MODE D'ACCROISSEMENT
Il diffère dans les tiges de dicotylédons , et dans celles de monocotylédons.
e) ex
Il se fait à la fois en hauteur et en épaisseur. — L’accroissement en hauteur résulte de la nouvelle pousse qui s'élève chaque année du sommet de la plante, ou bien de branches développées sur le jet de l'année précédente. Quant à l'accroissement, qui dépend de l’allongement des fibres ligneuses elles-mêmes, il se réduit à peu de chose, et ne s'observe
+ que sur les pousses d’un an. — L'accroissement en épaisseur résulte beaucoup moins de la $ dilatation des couches déjà formées (dilatation qui ne s'opère plus sur les couches deve- +5 | nues lisneuses ), que de l'addition de couches nouvelles qui s'organisent chaque année : ep À
aux dépens du cambium , entre l'écorce et le bois. La tige offre donc deux systèmes de couches croissant en sens opposés : l'écorce, parle dépôt annuel d’une nouvelle couche en dedans ; le bois, par le dépôt d'une mème couche en dehors. — Par conséquent, dans l'écorce, la couche la plus intérieure sera la plus longue : elle s'étendra nécessairement de la racine au sommet de la tige; au contraire, la couche la plus extérieure sera la plus courte, puisqu'elle est la première développée, et n’a pas plus de hauteur que n’en avait la plante à sa première année. — Dans le bois on trouvera une disposition absolument inverse : la couche la plus extérieure sera la plus longue, puisque c’est celle de l'année; la couche la plus intérieure sera la plus courte, puisqu'elle a précédé toutes les autres, et qu'elle n'a pu croître depuis. — Si lon examine une tige d'un an seulement, on la voit composée de deux couches , l’une ligneuse , l'autre corticale , enveloppant la moelle sous forme d'étuis ou de cônes allongés. Si on l’examine au bout de deux ans. on trouve à son extrémité deux nouveaux cônes composés de même, et se continuant entre les deux couches de l'année précédente. Au bout de la troisième année , formation d'un troisième cône disposé de même ; ainsi de suite dans les années subséquentes ; de sorte que l’on peut connaître l’âge d'un arbre par le nombre de couches ligneuses qu'il présente sous forme de zônes concentriques.
Tiges de nicoryrÉénoxs (exo
7 ff La structure propre à ces sortes de tiges suppose un mode particulier d'accroissement. Pre- 8 nons pour exemple le palmier, qui peut leur servir de type (1).
œ n . . CT . , 3 . . . ,
À Une fois la germination accomplie, on voit s'élever une rangée circulaire de feuilles adhérant D
au collet par leurs pétioles. Du sein de ce bouquet de feuilles, naît la seconde année une seconde rangée semblable à la première; il en est de même dans les années suivantes. Au fur et à mesure que se produisent ces diverses rangées de feuilles, elles refoulent les rangées précédentes. Du tassement des fibres pétiolaires appliquées les unes sur les autres, de dedans en dehors, et s’entrecroisant entre elles, résulte la tige elle-même, dont le bois, comme on le comprend, doit offrir d'autant plus de dureté qu'il est plus rapproché de la circonférence. — Néanmoins, dès qu'il a acquis celle qui caractérise le bois parfait, il résiste à toute pression, et l'accroissement du végétal en diamètre ayant cessé , il ne peut plus s’accroître qu'en hauteur, par suite de l'épanouissement du bourgeon situé au sommet de la tige. Toutefois cet accroissement continue avec la même régularité , le même nombre de feuilles sortant chaque année de la nouvelle pousse. — Ainsi on peut compter le nombre des années dans cette classe d'arbres par celui des espèces d'anneaux
qui existent à la surface du stipe, et qui indiquent la place où s'insérait le bouquet de feuilles tombées annuellement.
ne
Tiges de moxocoryLÉnons ( endo
La naureur à laquelle parviennent les tiges présente des différences énormes : ilcst des plantes qui s'élèvent à peine au-dessus du sol. Ilen est qui atteignent 180 pieds de hauteur ue ) — Leur développement en grosseur offre des diflérences non moius étonnantes : il est des plantes fines comme des chéveux ; on voit au Sénégal des baobabs qui ont jusqu'à 90 pieds de circonfé—
rence. — La lumitre à une action trés-puissante sur l'accroissement des tiges, qui surmontent les plus grands obstacles pour se porter vers les lieux les mieux éclairés.
