les caractères tirés du SON ne s'appliquent guère qu'aux métaux et à leurs alliages. — Quelques substances font entendre un bruit particulier quand on les plie ou qu’on les froisse (l'étain, ie soufre.)

Il est dans quelques cas rares d’un secours utile. Il est des substances savonneuses au toucher (le talc), d'autres sîches (le tripoli), rudes , etc,

F Du gisement ou des différentes manieres d’être des minéraux dans le sein de la terre :

4 ROCHES : Toute substance pierreuse qui se trouve en grandes masses dans la

pature. ExEmpPLE : le calcaire.

2° COUCHES : Masses minérales , dont les deux faces sont parallèles, et qui s'étendent plus ou moins en longueur et en largeur, affectant une direction horizontale, contournée , en zigzags, etc. Les couches prennent le nom de bancs quand lépaisseur prédomine sur les autres dimensions — lits et feuillets quand

elles sont très-minces.

5° AMAS : Masses minérales irrégulières , enveloppées de toutes parts par des couches d'une autre nature. (Plan. 2, fig. 2.) Les petits amas prennent , selon leur volume et leur configuration, le nom de rognons ou de noyaux; celui de

nids , quand ils sont formés de matières friables.

4 FILONS : Masses minérales aplaties, et coupant transversalement les couches des différens terrains qui les renferment, pour se terminer en coins (Plan. 2, Jig- 3), comme si elles provenaient de matières fondues qui auraient rempli

des fentes ou des espèces de lézardes formées dans ces terrains. Les veines ne sont autre chose que des filons sous de plus petites dimensions.

On nomme gangue la partie pierreuse ou terreuse qui enveloppe les substances

métalliques formant communément la matière des filons ou des veines.

Le minerai est la substance métallique entourée de sa gangue, et telle qu'on la

retire des mines.

5° DISSÉMINATION : C'est l’état des substances qui ne se trouvent plus en roches, en filons, etc., mais seulement disséminces accidentellement et en

quantité plus ou moins considérable dans les terrains.

6° TERRAINS : On entend par là une série plus ou moins considérable de couches, considérées comme formant des groupes ou associations naturelles de minéraux, qui, bien que n'étant pas identiques , existent constamment ensemble : de telle manière que la présence ou l'absence d’un de ces minéraux indique la présence

ou l'absence de tous ceux appartenant au même groupe ou terrain. Les terrains ont été classés , suivant leur ordre d'ancienneté , en 1° terrains primitifs; 2° intermédiaires ; 3° secondaires ; 4" tertiaires; 5° diluviens, 6° alluviens

ou modernes. (Voyez pour les détails la Géologie.)

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