‹ Elémens d'histoire naturelleChapitre 213 sur 222 · CARBONATE DE CHAUX · texte numérisé non relu

CARBONATE DE CHAUX

| Caractères physiques : Forme cristalline primitive : le rhomboïde obtus. — On porte

mellaires , granulaires , schistoïdes, compactes , globulaires ou oolithiques , cellulaires, pulvérulentes, mamelonnées, géodiques, incrustantes, stalactitiques , màclées, etc.) ; 3° elles sont imitatives où pseudo-morphiques (figurant des coquilles, des bois, des arborisations, fistulaires; veinées , tachetées.) — Limpide, blanc, gris, noir, brun , jaune, rouge, bleuâtre, verdàtre, etc. — Transparent, translucide, opaque. — Eclat vitreux, gras, nacré. — Odeur fétide dans la variété bitumineuse. — Raie le gypse , est rayé par le fluate de chaux. — Pes. spé., 2,7. — Réfraction double. — Les cristaux sont électriques par pression.

Caractères chimiques : Soluble avec une vive effervescence dans les acides , et se réduisant en chaux par la calcination. — Composition : Chaux 56, acide carbonique 44.

Une des substances les plus répandues dans la nature, etse montrant en grandes masses dans tous les terrains: base exclusive d'un certain nombre d'entre eux, partie constituante des autres ; formant d'immenses chaines de montagnes; en dissolution dans la plupart des eaux.

d’ailleurs à plus de 600 les modifications dont sont susceptibles les cristaux. — Les CARACTÈRES. |

formes irrégulières proviennent 1° de cristaux altérés ou imparfaits (lenticulaires, LU 4. Le xansre est un carbonate de chaux compacte , à grains fins, à cassure terne, co-

GISEMENS....

Se trouve partout, et particulièrement dans les terrains primitifs des Alpes, des Pyrénées, dans les terrains secondaires du Jura , dans les terrains tertiaires des environs de Paris, etc. . etc.

aciculaires, cylindroïdes, radiés , etc. ); 2° elles sont confüuses , ou amorphes (la- LOCALITÉS. ..

loré diversement par des mélanges de substances différentes, susceptible d'un beau poli. — On classe les marbres en : marbres simples, à fond uni ou veiné ; marbres brèches, formés de fragmens de diverses couleurs réunis par une pâte calcaire ; brocatelles quand ces fragmens sont très-petits. Marbres composés, renfermant des substances étrangères; marbres lumachelles, composés en partie de débris de coquilles. — Ils prennent encore une foule de noms différens, selon les nuances qu'ils présentent. Les plus connus sont: le marbre Sainte-Anne (fond gris veiné de blanc}, que l'on ire des frontières de la Belgique; les marbres noirs (de Dinan , Namur, etc. ); les marbres du Languedoc (rouges et blancs ); la griotte

(brun foncé avec taches d’un rouge foncé ) : marbre campan (fond rouge veiné de vert); le marbre statuaire , à grains saccharoïdes (ou marbre de Carrare.)

sente ordinairement sous forme de stalactites. Il ne faut pas confondre l’albâtre calcaire ou oriental , avec l’albâtre gypseux où faux albâtre.

3. CALCAIRE LITHOGRAPHIQUE : Compacte, à grains très-serrés, jaunâtre ou gris, à cassure lisse, susceptible de poli. Le meilleur vient de Bavière. On en exploite aussi en France, à Châteauroux.

4. Le caLcaire commux : À grains moins serrés, jaunâtre, grisètre , terne, moins dur que le marbre, point susceptible de poli; contenant presque toujours une grande quantité de coquilles fossiles, se présentant en grandes masses séparées par des fissures parallèles, horizontales. Très-abondant en France. Le sol de la Lorraine en est formé presqu'en totalité. s

5, La crate : C’est un calcaire abondant dans la nature : blanc , jaunûtre, grisâtre , à cassure terreuse ; très-fragile ; happant à la langue, et tachant les doigts. Elle contient une petite quantité de silice et d'argile.

