ANATOMIE VÉGÉTALE. 17 CLASSIFICATION DES FRUITS
1° Simpes , composés d'un seul ovaire. ExempPe : la cerise. — Ils se subdivisent en fruits secs , charnus. | 2° Comrosés , formés de plusieurs ovaires. Exemece : la framboise.
On divise les Frurrs en:
a. Le cariopse : fruit monosperme (à une seule graine), dont le péricarpe est tellement adhérent qu’ilse confond avec la graine. Exempce : le froment.
(PL 1, fig. 8.)
b. L'akène : fruit monosperme, dont le péricarpe adhérent avec la graine, en À est cependant distinet. Il est tantôt nu, tantôt couronné d’aigrettes , d'écailles , etc. ExEmpe : le pissenlit. ( Plan. 5, fig. 9.)
Fruits INDÉHISCENS. ( Fruits pseudo-spermes ou graines nues), ne s'ouvrant pas, d'eux-mêmes, mais par la rupture de leurs membranes , lorsqu'a l'époque de
c. L’utricule: fruit Rensptne non adhérent avec le calice; péricarpe peu apparent, à cordon ombi ical distinct, Exempce : les urticées.
d. La samare : fruitoligosperme (à un petit nombre de graines) membrancux,
] à | ; trés comprimé, oflrant souvent sur ses bords un appendice en forme de lana germinaulon, "à Graine LE ouette ; à une ou deux loges. Exemrce: le frêne, ( Plan. 5, fig. 21.) vient à gonfler.— Ce sont:
e. La noisette : péricarpe ligreux , uniloculaire, monosperme , enchassé dans un involucre particulier. ExemPre: la noisette. Le gland, espèce de fruit qu'on peut regarder comme appartenant au même geure, se distingue par son péricarpe intimement uni a la graine, et par un involucre d’une nature particulière. (cupule. ) Exempce : le chêue. (Plan. 5, fig. 10.)
a. La gousse, ou le légume : péricarpe à deux valves ou pan— neaux ( cosses ) appliqués l’un contre l’autre, et portant le long de la suture supérieure des graines alternativement attachées à l’une et l'autre valve. — Uni, biloculaire, ou séparé par des cloisons transversales. — Les formes de Ja gousse varient beaucoup. Exempce : le pois. (Plan. 5, fig.6.)
b. La silique: péricarpe à deux valves, séparées par une cloison parallèle, et por tant les graines sur lune et l’autre suture. Exemrce: le chou. ( Plan. 5, fig. 11.)
Fruits secs.
(dont le sarco-
carpe est à,
peine visible.)
Ils se divisent 2 en: ge "7 FRUITS DÉHISCENS n Ü c. On la nomme silicule quand sa largeur est à peu prés A égale à sa longueur , par opposition à la silique générale ment quatre fois plus longue que large, Exemre: le cresson de jardin. { Plan. b, fig. 12.)
OÙ
s'ouvrant d'eux-mêmes à la maturité.
(47 uils capsulair es. ) d. Le follicule : péricarpe univalve, uniloculaire, s'ouvrant
par ane seule suture longitudinale sur les bords de laquelle
À La dchiscence à lieu suivant différens modes : ; d les graines sont attachées. Exemrre : le baguenaudier,
par la désunion des sutures. — Par une rupture le long de la ligne dorsale ( ligne opposée à la suture }.—- Par la base où par le sommet ( déhiscence basilaire ou apicilaire. ) — Par la formation de trous pour la sortie des graines ( déhiscence irrégulicre. ) On range parmi les fruits déhiscens :
Le. La boite à savonnette , ou pyxide : péricarpe globuleux , s'ouvrant transversalement par le milieu en deux valves hémisphériques. ExemPze : le mouron. ( Plan. 5, fig. 13.)
4 f. On appelle gynobasiques, des fruits formés d’utricules ; ou de loges écartées l’une de l’autre , et formant comme autant de lobes ou de fruits séparés. — Le microbase est un fruit gynobasique à quatre loges. Éxemrre: les labiées, CR F s ! , les borraginées. { Plan. 5, fig. 14.) — La coque fruit as se séparant à la maturité en deux ou plusieurs obes élastiques. Exempce : l’euphorbe.
g. Capsule, tout fruit sec, déhiscent, ne se rapportant à aucun des genres précédens. — On caractérise la capsule par ses valves, par ses cloisons, par l'insertion des grai— nes, etc, ExEMPLE : la tête de pavot.
a. La drupe : sarcocarpe très-développé , renfermant un endocarpe osseux ou ligneux (noyau. ) Exempce : la prune.
La noix : espèce de drupe à sarcocarpe fibreux ( brou. ) Exemrse : le noyer.
IT. Nuculaine : drupe renfermant plusieurs noyaux ou osselets. ExempLe : le néflier. FRUITS CHARNUS. | D. La pomme : fruit couronné par les débris du calice qui est devenu charnu et s'est” Dont le sarcocarpe identifié au péricarpe : renfermant plusieurs loges à parois cartilagineuses ( endo-
très-développé ne | 4: B t d’ . al. E . lé .
s'ouvre pas, mais carpe ) , disposées autour d'un axe central. Exempce : lé pommier. Jaisse sortir les | c, La péponide : fruit coriace extérieurement, pulpeux intérieurement, plurilocu-
raiues en se pu— = 0: b : , Eee Ce laire, polysperme; offrant ordinairement dans le milieu un vide résultant de la Ce sont : destruction du placenta central. Exewpce : le melon.
d. La baie : fruit charnu qui n'offre pas de loges distinctes , et dont les graines sont disséminées dans la pulpe. Exempce : la groseille.
Le polakène : plusieurs akènes réunis. ( Plan. 5, fig. 9 bis.)
Les rruiTs composés sont formés par la réunion de plu— {| Le syacarpe : réunion d’utricules à demi soudées. Exewpze : les renon— sieurs ovaires provenant de fleurs différentes. ExEmPLe: cules. ( Plan. 5, fig. 15.) la müre.— Ou dela même fleur. Exewrce: la fram- | Le sorose : plusieurs fruits réunis par l'intermédiaire de bractées soudées boise. Ru soient désignés généralement par\ et devenues charnues. Exempce: la mure, l'ananas. les noms des fruits simples qui les composent , il eu La figue : cariopses ou utricules renfermées dans un involucre devenu est cependant qui constituent des genres particuliers. Ÿ charnu. ExEmpze : la figue. — Cesont: Le cône : formé par des bractées disposées en chaton , épaissies et portant
à leur base interne des utricules.