‹ Elémens d'histoire naturelleChapitre 42 sur 222 · TROISIÈME DIVISION.—TAXONOMIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME DIVISION.—TAXONOMIE

La multitude d'êtres que renferme le rêgne végétal, fait concevoir la nécessité d'adopter pour leur étude une méthode générale de distribution, propre à faire connaître les plantes dans leurs rapports entre elles, et à conduire à la connaissance de leurs noms et de leurs propriétés, — Trois choses à considérer dans la classification des végé— taux: la spécification , la distribution méthodique , la nomenclature :

1° La sréciricarion : nous désignons par là l'emploi des caractères qui servent

de base à la distinction des végétaux en espèces et en genres. — À. Espèce: collection des végétaux qui se ressemblent par leurs propriétés essentielles ; de telle sorte qu'on pourrait les regarder comme provenant du même individu. B. Grextr : collection des espèces aui se ressemblent le plus entre elles, Les genres diflèrent des espèces en ce qu'ils ne peuvent pas, comme cellesn ci,se changer les uns dans les autres, ou, en d’autres termes , se reproduirmutuellement par les graines. — Les botanistes sont généralement d’accore sur les principes qui doivent servir de base à la classification des plantes ed genres et en espèces.

* La pisrrisurion mérnonique : c'est le classement des genres en groupes.

formant des associations de plus en plus générales. C’est ainsi que de la coilection des genres qui se ressemblent le plus on forme les familles, les ordres, et qu'à un degré encore plus élevé on établit de grandes coupes qu'on nomme classes. — Mais ici les botanistes diffèrent sur le choix des caractères qu'il faut emprunter au végétal pour servir de base à ces diflérentes répartitions. Les uns adoptent des divisions systématiques, c'est-à-dire , qu'ils font un choix arbitraire de caractères tirés d’un seul organe, ou d’un petit nombre d'organes ( méthode artificielle ou système. ) Les autres basent leurs divisions sur l’ensemble des caractères fournis par l’organisation du végétal, étudié dans toutes ses parties (méthode naturelle. )

3° La nomencrarure : c'est l'ensemble des dénominations qui servent à dési-

gner, d'après certaines conventions, toutes les plantes connues. Si chacune d'elles portait un nom particulier, le nombre des espèces étudiées s’élevant déjà à 50,000 environ, la vie d’un naturaliste suffirait à peine à la seule étude de ces termes. Il a donc fallu recourir à un procédé qui en diminuàt le nombre, tout en laissant le moyen de distinguer les plantes enire elles. C'est ce qui fournit au célèbre Linné l'idée de composer leurs noms de deux mots : l'un substantif, qu'il réserve pour les genres seulement; l’autre 4djectif pour désigner une qualité propre à chacune des espèces comprises dans le genre. Aïnsi, le substantif renoncule sert à désigner la réunion de toutes les espèces comprises dans le même genre: et ces espèces sont différenciées entre elles par les épithètes ou adjectifs accolés au mot générique, et tirés de quelqu'une de leurs propriétés ; ExemPce : Renoncule des prés , renoncule aquatique, etc.—Remarquons que les adjectifs désignatifs des espèces étant toujours réunis à des substantifs ( noms de genres), peuvent être employés plusieurs fois dansles diflérens genres sans amener de confusion. Il en est à cet égard comme des noms de baptême , qui, bien que propres à un grand nombre d'individus . les distinguent suffisamment entre eux quand on y joint le nom de la famille.

Tel est le mécanisme à l'aide duquel 3,000 noms de genres environ , et

beaucoup moins de noms d'espèces , suffisent pour désigner toutes les espèces végétales connues aujourd’hui.

Fleurs à ctamines LIBRES.

Elles sont :

Plantes à fleurs HERMAPHRODITES.

Elles constituent les 20 premières I. classes PLANTES À FLEURS et se divisent en :

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