(1) Les monocoty lédons propres à nos climats (fioment, etc.) étant tous annuels , ne laissent pas apercevoir aussi distincte ment la diflérence.
USAGES des différentes parties
de la tige.
be SÉCRÉTIONS des plantes,
Elles sont de trois sortes :
PHYSIOLOGIE VÉGÉTALE
a. L'épiderme : enduit dans un grand nombre de plantes d'une matière cireuse, il protége les organes sous-jacens contre les agens extérieurs, et empêche la dessication du tissu cellulaire. Très-apparent dans les jeunes pousses, il finit par se fendiller , tomber même, par suite de la distension que lui font éprouver les couches corticales. Cependant il se régénère facilement.
à D. L'enveloppe herbacée (tissu cellulaire externe, moelle externe): paraît
être le siége de la transpiration de la tige et de la décomposition de l'acide carbonique par la lumière.
fc. L'écorce. — Le liber (couches internes), est un des organes essentiels de
la végétation, puisque c'est lui qui fournit à l'accroissement annuel des couches corticales. Il se répare quand il a été enlevé. si l’on a eu la précaution de garantir la plaie du contact de l'air.
d. Le bois. —Les couches les plus externes fournissent, sous le nom d’aubier,
à l'accroissement annuel des couches ligneuses. Le temps nécessaire à la conversion de l'aubier en bois parfait, varie selon que la végétation est plus ou moins active: plus l'arbre est vigoureux, moins il a d'aubier. Celui-ci offrant peu de solidité , n’est pas utilisé dans les besoins des arts.
Les vaisseaux qui . dans le bois, servent à la circulation de la sève, finissent par
s'obstruer avec l’âge , etles couches ligneuses, mortes dansle centre du tronc, ne continuent à végéter que dans les couches les plus extérieures d’aubier.
ÿ e. La moelle, qui a une assez grande analogie de structure avec le parenchyme
des feuilles . semble destinée à les suppléer dans les jeunes pousses, et à faire subir à la sève une élaboration particulière. Très-abondante dans les végétaux herbacés, elle finit par disparaître en totalité dansles végétaux ligneux.
Considérés sous le rapport de leur utilité dans l'économie générale du globe, les arbres attirent les nuages, qui retombent en pluies, et alimentent les cours d'eaux. Aussi les coupes de forêts ont-elles pour effet de frapper le sol de stérilité en tarissant les sources. De là , sans doute, le culte que leur rendaient les peuples anciens.
a. Sécrétions C'est la propriété qu'ont les plantes de perdre par les tiges et parles feuilles LIQUINES principalement, une partie de l’eau qui entrait dans la composition de la ; PS lymphe ou sève ascendante. (Voyez précédemment. ) La quantité de liquide ( transpuralilon | exhalé est en rapport direct avec l'absorption ; elle augmente ou diminue
des plantes.) avec elle.
b. Sécrétions \Nous avons vu que les parties vertes des végétaux étaientégalement soumises à une déperdition ou exhalation de gaz, sous l'influence de la lumière, (Voyez GAZEUSES. la page 23.)
L'élaboration de la sève a pour résultat , dans un certain nombre de végétaux, la formation de nouveaux principes , sécrétés à l’état liquide par des glandes ou par des vaisseaux particuliers. (Voyez l'anatomie , pages 7 et 19.) C'est
des dans les qualités diverses de ces sucs que les végétaux puisent la plupart des tes qui les distinguent comme alimens , poisons, remèdes, etc. On es désigne sous les noms d'huiles volatiles, huiles grasses, résines, gommes, sucres, fécules , acides et alcalis végétaux, ete. ( Nous renvoyons pour leur description à l'histoire des espèces qui les fournissent. )
c. Sécrétions