2. L'arvarre proprement dit, d'un blanc laiteux ou jaunâtre, légèrement veiné, VARIETES.... translucide , assez dur pour rayer le marbre , susceptible d'un beau poli; se pré- ; P J ÿ RE :

4. margsres : Ils se travaillent à la scie , au ciseau , au tour. On aplatit les aspérités

7} avec des grès, puis avec la pierre ponce, l'émeril. On donne le dernier poli avec

une composition minérale (potée d’étain, alun, limaille de fer.) Les marbriers divisent les marbres en modernes et antiques , c'est-à-dire qui entrent dans la décoration des édifices anciens, etc. , et ne sont plus exploités.

ALPATRE : Personne n'ignore qu'il est employé à faire des vases, des statues, etc. L'albätre oriental est d'un grand prix.

CALCAIRE LITHOGRAPHIQUE : La découverte de la Zthographie date des dernières années du siècle dernier ; elle est due à un Suédois nommé Snefelder. D'abord appliquée à l'écriture, à la musique, au dessin , au trait, c'est en France, où elle a été importée en 1814, qu'elle a atteint le degré de perfection qu'on lui connaît. Le procédé consiste à dessiner sur la pierre polie , avec un crayon gras. Un lavage à l'eau-forte enlève la couche superficielle des molécules de la pierre, sans attaquer le dessin, qui se trouve être ainsi en relief, et dont on peut multiplier les épreuves sur le papier jusqu'a 1,000 ou 1,500 fois.

La craie du commerce (blanc de Troyes, blanc d'Espagne } est la craie naturelle broyée dans l'eau et réduite en pâte très-fine, qu'on fait sécher après lui avoir donné la forme de pains.

cALGAIRE comuux : Ce sont nos pierres de construction, pierres de taille. Les blocs extraits des carrières ne perdent qu'après une longue exposition à l'air l’eauinterposée entre leurs molécules, et il n’est pas rare de les voir se fendre à l'air si elles sont exposées à la gelée. ( Voyez dans la Minéralogie populaire de M. Brard , le procédé dont on peut se servir pour reconnaître les pierres gelives. ) On distingue quatre variétés de pierres de construction : le Lais à grains fins, homogène; la roche. renfermant des coquilles et des veines dures , du silex disséminé ; le banc vert, tendre , se désagrégeant facilement ; la lambourde à grain grossier, contenant beaucoup de coquilles , la plus commune.

Pour convertir le calcaire commun en chaux vive , il suffit de le chauffer fortement

dans des fours, afin de le dépouiller de son acide carbonique. Quand en verse un peu d'eau sur la pierre ainsi calcinée, elle s’échauffe , se gonfle, éclate en sifflant, et se réduit en une poudre blanche (chaux éteinte.) — On distingue deux espèces de chaux : la chaux grasse , blanche, demandant beaucoup d’eau et de sable pour la confection du mortier, qui est moins solide que l'autre. La chaux maigre , rarement blanche, absorbant peu d'eau quand on l'éteint, et prenant peu de sable, par conséquent peu

économique ; la chaux maigre est dite hydraulique quand elle se durcit sous l’eau, propriété précieuse pour les fondations qui doivent être submergées. Il suffit, pour la reconnaître, de lui donner avec un peu d’eau la consistance d'un mastic, et de la laisser sous l'eau pendant trois jours. 81 au bout de ce temps elle est assez dure pour ne plus fléchir sous le doigt, elle est Lydraulique. — Le badigeon est de la chaux délayée dans l'eau, qui repasse à l’état de calcaire et reprend sa dureté primitive quand on l’applique sur les murs, — La chaux est un excellent amendement, mais qu'il faut employer avec précaution à cause de sa causticité. — La chaux vive répandue dans les étables s'oppose au développement des épizooties. — On blanchit à l'eau de chaux le tronc des arbres languissans. — La chaux a en outre beaucoup d’autres usages dans les arts industriels (l'Art du Savonnier, du Drapier, etc. )

Nora. Les substances décrites dans cette section n'existent pas seulement isolées dans la nature, elles

se combinent entre elles pour former les roches dites composkes ; mais l'étude de celles-ci n'appartient pas à la Minéralogie proprement dite. (Voir la Géologie.)

Ç. Sels proprement dits.

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